Cambodge : Santé

Vaccins et soins médicaux au Cambodge

Toutes les vaccinations prévues dans le calendrier vaccinal français doivent être mises à jour. Par ailleurs, un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l’entrée du pays pour tous les voyageurs en provenance d’une zone infectée par la fièvre jaune.
Diphtérie, tétanos, poliomyélite : À mettre à jour systématiquement (rappel tous les 10 ans à l’âge adulte).
Hépatite A : À faire pratiquer systématiquement (validité : 5 ans). Il existe un vaccin combiné hépatite A et B.
Hépatite B : Recommandé pour des séjours longs ou répétés (2 injections espacées d’un mois, 1 rappel 6 mois plus tard ; validité : 10 ans).
Typhoïde : Recommandé en cas de séjour dans des conditions d’hygiène précaires (validité : 3 ans).
Rage :  Vaccination préventive recommandée en cas de séjour prolongé en situation d’isolement. 
Un traitement reste obligatoire en cas de contact avec un animal enragé ou dont le comportement paraît suspect (rappel : 1 an après les 3 premières injections, puis 5 ans).
Encéphalite japonaise : Pour les personnes expatriées ou devant séjourner en zone rurale pendant la période transmission.
Plus vous vous éloignez des circuits classiques, plus il faut prendre vos précautions. Faites inscrire vos vaccinations dans un carnet international de vaccination que vous pourrez vous procurer auprès de votre médecin ou d’un centre.
Planifiez vos vaccinations à l’avance (au moins 6 semaines avant le départ), car certaines demandent des rappels ou sont incompatibles entre elles. Les vaccins ont des durées d’efficacité très variables ; certains sont contre-indiqués pour les femmes enceintes.
Voici les coordonnées de quelques centres de vaccination :

Eau et précautions élémentaires

Règle d’or : ne buvez jamais l’eau du robinet (même sous forme de glaçons). Préférez les eaux minérales et les boissons gazeuses, tout en vous assurant que les bouteilles sont décapsulées devant vous. Évitez aussi les jus de fruits, souvent allongés à l’eau. En principe, le thé et le café sont sûrs. 
Pour stériliser l’eau, la meilleure solution consiste à la faire bouillir durant 15 minutes. Sinon, vous pouvez la traiter chimiquement, avec des comprimés ou des gouttes – le Micropur, vendu en pharmacie, est par exemple très efficace. 
Brossez-vous les dents avec de l’eau traitée. Pensez à vous laver les mains fréquemment. 

Disponibilité des soins médicaux

Du fait de la pénurie de soins médicaux efficaces, de la prévalence des maladies tropicales et d’installations sanitaires déficientes, la santé pose davantage de problèmes au Cambodge que dans la plupart des autres pays d’Asie du Sud-Est. Si les villes (essentiellement Phnom Penh et Siem Reap) possèdent désormais des centres de santé corrects, il n’en va pas de même dans les campagnes (où les cliniques privées restent préférables aux hôpitaux publics). En cas de pathologie grave, rejoignez Phnom Penh ou Siem Reap (ou encore Bangkok, en Thaïlande). Une consultation coûte habituellement entre 20 et 50 $US (sans les médicaments). 
Vous trouverez les coordonnées de praticiens sur les sites des ambassades et des consulats, ainsi que sur la fiche Cambodge du Cimed (voir Santé sur Internet). Les grands hôtels pourront également vous orienter, mais les honoraires risquent d’être très élevés.
Remarquablement bien approvisionnées, les pharmacies des grandes villes vendent toutes sortes de médicaments sans ordonnance, des antibiotiques aux traitements antipaludéens. Elles pratiquent en outre des prix très raisonnables. Toutefois, il convient de bien vérifier les dates de péremption des produits. Par ailleurs, n’oubliez pas que l’autodiagnostic et l’autotraitement sont risqués. Chaque fois que cela est possible, adressez-vous à un médecin.
 

Affections transmises par les insectes

Paludisme

Le paludisme, ou malaria, est présent toute l’année dans tout le pays (niveau de résistance : groupe 3), sauf à Phnom Penh et dans les environs du Tonlé Sap. Le risque est négligeable dans le secteur touristique d’Angkor. Il est en revanche fort dans les régions forestières et frontalières du nord du Cambodge. 
Le paludisme est transmis par un moustique, l’anophèle, dont la femelle pique surtout la nuit, entre le coucher et le lever du soleil. Il survient généralement dans le mois suivant le retour de la zone d’endémie – symptômes : maux de tête, fièvre et troubles digestifs. Non traité, le paludisme peut avoir des suites graves, parfois mortelles. Il en existe différentes espèces et le traitement devient de plus en plus difficile à mesure que la résistance du parasite aux médicaments gagne en intensité.
Les médicaments antipaludéens n’empêchent pas la contamination mais ils suppriment les symptômes de la maladie. Si vous voyagez dans des régions où la maladie est endémique, il faut absolument suivre un traitement préventif (uniquement sur ordonnance), qu’il faut en général poursuivre après le retour. Renseignez-vous auprès d’un médecin avant votre départ.
Tout voyageur atteint de fièvre ou montrant les symptômes de la grippe doit se faire examiner. Il suffit d’une analyse de sang pour établir le diagnostic. Contrairement à certaines croyances, une crise de paludisme ne signifie pas que l’on est touché à vie.

