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Bolivie : Comment circuler

Transports en Bolivie

Le réseau routier s’améliore et le gouvernement met beaucoup en œuvre pour améliorer les infrastructures du pays. Les efforts ont surtout porté sur la réparation des jonctions entre les grands centres de population, mais le goudronnage des routes de l’Altiplano est également en cours. On circule aujourd’hui en Bolivie plus aisément et plus confortablement qu’auparavant.

Les trajets en avion deviennent aussi plus faciles et s’avèrent légèrement plus économiques, notamment dans les plaines. 

La majeure partie de la Bolivie est couverte par de petites sociétés de bus, de bateau et de train, ainsi que par les compagnies aériennes. Néanmoins, les déplacements prennent encore du temps, car les routes sont régulièrement bloquées par des travaux, des manifestations, des éboulements et des inondations, tandis que la baisse du niveau des rivières rend parfois celles-ci infranchissables en bateau.

Se déplacer en Bolivie par avion

Peu coûteux, les transports aériens nationaux constituent le mode de déplacement le plus rapide et le plus fiable pour rejoindre des destinations excentrées, notamment pendant la saison des pluies. Si les liaisons peuvent être perturbées en raison du mauvais temps, les avions parviennent à desservir le nord du pays pendant les inondations estivales. Les horaires changent fréquemment et les annulations ne sont pas rares. Soyez prévoyant.

  • Amaszonas
  • BoA
  • Ecojet

Circuler en Bolivie par bateau

Bateau fluvial

Dans le bassin amazonien, il n’y pas de service de passagers, mais on peut s’adresser aux cargos. L’itinéraire le plus emprunté est celui qui va de Guanay à Rurrenabaque. Peu de cargos continuent au nord sur le Río Beni jusqu’à Riberalta en raison de la route terrestre de Guayaramerín.

Ferry

Le seul service régulier de ferry relie San Pedro et San Pablo par l’Estrecho de Tiquina (détroit de Tiquina), sur le lac Titicaca. Des vedettes et des canots permettent d’explorer les îles boliviennes du lac Titicaca. Les îles de Winaymarka, au sud du lac, sont desservies par des bateaux et des circuits organisés au départ de Huatajata. 

Prendre le bus en Bolivie

Relativement sûrs et bon marché, les bus sont cependant plutôt inconfortables et parfois éprouvants. Le bus et ses divers avatars sont les moyens de transport les plus répandus. 

Types de bus

On trouve des bus longue distance appelés flotas, des grands bus ou buses, des bus plus petits (généralement plus vieux) nommés micros et des minibus. 

Gares routières en Bolivie

Si vous recherchez la gare routière, demandez le terminal terrestre ou le terminal de buses. Chaque terminal facture une taxe modique de quelques bolivianos, que l’on paie à un employé au moment de monter à bord ou lors de l’achat du billet au guichet.

Vols en Bolivie

Des bagages déposés dans les casiers en hauteur à l’intérieur des bus disparaissent régulièrement. Placez vos objets de valeur dans un bagage à main et conservez celui-ci avec vous. Gardez un œil sur vos sacs lorsqu’ils sont chargés en soute – il est arrivé que certains bagages “se perdent” ou “disparaissent”. Au départ, on vous donne une étiquette à montrer pour les récupérer. Mettez aussi un cadenas, si possible – des cas de vols d’objets dans les bagages placés en soute ont été signalés !

Départs de bus

À l’exception des liaisons les plus empruntées, les bus d’une même destination partent presque tous à la même heure, quelle que soit la compagnie. Entre deux villes, on trouve habituellement au moins un bus par jour. Sur les itinéraires les plus fréquentés, vous aurez le choix entre des dizaines de départs quotidiens.

Sécurité

Il vaut toujours mieux vérifier l’état des bus de plusieurs compagnies avant d’acheter son billet – certains véhicules sont de véritables tacots aux vitres brisées, aux pare-brise fissurés et aux pneus très usés ; par prudence, évitez-les au profit de bus en meilleur état, quand bien même il faudrait payer un peu plus cher. Ne cherchez pas à faire des économies s’il en va de votre sécurité.

