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Cuba : Sports et activités

Vacances actives à Cuba

Après avoir goûté au rhum, aux cigares et aux nuits de salsa, les voyageurs en mal d’aventures n’auront aucun mal à trouver de quoi faire à Cuba. On peut s’évader à vélo, pêcher, s’aventurer sur les sentiers, sauter en parachute ou explorer les épaves de navires espagnols sur la côte méridionale.
Les services et infrastructures sont de qualité variable selon les activités, mais les installations cubaines ne cessent de s’améliorer. Les centres de plongée sont généralement excellents. Des naturalistes et ornithologues experts et passionnés vous attendent dans les parcs nationaux. Et bien que les randonnées soient restreintes et soumises à des règles contraignantes, leur choix s’est développé ces dernières années, grâce à des agences comme Ecotur, qui exploitent des secteurs jadis ignorés, voire proposent des circuits de plusieurs jours. Pour la bicyclette, en revanche, vous serez livré à vous-même et ravi de l’être. Quant au canyoning et à l’escalade, qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements dans l’île, ils font déjà beaucoup d’adeptes.
Il est possible de louer des équipements corrects pour la plupart des activités (sauf le vélo). Si vous apportez votre matériel, sachez que vous ferez des heureux en offrant, avant de repartir, certains articles à des Cubains rencontrés lors de votre voyage (lampes frontales, masques de plongée, palmes, etc.).

Plongée

S’il est une activité reine à Cuba, c’est bien la plongée. Le pays compte bon nombre d’excellents sites de plongée.
Ne cherchez pas à couvrir trop de sites et concentrez-vous plutôt sur un nombre
de secteurs limité. Les meilleurs endroits – en particulier les Jardines de Reina, María la Gorda et l’Isla de la Juventud – sont tous assez reculés (planifiez votre itinéraire au préalable). La côte sud,
la plus abritée, arrive en tête pour la limpidité de l’eau et la fiabilité des conditions climatiques. Toutefois, la côte nord, qui offre un accès facile à l’un des plus grands récifs coralliens au monde, n’est pas en reste.
Plonger à Cuba est particulièrement agréable car l’eau n’est pas polluée, la visibilité est très bonne (en moyenne 30 à 40 m), la température de l’eau est idéale (24°C), les coraux et les poissons sont abondants, les sites sont faciles d’accès (notamment quelques-uns, splendides, que l’on peut rejoindre à la nage) et les fonds marins sont émaillés de fascinantes épaves (Cuba était un point névralgique sur la route des galions aux XVIIe et XVIIIe siècles, et les tempêtes et attaques de pirates en ont envoyé bon nombre
par le fond).
Les plongées et les cours affichent des tarifs comparables dans tout le pays. Comptez 30-45 CUC la plongée (remise à partir de 4 ou 5 plongées). Les cours pour l’obtention d’un brevet coûtent 310-365 CUC. Enfin, les cours des “resorts” (complexes hôteliers) ou les cours d’initiation reviennent à 50-60 CUC.

Cyclotourisme

Le vélo est le meilleur moyen de découvrir l’île. Quelques bonnes routes tranquilles, des paysages splendides et la possibilité de sortir des sentiers battus et de rencontrer les Cubains font du cyclotourisme un plaisir, quel que soit votre itinéraire. Pour les moins sportifs, il est parfois possible de louer un vélo à la journée dans les hôtels et cafés des stations à partir d’environ 3-7 CUC la journée, mais n’escomptez pas en trouver partout. Les grands hôtels de Varadero et Guardalavaca sont les mieux placés dans ce domaine, et le prêt d’un vélo est souvent inclus dans le forfait, mais celui-ci n’aura probablement qu’une vitesse. Si vous séjournez chez l’habitant, votre hôte pourra généralement vous bricoler quelque chose (parfois littéralement) pour vous permettre de vous déplacer.
La qualité des vélos cubains laisse souvent à désirer, ce que n’arrange guère le piètre état de certaines routes. Les vrais passionnés de cyclisme emporteront avec eux en avion un vélo pliant, ainsi qu’une provision suffisante de pièces de rechange. Les circuits à vélo organisés étant monnaie courante ici, les douaniers, les chauffeurs de taxi et le personnel hôtelier ont l’habitude de ce genre de bagage.
Les meilleurs itinéraires sont la vallée de Viñales, la campagne des environs de Trinidad, avec la boucle menant à la Playa Ancón, les routes tranquilles de Guardalavaca, et celles qui relient Baracoa à Playa Maguana (au nord-ouest) ou Boca de Yumurí (au sud-est). Les plus courageux peuvent tenter
La Farola, entre Cajobabo et Baracoa (21 km d’ascension côtière), une route accidentée spectaculaire le long du littoral, qui relie Santiago à Marea del Portillo. Il est conseillé de faire le trajet sur trois jours en passant une nuit au Brisas Sierra Mar los Galeones et une autre au Campismo La Mula. Quant à la route de montagne terriblement pentue qui relie Bartolomé Masó à Santo Domingo, dans la province de Granma, elle est réservée aux mollets d’acier.
Avec les casas particulares, omniprésentes et bon marché, le cyclotourisme est un plaisir à Cuba.
Évitez juste l’Autopista et La Havane et vous passerez d’excellents moments.
Le cyclo-cross n’existe pas encore à Cuba, et il est généralement interdit.

