Inde : Santé

Vaccins et soins médicaux en Inde

L’Inde offre une immense variété géographique, d’où un large éventail de problèmes de santé potentiels en lien avec l’environnement (chaleur, froid, altitude). En raison de conditions d’hygiène généralement mauvaises, les affections liées à la nourriture et à l’eau sont courantes, tout comme celles propagées par les insectes. Les soins médicaux dispensés étant parfois rudimentaires, il est essentiel de bien se préparer.

Vaccins recommandés

Aucun vaccin n’est obligatoire pour pénétrer sur le territoire indien, sauf pour les voyageurs en provenance de zones infectées par la fièvre jaune (Afrique, Amérique latine et Papouasie-Nouvelle-Guinée), qui devront produire un certificat de vaccination contre cette maladie.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande les vaccins suivants pour les voyageurs qui se rendent en Inde (vérifiez aussi que vous êtes à jour de vos rappels pour la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) :
Diphtérie, tétanos, poliomyélite À mettre à jour systématiquement (rappel tous les 10 ans à l’âge adulte).
Hépatite A À faire pratiquer systématiquement. Il existe un vaccin combiné hépatite A et B.
Hépatite B Recommandé pour des séjours longs ou répétés (validité : consultez votre médecin).
Typhoïde Recommandé en cas de séjour prolongé et dans des conditions d’hygiène précaires (validité : 3 ans).
Rage Vaccination préventive recommandée en cas de séjour prolongé dans des zones reculées. Un traitement reste obligatoire en cas de contact avec un animal enragé ou dont le comportement paraît suspect (rappels : 1 an après les 3 premières injections, puis 5 ans).
Encéphalite japonaise Pour les personnes expatriées ou devant séjourner en zone rurale pendant la période de transmission – saison des pluies (rappel : 12 à 24 mois après la première injection).
Méningite À envisager (validité : 3 ans).
Tuberculose Pour les voyages à haut risque et de longue durée, il est recommandé aux adultes de se faire faire un test cutané avant et après le voyage, plutôt que la vaccination. Le vaccin n’est administré qu’une seule fois au cours de la vie.

Services médicaux

Le système de santé indien est marqué par d’importantes disparités. Certaines villes disposent de cliniques destinées aux touristes et aux expatriés. Ces établissements sont souvent plus chers que les hôpitaux publics, mais ils offrent des standards de soins supérieurs. De plus, ils disposent des informations nécessaires pour vous orienter au besoin vers les hôpitaux publics les plus sûrs ou vers les meilleurs spécialistes. Ils peuvent aussi joindre votre compagnie d’assurance si vous devez être rapatrié. Reportez-vous à la rubrique Renseignements des chapitres régionaux. En zone rurale, il est parfois difficile de trouver des services médicaux fiables.

Affections transmises par les insectes

Dengue

L’épidémie de dengue de 2013 a touché fortement plusieurs régions de l’Inde. Il n’existe pas de traitement prophylactique contre cette maladie propagée par les moustiques, y compris pendant la journée. Il convient de prendre les mêmes mesures de protection que pour les autres maladies transmises par les moustiques et d’être particulièrement vigilant en ne s’exposant pas inutilement dans des zones humides ou marécageuses, où des moustiques porteurs du virus pourraient séjourner. Poussée de fièvre, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires précèdent une éruption cutanée sur le tronc, qui s’étend ensuite aux membres puis au visage. Au bout de quelques jours, la fièvre régresse, et la convalescence commence.
Les complications graves
sont rares.

Paludisme

Le paludisme, ou malaria, est transmis par un moustique, l’anophèle, dont la femelle pique surtout la nuit, entre le coucher et le lever du soleil. Cette maladie est présente toute l’année dans presque tout le pays, en dessous de 2 000 m d’altitude. Si le risque est faible dans les grandes villes, il ne peut jamais être considéré comme nul, surtout durant les périodes de mousson (de juin à septembre). Le risque de transmission est plus fort dans les zones rurales.
Le paludisme survient généralement dans le mois suivant le retour de la zone d’endémie. Symptômes : maux de tête, fièvre et troubles digestifs. Non traité, il peut avoir des suites graves, parfois mortelles. Il existe différentes espèces de paludisme et le traitement devient de plus en plus difficile à mesure que la résistance du parasite aux médicaments gagne en intensité. Tout voyageur atteint de fièvre ou montrant les symptômes de la grippe doit se faire examiner. Il suffit d’une analyse de sang pour établir le diagnostic. Contrairement à certaines croyances, une crise de paludisme ne signifie pas que l’on est touché à vie.
En plus du traitement préventif (uniquement sur ordonnance), qu’il faut en général poursuivre après le retour, il est indispensable de se protéger des moustiques :