Classes et tarifs de bus

Sur les principaux itinéraires longue distance, les meilleures compagnies proposent le choix entre la classe coche (ou bus), semi-cama (siège inclinable pourvu d’un repose-pied) et cama (couchette). Une couchette peut coûter le double du prix normal, mais cela en vaut la peine. Les bus touristiques ralliant des grandes villes comme Copacabana et Uyuni valent deux fois plus cher que les bus ordinaires mais sont plus sûrs et plus confortables. 

Le lecteur DVD des bus les plus récents est souvent en meilleur état que les sièges inclinables et, avec un peu de chance, le chauffage peut fonctionner, des encas peuvent être servis et les toilettes sont parfois utilisables. Vous voilà prévenu !
Les prix varient selon le standing des bus – du plus luxueux bus cama à l’ancien bus Bluebird – et la longueur du trajet (qu’il soit de nuit ou de jour)

Réservations de bus en Bolivie

Par sécurité, réservez votre billet au moins plusieurs heures à l’avance. De nombreux bus partent l’après-midi ou le soir et arrivent à destination au petit matin. Des bus circulent de jour sur la plupart des itinéraires principaux. 

Se déplacer en train

Les tarifs ferroviaires s’échelonnent de 11 à 240 $B, en fonction de la classe et de la distance, ce qui est assez raisonnable, et comparable aux tarifs des bus. Le train est aussi plus confortable, mais souvent un peu plus lent.

Empresa Ferroviaria Andina (FCA) : Notez qu’au moment des recherches, les trains ne circulaient pas au sud d’Uyuni, car les voies étaient endommagées.

Ferroviaria Oriental : Est de la Bolivie. Relie Santa Cruz et Quijarro (à la frontière brésilienne), d’où vous pourrez rejoindre le Pantanal. Un service peu fréquenté part vers le sud, de Santa Cruz à Yacuiba, à la frontière argentine.

Tren Túristico Guaraní Ligne touristique reliant tous les deuxièmes dimanches du mois El Alto et Tiwanaku.

Réservations de trains

Par sécurité vous pouvez réserver votre billet un peu à l’avance… le plus difficile étant de trouver un employé au guichet. Dans certaines petites gares, les billets ne sont vendus qu’à l’arrivée du train. Sur les grandes lignes, les gares intermédiaires ne disposent que d’un quota restreint de places : prévoyez en temps utile afin d’éviter tout contretemps. Adressez-vous au jefe de la estación (chef de gare) pour avoir des informations fiables.

Lors de l’achat des billets, vous devrez présenter les passeports de tous les voyageurs qui vous accompagnent – une mesure qui date de l’époque où les billets se revendaient avantageusement au marché noir.

Transports locaux en Bolivie

Circuler en Camion

Avant l’expansion actuelle du réseau de bus, les camiónes étaient souvent pour les voyageurs le seul moyen de s’aventurer hors des sentiers battus. Aujourd’hui, dans les régions les plus peuplées, un trajet en camión sera plus une expérience qu’une nécessité et vous fera découvrir le mode de transport privilégié des campesinos (paysans). Si les camiones coûtent habituellement deux fois moins cher que les bus, le trajet est d’une lenteur éprouvante et l’inconfort absolu. En contrepartie, on découvre la vie de la campagne et ses paysages. 

Pour tout trajet en camión, en particulier en altitude, de jour comme de nuit, emportez suffisamment de vêtements chauds, car la température peut chuter au-dessous de 0°C dès que le soleil disparaît. 

Pour monter dans un camión, postez-vous au bord de la route et faites signe au chauffeur.