Pêche

Pêche en haute mer

C’est au large de la côte nord, où le Gulf Stream a créé une extraordinaire réserve de poissons, que l’on trouve les meilleures conditions pour pêcher en haute mer : pèlerins, espadons, thons, maquereaux, barracudas et requins y abondent. Pour beaucoup, c’est un rite de passage et la manière idéale de se détendre et de se faire des amis tout en prenant un verre au coucher du soleil. Comme on peut s’y attendre, Cuba offre d’excellentes installations pour la pêche sportive, et les capitaines de bateau semblent tout droit sortis d’un roman d’Hemingway.
Le meilleur centre de pêche en haute mer est Cayo Guillermo, la petite île qu’évoque l’écrivain dans Îles à la dérive (elle était alors inhabitée). La Havane est aussi une bonne destination avec ses deux marinas, la première à Tarará, la seconde, meilleure, étant la Marina Hemingway,
à l’ouest de la ville.
Partout ailleurs, toutes les grandes stations balnéaires proposent des sorties de pêche en haute mer à des tarifs similaires. Comptez environ 280/450 CUC la demi-journée/journée pour quatre personnes, équipage et open bar compris.

Pêche à la mouche

La pêche à la mouche se pratique essentiellement sur des langues de sable bordées d’eaux peu profondes, accessibles depuis le rivage. Parmi les sites les plus connus figurent Las Salinas dans la Ciénaga de Zapata, les eaux protégées entourant le Cayo Largo del Sur, certains secteurs de l’Isla de la Juventud et surtout, le paradis inhabité de l’archipel des Jardines de la Reina. L’archipel est un parc national très strictement protégé. Il arrive souvent que les pêcheurs attrapent ici 25 espèces de poissons différentes dans la même journée.
Pour les pêcheurs à la mouche, le “grand chelem” à Cuba consiste à attraper dans la même journée un tarpon, une banane de mer et un pompaneau ; si, en plus, ils réussissent à prendre un snook, c’est le “super chelem”. Dans cette région de Cuba, la saison la plus propice à la pêche va du mois de février au mois de juin. En raison de l’éloignement de nombreuses îles, récifs et langues de sable, les sorties de pêche s’effectuent en principe à bord de bateaux proposant l’hébergement. Elles sont organisées par l’agence Avalon (p. 313.)
La côte nord recèle également quelques superbes sites de pêche à la mouche, parmi lesquels se distinguent les cayes encore inhabitées de Cayo Romano et de Cayo Cruz, dans le nord de la province de Camagüey. Les sorties de pêche organisées par Ecotur (p. 46) le sont depuis un joli lodge de la ville de Brasil), sur le “continent”.

