Tanzanie et Zanzibar : Sports et activités

Que faire en Tanzanie ?

Entre trekking et randonnée, plongée et snorkeling, observation des oiseaux et des chimpanzés, vélo et pêche, la Tanzanie relève de l’idéal en matière d’activités.

Trekking et randonnée

La Tanzanie est une destination de trekking de plus en plus prisée. Le pays abrite de beaux sommets et chaînes montagneuses, et les paysages sont très variés : pentes à la végétation luxuriante dans l’est des monts Udzungwa, abrupts volcaniques de la paroi intérieure du cratère du mont Meru ou encore sentiers pierreux sur le dernier tronçon de l’ascension du Kilimandjaro. Les treks peuvent aller de la simple marche de village en village aux excursions dans des coins sauvages et reculés.
Dans tout le pays ou presque, le trekking peut être pratiqué sans matériel pointu et reste à la portée de toute personne en bonne condition physique. Sachez toutefois que, dans les parcs nationaux et réserves naturelles, il faut être accompagné d’un guide ou d’un garde-chasse (ranger).
 

 Réservations  

Les réservations fonctionnent de la même manière que pour les safaris.
Les meilleures agences programmant des treks sur le Kilimandjaro se trouvent à Moshi et à Marangu, ainsi qu’à Arusha.
Pour un trek sur le mont Meru, on peut aussi bien passer par une agence que s’organiser directement avec le personnel du parc national d’Arusha. En revanche, mieux vaut planifier depuis Arusha les randonnées dans les Crater Highlands et les ascensions de l’Ol Doinyo Lengaï.

 Tarifs 

Les treks sur le Kilimandjaro et aux Crater Highlands coûtent cher. La plupart des treks organisés ailleurs en Tanzanie reviennent toutefois à un prix raisonnable, et quelquesuns sont bon marché. Parmi les destinations les moins coûteuses (et facilement accessibles en transports en commun), citons :

  • Le parc national des monts Udzungwa, pour lequel le droit d’entrée au parc et le défraiement du guide représentent les dépenses les plus importantes.
  • Les monts Usambara, Pare et Uluguru, dans lesquels on peut randonner par ses propres moyens (il est conseillé d’être accompagné d’un guide) ou en participant à un programme de tourisme culturel.
  • Les monts Hanang et Longido, dont on peut également faire l’ascension en participant à un programme de tourisme culturel.

 Quand    partir

Les périodes idéales sont la saison sèche “chaude” (mi-décembre à mars) et la saison sèche “fraîche” (juillet à octobre). La période la moins favorable s’étend d’avril à juin, au plus fort de la saison des pluies. Cela dit, le trekking reste possible partout toute l’année, sauf dans les monts Udzungwa, Usambara, Pare et Uluguru, où le terrain devient très boueux pendant les pluies (en mai).

 Types de treks 

Le trekking étape par étape, avec matériel complet, guides et porteurs, est la formule la plus couramment proposée sur le Kilimandjaro et le mont Meru (même s’il n’est pas nécessaire d’être accompagné de porteurs pour faire l’ascension du Meru). L’Ol Doinyo Lengaï et les Crater Highlands ne laissent guère de place non plus à l’improvisation, étant donné la rudesse de l’environnement et les difficultés d’accès. Les monts Usambara et, dans une moindre mesure, les monts Pare se prêtent à des marches faciles de village en village et l’on peut s’approvisionner en chemin. Ailleurs, on est dans l’entre-deux : il faut s’approvisionner à l’avance en produits de première nécessité et engager un guide (ou posséder un GPS et quelques rudiments de swahili), mais il y a plus de souplesse dans le choix des itinéraires et de leur découpage en étapes.

 Guides et porteurs

Partir accompagné d’un guide est obligatoire sur le Kilimandjaro, le mont Meru, dans les Crater Highlands et dans le parc national des monts Udzungwa. Ailleurs, même si ce n’est pas impératif, mieux vaut en engager un pour vous montrer le chemin et vous faire découvrir les coins reculés. En outre, sa présence vous prémunira contre d’éventuels tracas ou tentatives de vol. Si vous décidez de vous en passer, il faudra apprendre quelques rudiments de swahili. Quelle que soit votre trek, assurez-vous toujours que votre guide est accrédité ou employé par une agence reconnue. Pour le Kilimandjaro, les agences sont censées y veiller. Sur le mont Meru et dans le parc national des monts Udzungwa, ce sont les rangers qui font office de guides. La zone protégée du Ngorongoro possède aussi ses propres guides. Dans les autres régions, renseignez-vous auprès de l’office du tourisme ou d’une association de guides avant de programmer quoi que ce soit. Mieux vaut dans tous les cas éviter de recourir aux services d’un indépendant.
Des porteurs sont couramment engagés sur le Kilimandjaro, et parfois sur le mont Meru, mais pas ailleurs. Dans certaines régions, notamment dans les Crater Highlands, on a recours à des ânes de bât.