Se déplacer En stop

Vu la relative facilité d’accès aux camiones et la profusion de bus, le stop n’est guère nécessaire et se pratique rarement. Néanmoins, les chauffeurs de movilidades – coches (voitures), camionetas (pick-up), véhicules des ONG ou camions-citernes – prennent volontiers des passagers s’ils ont de la place. Demandez toujours le prix avant de monter et sachez qu’il ne devrait pas dépasser la moitié d’un billet de bus pour un trajet équivalent. Quel que soit le pays, le stop présente toujours un risque. Voyagez à deux et informez une tierce personne de votre itinéraire.

Micro, minibus et trufi

Les micros, petits bus circulant dans les grandes villes, constituent le moyen de transport public le plus économique. Ils suivent des itinéraires fixes ; le numéro ou la lettre de la ligne figure généralement sur un panneau placé derrière le pare-brise. Il est souvent complété d’une description de l’itinéraire, avec le nom des rues empruntées jusqu’au terminus. On peut les héler à n’importe quel endroit de la ligne, bien que des arrêts de bus commencent à apparaître dans certaines grandes villes. Pour descendre, allez vers l’avant du bus et indiquez au chauffeur ou à son assistant l’endroit où vous souhaitez vous arrêter.

Très répandus dans les localités importantes, les minibus et les trufis (voitures, vans ou minibus), ou rapiditos, suivent eux aussi des itinéraires fixes, indiqués par un numéro de ligne et décrits sur des panneaux. Moins chers que les taxis et presque aussi pratiques une fois que l’on a compris comment ils fonctionnaient. On peut monter et descendre à volonté comme dans les micros. 

Prendre le Taxi

Relativement bon marché, les taxis sont rarement équipés d’un compteur ; dans la plupart des villes, il existe des tarifs standards (par personne) pour de courtes distances. Dans certaines localités, ils sont collectifs et fonctionnent comme des trufis en appliquant un tarif fixe par personne. Si vous êtes à trois ou quatre pour la même destination, vous pouvez tenter de négocier une réduction de groupe. 

Se déplace en vélo en Bolivie

Les cyclistes capables d’affronter les vents glaciaux, les routes en mauvais état, l’altitude et les fortes dénivellations adoreront la Bolivie. Les VTT sont courants sur les nombreuses pistes en terre du pays. Si la circulation ne constitue pas un problème majeur (attention toutefois aux routes escarpées), les bus et les camiones (semiremorques à plateau) laissent derrière eux des nuages de poussière ou des mares de boue. Se ravitailler peut être difficile et il faut prévoir suffisamment d’eau et de nourriture avant de partir dans des régions éloignées. Compte tenu de ces aléas, beaucoup préfèrent passer par un tour-opérateur.
Si vous envisagez de faire du vélo en Bolivie, veillez à ce que cette activité soit couverte par votre police d’assurance.
On trouve des bicyclettes bon marché dans le pays, généralement importées de Chine et de qualité médiocre. Les vélos neufs de qualité sont plus rares. Mieux vaut acheter un vélo robuste d’occasion dans une agence spécialisée de La Paz. Gravity Assisted Mountain Biking (Linares 940, Rosario ; 9h-19h lun-ven, 10h-15h sam, 14h-18h dim) vend des pièces détachées et effectue des réparations. Apporter sa propre bicyclette dans le pays ne pose généralement pas de problème.

Circuler en voiture et en moto

En disposant de votre propre moyen de locomotion, vous gagnerez en flexibilité et pourrez accéder à des zones reculées. En règle générale, les axes principaux sont goudronnés mais l’état de certaines routes est fortement dégradé, notamment dans le bassin amazonien.

Préparation

Préparez minutieusement votre expédition et sachez que vous aurez du mal à trouver des pièces détachées en dehors des grandes villes. 

Un 4x4 avec une bonne garde au sol est indispensable pour rouler en dehors des routes. Emportez une trousse à outils, des pneus de rechange, un kit pour réparer les crevaisons, des réserves d’essence, d’huile et autres liquides nécessaires et le plus de pièces de rechange possible. Prévoyez également du matériel de camping et des provisions pour parer à toute éventualité. Vous devrez aussi avoir souscrit une bonne assurance voyage dans votre pays d’origine (vérifiez si votre carte bancaire couvre l’assurance location en Bolivie).