  • Dès le coucher du soleil, couvrez vos bras et vos chevilles, et mettez de la crème antimoustique. Sachez que les moustiques peuvent être attirés par le parfum.
  • En dehors du port de vêtements longs, l’utilisation d’insecticide ou de répulsif à base de DEET (de type Cinq sur Cinq) sur les parties découvertes du corps est à recommander.
  • En vente en pharmacie notamment, les moustiquaires constituent une protection efficace, à condition qu’elles soient imprégnées d’insecticide. De plus, elles sont radicales contre les insectes à sang froid (puces, punaises, etc.) et permettent d’éloigner les serpents.

Maladies infectieuses et parasitaires

Diarrhée

C’est le problème de santé le plus fréquemment rencontré par les voyageurs en Inde. Le changement de nourriture, d’eau ou de climat suffit à la provoquer ; si elle est causée par des aliments ou de l’eau contaminés, le problème est plus grave. En dépit de toutes vos précautions, vous aurez peut-être la turista, mais quelques visites aux toilettes sans autre symptôme n’ont rien d’alarmant. Il est recommandé d’emporter un antidiarrhéique et un antiseptique intestinal (type Intetrix et Ercefuryl). Demandez conseil à votre pharmacien et à votre médecin (certains médicaments ne peuvent être délivrés sans ordonnance). La déshydratation est le danger principal lié à toute diarrhée. Le premier traitement consiste donc à boire beaucoup. Quand vous irez mieux, continuez à manger légèrement. Si la diarrhée persiste au-delà de 48 heures ou s’il y a présence de sang dans les selles, consultez un médecin.

Giardiase

Ce parasite intestinal est présent dans l’eau souillée ou dans les aliments infectés par l’eau. Symptômes : crampes d’estomac, nausées, estomac ballonné, selles très liquides et nauséabondes, et gaz fréquents. La giardiase peut n’apparaître que plusieurs semaines après la contamination. Les symptômes peuvent disparaître pendant quelques jours puis réapparaître, et cela pendant plusieurs semaines.

Hépatite A

C’est la plus répandue, mais il existe un vaccin, recommandé pour les voyageurs en Inde. La contamination est alimentaire : l’hépatite A se transmet par l’eau, les coquillages et, d’une manière générale, tous les produits manipulés à mains nues.
Il n’y a pas de traitement ; il faut simplement se reposer, boire beaucoup, manger légèrement et s’abstenir de toute boisson alcoolisée pendant au moins 6 mois.

Hépatite B

Elle est très répandue, mais la vaccination (recommandée pour des séjours longs ou répétés en Inde) est très efficace. Elle se transmet par voie sexuelle ou sanguine (piqûre, transfusion). Évitez de vous faire percer les oreilles, tatouer, raser ou de vous faire soigner par piqûres si vous avez des doutes quant à l’hygiène des lieux. Les symptômes de l’hépatite B sont les mêmes que ceux
de l’hépatite A.

Hépatite E

Similaire à l’hépatite A, l’hépatite E se contracte de la même manière, généralement par l’eau. De forme bénigne, elle peut néanmoins être dangereuse pour les femmes enceintes. À l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin.

Eau : les règles d’or

  • Ne buvez jamais l’eau du robinet, même en glaçons. 
  • Préférez les eaux minérales et les boissons gazeuses, tout en vous assurant que les bouteilles sont décapsulées devant vous.
  • Évitez les jus de fruits, souvent allongés à l’eau.
  • Pour stériliser l’eau, la meilleure solution est de la faire bouillir durant 15 minutes. N’oubliez pas qu’à haute altitude elle bout à une température plus basse et que les germes ont plus de chances de survivre.
  • Brossez-vous les dents avec de l’eau traitée. 
  • Si vous ne pouvez faire bouillir l’eau, traitez-la avec des comprimés ou des gouttes, comme le Micropur (vendu en pharmacie), très efficace.

 

Mis à jour le : 25 juin 2014

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