Dengue

La dengue se transmet par les moustiques de la famille Aedes, qui piquent la journée et se trouvent souvent près des habitations, ou à l’intérieur. Ces moustiques pondent dans les réserves d’eau artificielles (citernes, barils, tonneaux, pots à eau, conteneurs en plastique…), si bien que la dengue est surtout répandue dans les environnements urbains densément peuplés. 
Il n’existe pas de traitement prophylactique contre cette maladie. Poussée de fièvre, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires précèdent une éruption cutanée sur le tronc qui s’étend ensuite aux membres, puis au visage. Au bout de quelques jours, la fièvre régresse, et la convalescence commence. Les complications graves sont rares ; les cas les plus sévères touchent généralement les enfants de moins de 15 ans qui contractent la dengue pour la deuxième fois. La meilleure prévention est de suivre les protections d’usage contre les piqûres de moustiques (voir l’encadré ci-dessous). 
En cas de fièvre à votre retour, signalez à votre médecin votre voyage au Cambodge.
 

Se protéger des moustiques

Se protéger contre les piqûres de moustiques est le premier moyen d’éviter d’être contaminé par le paludisme. Le soir, dès le coucher du soleil, couvrez vos bras et surtout vos chevilles, et mettez de la crème antimoustique. Sachez que ces insectes sont parfois attirés par le parfum ou l’après-rasage. 
En dehors du port de vêtements longs, l’utilisation d’insecticides ou de répulsifs à base de DEET (de type Cinq sur Cinq) sur les parties découvertes du corps est à recommander (sauf pour les très jeunes enfants). 
En vente en pharmacie, les moustiquaires constituent en outre une protection efficace, à condition qu’elles soient imprégnées d’insecticide. De plus, elles sont radicales contre les insectes à sang froid (puces, punaises, etc.) et permettent d’éloigner serpents et scorpions. Vérifiez bien que celles des hôtels n’ont pas de trous.
Le risque de contamination est plus élevé en zone rurale et pendant la saison des pluies.
 
 
 
 

Affections liées à l’environnement

Alimentation

Faire attention à ce que l’on mange et à ce que l’on boit est la première des précautions à prendre. 
Les troubles gastriques et intestinaux sont fréquents – même si, la plupart 
du temps, ils restent sans gravité. 
Les fruits et légumes doivent être lavés à l’eau purifiée, et de préférence pelés. Faites attention au lait, rarement pasteurisé (pas de problème s’il est bouilli) ; en revanche, les yaourts ne présentent pas de danger.
Gare aux crèmes glacées vendues dans la rue (et ailleurs), pour lesquelles la chaîne du froid n’est pas toujours respectée. Évitez aussi les fruits de mer (moules, huîtres, palourdes), ainsi que la viande saignante, surtout hachée ou émincée.
 Pour autant, ne vous privez pas de goûter la cuisine locale : cela fait partie du voyage !
 

Fièvre miliaire

La fièvre miliaire est une éruption cutanée avec démangeaison provoquée par la rétention de sueur sous la peau. Elle touche généralement les personnes qui viennent d’arriver dans un pays chaud. Se rafraîchir, prendre des douches fréquentes, bien sécher la peau, utiliser du talc ou une poudre spécifique et privilégier les lieux climatisés constituent des précautions utiles.

Insolation

Une exposition prolongée au soleil peut provoquer une insolation. Symptômes : nausées, peau chaude, maux de tête. Dans ce cas, il faut rester dans le noir, appliquer une compresse d’eau froide sur les yeux et prendre de l’aspirine.

Piqûres

Les punaises affectionnent la literie douteuse. Vérifiez l’état des draps avant de vous glisser dans votre lit ; si vous repérez de petites taches de sang sur la literie ou sur les murs autour du lit, cherchez un autre hôtel. Les piqûres de punaise forment des alignements réguliers. Une pommade calmante apaisera la démangeaison.
Les poux élisent domicile dans les cheveux, les habits et les poils pubiens, provoquant démangeaisons et gêne. Ils s’attrapent par le contact direct avec des personnes infectées ou par l’intermédiaire de leur peigne ou de leur linge. Des poudres et shampoing permettent de s’en débarrasser. Les vêtements infestés doivent être lavés à l’eau savonneuse très chaude et séchés 
au soleil.
Les sangsues, présentes dans les régions de forêts humides, se collent à la peau et sucent le sang. Les randonneurs en retrouvent souvent sur leurs jambes ou dans leurs bottes. Ne les arrachez pas, car la morsure s’infecterait plus facilement ; passez-leur l’ongle sous la bouche, pour leur faire lâcher prise (ne pas appliquer de sel). Une crème répulsive peut les maintenir éloignées.

Serpents

Portez toujours bottes, chaussettes et pantalon pour marcher dans la végétation où des serpents peuvent se cacher. Les morsures de serpent ne provoquent pas instantanément la mort, et il existe généralement des antivenins. Il faut calmer la victime, lui interdire de bouger, bander étroitement le membre comme pour une foulure et l’immobiliser avec une attelle. Trouvez ensuite un médecin, et essayez de lui apporter le serpent mort. N’essayez en aucun cas d’attraper le serpent s’il y a le moindre risque qu’il morde à nouveau. Il ne faut absolument pas sucer le venin ou poser un garrot.
 
 
 
 

Mis à jour le : 9 juillet 2018

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