Types de carburants

On trouve de l’essence (nafta) à indice d’octane 85 et du diesel (gasoil) dans toutes les villes, aux surtidores (pompes à essence). Attention, dans certaines zones reculées, les pompes ne sont pas toujours approvisionnées. Avant d’entreprendre un long trajet, regardez où vous pouvez faire le plein et emportez le cas échéant un bidon. Le litre d’essence coûte environ 8,68 $B pour les étrangers, davantage dans les zones reculées (les Boliviens bénéficient d'un tarif subventionné et paient le carburant moitié moins cher).

Motos

Dans les plaines, où la température est élevée et les routes rares, les motos sont pratiques pour circuler dans les villes ou visiter les endroits non desservis par les transports publics. On peut les louer à partir de 100 $B les 24 heures aux arrêts des motos-taxis. Sachez que la plupart des assurances de voyage ne couvrent pas les accidents de moto. 

Code de la route

Le code de la route diffère peu de celui en vigueur en Europe ou au Canada. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours signalées, mais, la plupart du temps, l’état des routes ne permet pas les excès. Si on vous arrête, montrez votre permis de conduire plutôt que votre passeport. Si le policier veut voir votre passeport, présentez-lui juste une photocopie. 

Les pots-de-vin sont courants en Bolivie.

La circulation se fait à droite. À l’approche d’un carrefour non régulé par des feux ou un policier, le chauffeur qui klaxonne (ou arrive le premier) a la priorité s’il continue tout droit, mais la loi du plus fort ou du plus imprudent tend à prévaloir ! À La Paz, les véhicules montant ont la priorité aux croisements. Lorsque deux véhicules se croisent sur une étroite route de montagne, celui qui descend doit reculer jusqu’à ce que celui qui monte puisse passer. 

Location de voiture et moto

Peu de voyageurs louent des voitures sans chauffeur – il est vrai que les autres conducteurs, le franchissement de cols en très haute altitude et les routes constellées de nid-de-poule font de la conduite en Bolivie une véritable aventure. Seules les agences très réputées disposent de véhicules en bon état. Les assurances proposées par les agences ne couvrent en principe que les accidents, les pannes étant à la charge du client. Vérifiez que votre carte bancaire couvre les frais annexes.

Pour louer un véhicule, il faut avoir plus de 25 ans, présenter son permis de conduire national, posséder une des principales cartes bancaires ou déposer une caution en espèces (généralement 1 000 $B). 

Au prix de la journée de location s’ajoute un tarif par kilomètre (certaines agences proposent un forfait de kilomètres gratuits). Vous devrez également laisser une copie de votre passeport.

Vous ferez des économies en réservant en ligne ou par le biais d’un comparateur de prix et en louant à la semaine. Comptez environ 50 $US par jour pour une voiture ordinaire et jusqu’à 100 $US pour un 4x4.

Permis de conduire en Bolivie

La plupart des agences de location de voitures accepteront votre permis de conduire national. Toutefois, si vous comptez conduire souvent, mieux vaut vous procurer un permis de conduire international. 

À l’inverse des pays limitrophes, la Bolivie n’exige pas de permis moto. Pour louer un vélomoteur ou une moto, il suffit de présenter son passeport. 

Louer une voiture avec chauffeur

Louer une voiture avec chauffeur vous évitera les longs trajets en bus bondé sur de mauvaises routes. Vous pouvez aussi choisir cette solution pour vous faire déposer au départ d’un chemin de randonnée ou à un camp de base, plutôt que d’opter pour un circuit organisé.

Un 4x4 avec chauffeur revient à environ 250-300 $B l’heure pour 4 à 6 passagers. Un taxi et/ou une voiture privée coûtent de 80 à 150 $B l’heure.

Vous pouvez trouver un chauffeur par l’intermédiaire d’une agence de location de voitures ou d’un tour-opérateur. Il est aussi possible de louer les services d’un chauffeur de taxi privé.

Mis à jour le : 19 septembre 2019

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