Pêche en eau douce

Moins réputée à Cuba que la pêche à la mouche, la pêche en eau douce enchante tout autant les amateurs. Beaucoup d’Américains et de Canadiens la pratiquent dans les nombreux lacs de l’île. La vaste Ciénaga de Zapata, dans la province de Matanzas, est le paradis des pêcheurs à la mouche. On peut y organiser des excursions de plusieurs jours pour pratiquer le catch-and-release (remise à l’eau du poisson). Introduite à Cuba au début du XXe siècle par les Américains du King’s Ranch et de l’United Fruit Company, la trucha (black-bass à grande bouche) pullule désormais dans de nombreux lacs cubains : son environnement protégé a été favorable à sa multiplication. Les experts estiment que la prochaine prise record du monde (record actuel : 9,9 kg) viendra de Cuba. Les bons coins sont la Laguna del Tesoro, dans la province de Matanzas, la Laguna de la Leche et la Laguna la Redonda, dans celle de Ciego de Ávila, l’Embalse Zaza, dans celle de Sancti Spíritus et l’Embalse Hanabanilla, dans celle de Villa Clara – on y a pris des spécimens de 7,6 kg ! Pour rencontrer d’autres pêcheurs, rendez-vous à l’Hotel Morón, dans la province de Ciego de Ávila, à l’Hotel Zaza, à Sancti Spíritus,
ou à l’Hotel Hanabanilla, dans la province de Villa Clara.

Snorkeling

Un masque et un tuba suffisent souvent pour explorer l’aquarium tropical de Cuba. Des merveilles vous attendent le long de la côte méridionale, de Playa Larga à Caleta Buena, du côté de Cienfuegos et sur le récif de Guardalavaca. À Varadero, des excursions quotidiennes permettent de rejoindre en bateau Cayo Blanco, dont les eaux limpides foisonnent de poissons tropicaux. Si vous aimez la solitude, choisissez les eaux de la Playa Coral, 20 km plus loin.
Vous pourrez également plonger depuis un bateau, en particulier à l’Isla de la Juventud et à Cayo Largo, mais également à Varadero et dans les secteurs de Cienfuegos et de Guajimico. Si vous prévoyez de faire beaucoup de sorties, apportez votre propre équipement, le matériel de location étant parfois en mauvais état et le matériel neuf à la fois cher et de moindre qualité à Cuba.

Randonnée

Les possibilités de randonnées à Cuba font rêver, mais hélas, la pratique y est fort restreinte. La plupart des secteurs se prêtant à la randonnée sont en effet des zones écologiquement sensibles, et leur accès est strictement contrôlé. Outre les restrictions drastiques concernant les endroits accessibles sans guide, les sentiers mal entretenus, le balisage défaillant et l’absence de cartes ont de quoi décourager. Vous entendrez souvent dire que la randonnée en solitaire est une activité dangereuse, bien qu’il n’y ait à Cuba ni grosses bêtes, ni serpents venimeux. Mieux vaut quand même éviter la saison des pluies et la période trop chaude, le moment idéal se situant de décembre à avril.
Il faut ajouter que, la randonnée n’étant pas encore tout à fait entrée dans les mœurs cubaines, il y a peu de demande. Se déplacer à pied pour le plaisir fait souvent sourire dans les pays d’Amérique latine.
Ces deux ou trois dernières années, Cuba s’est améliorée dans le domaine des randonnées de plusieurs jours, et s’il reste difficile d’obtenir des informations, on peut tout de même mettre sur pied d’intéressants itinéraires dans les montagnes de la Sierra Maestra et de l’Escambray. Parmi les randonnées les plus prisées arrive en tête le trek de 3 jours jusqu’au sommet du Pico Turquino, suivi par le périple de 24 heures sur le sentier de San Claudio, dans la Reserva Sierra del Rosario.
El Yunque, le circuit Balcón de Iberia, du Parque Nacional Alejandro de Humboldt et certains sentiers aux environs de Las Terrazas et Viñales permettent des randonnées d’une journée plus exigeantes.
C’est probablement dans la zone protégée (parc naturel) de Topes de Collantes que l’on trouve la plus grande concentration de sentiers de randonnée. Certains groupes venus de l’étranger y organisent des circuits de quatre à cinq jours, en partant près du Lago Hanabanilla pour arriver au Parque el Cubano. Renseignez-vous préalablement auprès du bureau Carpeta Central à Topes de Collantes si vous souhaitez organiser une randonnée en groupe.
Parmi les sentiers plus tranquilles, citons ceux de la Cueva las Perlas et Del Bosque al Mar, sur la Península de Guanahacabibes, le sentier avec guide du Parque Natural el Bagá, le sentier El Guafe dans le Parque Nacional Desembarco del Granma et le petit circuit de la Reserva Ecológica Varahicacos, à Varadero. La plupart de ces randonnées se font accompagnées d’un guide et sont payantes.
Si vous préférez votre indépendance, il vous faudra de la patience, de la volonté et un solide sens de l’orientation. Votre hôte pourra vous renseigner si vous logez dans une casa particular. Vous pouvez commencer par le Salto del Caburní ou le Sendero la Batata, à Topes de Collantes, ou encore par les environs de Viñales. Une belle balade vous attend également près de Marea del Portillo et d’autres dans les environs de Baracoa : demandez aux habitants.

