Laos : Santé

Vaccins et soins médicaux au Laos

Les problèmes de santé et la qualité des infrastructures médicales varient énormément en fonction de l’endroit où vous vous trouvez au Laos et de la façon dont vous voyagez. Si les voyageurs se rendant dans cette partie de l’Indochine sont exposés à une grande variété de maladies tropicales, les risques ne sont pas très élevés. Cependant, attendez-vous à avoir de légers ennuis de santé qui, s’ils ne peuvent être prévenus en prenant les précautions d’usage, pourront être traités facilement dans beaucoup de cas.
Les conseils donnés ici ne peuvent en aucun cas remplacer une consultation avec un médecin qualifié.

Vaccins

Seul le vaccin contre la fièvre jaune est exigé pour passer la frontière du Laos, mais seulement si vous venez d’une région contaminée (certaines parties de l’Afrique ou de l’Amérique du Sud) dans les 6 jours précédant votre entrée en Asie du Sud-Est. Vous devrez alors être en possession d’une preuve de vaccination contre la fièvre jaune.
Plus vous vous éloignez des circuits classiques, plus il faut prendre des précautions. Faites inscrire vos vaccinations dans un carnet international de vaccination que vous pourrez vous procurer auprès de votre médecin ou d’un centre.
Le ministère des Affaires étrangères  effectue une veille sanitaire et met régulièrement en ligne (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs) des recommandations concernant les vaccinations.
Planifiez vos vaccinations à l’avance (au moins six semaines avant le départ), car certaines demandent des rappels ou sont incompatibles entre elles. Les vaccins ont des durées d’efficacité très variables ; certains sont contre-indiqués pour les femmes enceintes.

Vaccins recommandés

Diphtérie, tétanos, poliomyélite À mettre à jour systématiquement (rappel tous les 10 ans).
Fièvre jaune Tous les 10 ans. Obligatoire au Laos lorsque l’on vient d’une région infectée (certaines parties de l’Afrique et de l’Amérique du Sud). À éviter en début de grossesse.
Encéphalite japonaise Voyageurs de 18 ans et plus devant séjourner en zone rurale pendant la période transmission.
Hépatite virale A À faire pratiquer systématiquement tous les 5 ans. Il existe un vaccin combiné hépatite A et B.
Hépatite virale B Recommandé pour les séjours longs et répétés. Validité 10 ans.
Méningite Recommandé pour les moins de 25 ans en long séjour.
Rubéole Tous les 10 ans.
Rage Vaccination préventive lors d’un long séjour ou dans les zones reculées.
Rougeole Dure toute la vie. Indispensable chez l’enfant.
Typhoïde Tous les 3 ans. Recommandé si vous voyagez dans des conditions d’hygiène médiocres.

Soins et services médicaux

Le Laos n’est pas équipé pour traiter les urgences médicales graves. Cliniques et hôpitaux comptent parmi les pires de toute l’Asie du Sud-Est en termes d’hygiène, de formation des équipes soignantes, de fournitures et d’équipements, et même de médicaments disponibles.
Dans le cas d’affections mineures ou moyennement graves, dont la malaria, la Mahasot International Clinic (021-214022 ou 021-214021 ; Th Fa Ngoum ; h24h/24) de Vientiane jouit d’une réputation correcte. Certaines ambassades à Vientiane assurent également le fonctionnement de petits centres médicaux. C’est le cas du Centre médical de l’ambassade de France (021-214 150).
Pour toute maladie sérieuse, mieux vaut passer la frontière thaïlandaise. Si le problème peut attendre votre arrivée à Bangkok, c’est encore mieux, car cette ville compte d’excellents hôpitaux.
En cas de véritable urgence médicale, vous pouvez faire venir une ambulance de Nong Khai  (en face de Vientiane) ou d’Udon Thani, en Thaïlande (à 75 km de cette frontière). Le Nong Khai Wattana General Hospital (042-465201), à Nong Khai, est le centre médical le plus proche. L’Aek Udon Hospital (042-342555), à Udon Thani, fournit des soins de meilleure qualité, mais il faut 1 heure de plus pour l’atteindre par la route.
Il est fortement déconseillé d’acheter des médicaments sans ordonnance, car les produits périmés, contrefaits ou mal conservés abondent au Laos.

Précautions élémentaires

Faire attention à ce que l’on mange et à ce que l’on boit est la première des précautions à prendre. Les troubles gastriques et intestinaux sont fréquents, même si la plupart du temps ils restent sans gravité. Ne soyez cependant pas paranoïaque et ne vous privez pas de goûter la cuisine locale, cela fait partie du voyage. N’hésitez pas également à vous laver les mains fréquemment.

Eau

Règle d’or : ne buvez jamais l’eau du robinet (même sous forme de glaçons). Préférez les eaux minérales et les boissons gazeuses, tout en vous assurant que les bouteilles sont décapsulées devant vous. Évitez les jus de fruits, souvent allongés à l’eau. Attention au lait, rarement pasteurisé. Pas de problème pour le lait bouilli et les yaourts. Thé et café, en principe, sont sûrs, puisque l’eau doit bouillir. Par prudence, évitez également les crudités, qui sont bien souvent lavées avec de l’eau du robinet.
Pour stériliser l’eau, la meilleure solution est de la faire bouillir durant quinze minutes. N’oubliez pas qu’à haute altitude elle bout à une température plus basse et il y a plus de risque que les germes survivent.
Si vous ne pouvez faire bouillir l’eau, traitez-la chimiquement avec des comprimés ou des gouttes, comme le Micropur (vendu en pharmacie), très efficace.
Vous éviterez bien des problèmes de santé en vous lavant souvent les mains. Brossez-vous les dents avec de l’eau traitée.

Problèmes de santé et traitement

L’autodiagnostic et l’autotraitement sont risqués ; aussi, chaque fois que cela est possible, adressez-vous à un médecin. Ambassades et consulats pourront en général vous en recommander un. Les grands hôtels également, mais les honoraires risquent d’être très élevés.

Mis à jour le : 5 février 2014

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