Équitation

Forte d’une vieille culture de vaqueros (cow-boys), Cuba offre de multiples occasions de pratiquer l’équitation, dans des structures officielles ou non. Si vous vous adressez à un particulier, avant de vous engager, vérifiez bien l’état de l’animal et de l’équipement, monter un cheval mal soigné pouvant se révéler cruel et, bien sûr, potentiellement dangereux.
L’entreprise d’État Palmares possède à travers le pays de nombreux ranchs rustiques censés donner aux touristes un aperçu de la vie rurale traditionnelle. Tous ces établissements proposent des promenades à cheval avec guide, moyennant environ 5 CUC l’heure. Il existe de bons ranchs à Florencia, dans la province de Ciego de Ávila, et aussi à l’Hacienda La Belén, dans la province de Camargüey.
La Guabina, un élevage proche de Pinar del Río, propose des spectacles équestres et des randonnées à cheval.

Bateau et kayak

Le kayak à Cuba est davantage considéré comme une activité de plage dans les stations chics qu’un sport en soi. La plupart des plages touristiques ont leur náutica où l’on peut louer des kayaks basiques tout juste bons à faire trempette. La location de bateau se pratique également sur de nombreux lacs cubains. Nous vous recommandons la Laguna de la Leche et la Laguna la Redonda, toutes deux dans la province de Ciego de Ávila, l’Embalse Zaza, dans la province de Sancti Spíritus, et le complexe Liberación de Florencia,
à Ciego de Ávila.
On peut aussi louer une barque sur le Río Canímar, près de Matanzas. Avec ses rives bordées de jungle, c’est une véritable Amazonie miniature !

Escalade

La vallée de Viñales est un paradis en matière d’escalade sportive. Plus de 150 voies y ont déjà été ouvertes (de tous niveaux, certaines cotées 5,14 selon le YDS), et le paysage est l’un des plus beaux de l’île. Les grimpeurs du monde entier apprécient la liberté dont ils jouissent ici.
Si l’on peut grimper à Cuba toute l’année, la chaleur y est parfois oppressante. Mieux vaut donc choisir la période comprise entre octobre et avril, décembre et janvier étant les meilleurs mois. Pour plus de renseignements, visitez le beau site de Cuba Climbing (www.cubaclimbing.com) ou rendez-vous directement dans la vallée de Viñales.
Bien que largement pratiquée et normalement sans conséquence, l’escalade dans cette vallée n’est pas officiellement autorisée. Même si vous ne risquez pas d’être arrêté ni de recevoir d’avertissement, veillez bien à ne pas endommager l’écosystème fragile du Parque Nacional Viñales.

Spéléologie

Cuba est truffée de grottes (plus de 20 000) ouvertes aussi bien au simple touriste qu’au spéléologue averti. La plus grande, la Gran Caverna de Santo Tomás, près de Viñales, comprend plus de 46 km de galeries. La Cueva de los Peces, proche de la Playa Girón, est une faille inondée où pullulent les poissons tropicaux. Des circuits quotidiens sont organisés à la Cueva de Ambrosio et aux Cuevas de Bellamar, situées dans la province de Matanzas.
Les spéléologues confirmés ont quant à eux l’embarras du choix. En s’y prenant à l’avance, on peut s’aventurer très loin dans la Gran Caverna de Santo Tomás ou explorer la Cueva Martín Infierno, qui renferme la plus grande stalagmite du monde. Renseignez-vous aussi sur San Catalina, près de Varadero, qui contient d’exceptionnelles formations en forme de champignon. Pour la plongée souterraine, réservée aux spécialistes, vous pouvez contacter Angel Graña, secrétaire de la Sociedad Espeleológica de Cuba (7-209-2885 ; angel@fanj.cult.cu) à La Havane.

Mis à jour le : 17 mars 2015

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