Plongée et snorkeling

Les merveilles sous-marines de la Tanzanie sont à l’aune de ses trésors terrestres, avec une incroyable diversité de coraux durs et mous et pléthore d’animaux marins dont des raies manta, des tortues imbriquées et vertes, des barracudas et des requins. Les plongeurs sont également attirés par les plongées sur tombant, notamment vers Pemba, le cadre culturel et l’opportunité de combiner leur hobby à des safaris. Du côté des moins, la visibilité n’est pas toujours excellente et les prix sont bien plus élevés qu’en mer Rouge ou en Thaïlande. Autre chose à prendre en compte : toute plongée requiert un trajet préalable, parfois long d’une heure, jusqu’à la plupart des sites, à moins, bien sûr, de séjourner sur un bateau.
Préparatifs

 Saisons et conditions 

La plongée est possible toute l’année, mais les conditions varient énormément. La période de fin mars à mi-juin est la moins propice en raison de l’instabilité de la météo et des orages fréquents. La période de juillet ou août à février ou mars est la meilleure, même si, une fois encore, les conditions varient et que le vent a son importance. À Pemba, par exemple, les eaux du sud-est peuvent être difficiles vers juin et juillet, lorsque le vent souffle du sud, mais calmes et cristallines de novembre à fin février, lorsque le vent de la mousson souffle du nord. La période la plus calme va de septembre à novembre, durant l’accalmie entre les moussons annuelles.
La température de l’eau va de 22°C environ en juillet et août à quelque 29°C en février et mars, avec une moyenne de 26°C. Les combinaisons de 3 mm sont la norme, mais celles de 4 mm sont recommandées dans certaines régions durant les mois d’hiver, de juillet à septembre. De décembre environ à mars ou avril, une combinaison de 2 mm est suffisante.

 Tarifs et cours 

Les tarifs sont assez uniformes, avec Pemba et l’île de Mafia légèrement plus chères que les autres endroits de la côte. Comptez un minimum de 375 $US pour un cours PADI Open-Water de 4 jours, de 45 à 75 $US environ pour un forfait plongée en simple/ double, et un minimum de 50 $US environ pour une plongée de nuit. La plupart des établissements accordent des réductions de 10% environ aux groupes et aux voyageurs possédant leur propre matériel. Outre les certificats Open-Water, de nombreux opérateurs proposent d’autres cours, dont Advanced Open-Water, Medic First Aid, Rescue Diver et des cours de spécialités, comme celui consacré à la photographie sous-marine.
La plupart des agences de plongée proposent aussi des sorties snorkeling. La location de matériel coûte de 5 à 15 $US, et il faut prendre grand soin à choisir un bon masque. La majeure partie des bons sites de snorkeling de la côte ne sont accessibles qu’en bateau. Comptez de 20 à 50 $US par personne et par demi-journée, souvent avec un en-cas ou un repas.

Autres activités

 Bateau et kayak 

On peut facilement faire des promenades en boutre le long de la côte ; choisissez plutôt un court trajet et demandez à votre hôtel de vous conseiller ; pour plus de renseignements sur les trajets en boutre, voir l’encadré. Vous pouvez aussi vous adresser aux hôtels du littoral ou des îles qui louent des boutres privés pour des croisières. Vous pourrez louer catamarans et voiliers à Zanzibar, à Pemba et à Kilwa. Des yacht-clubs sont installés à Dar es Salam et à Tanga.

 Cyclotourisme 

Le vélo est un moyen sympathique, quoique guère usité, d’explorer le pays. Il convient de songer aux points suivants :

  • Dépourvues de bas-côté malgré une circulation dangereuse, les principales routes goudronnées ne se prêtent pas au cyclotourisme. Les routes secondaires sont en revanche idéales.
  • Les distances sont très longues et il n’y a souvent rien entre deux destinations. Mieux vaut choisir une base à partir de laquelle faire des circuits pour découvrir le pays.
  • Il vous faudra amener toutes les fournitures de base, notamment de l’eau (au moins 4l), de la nourriture, un filtre à eau, au moins 4 chambres à air, un pneu de rechange et quantité de rustines.
  • À travers tout le pays, les meilleurs moments pour faire du vélo sont le début de matinée et la fin d’après-midi, durant toute la saison sèche hivernale (juin à août/septembre). Prévoyez une halte pour échapper à la chaleur du midi et ne comptez pas couvrir autant de territoire que vous le feriez par exemple sous un climat européen.
  • Mieux vaut apporter son propre VTT , même s’il est possible d’en louer auprès des opérateurs indiqués ci-dessous. Les vélos loués sur place (env 500 T sh/h, voir dans les hôtels et sur les marchés) sont lourds, avec une seule vitesse et en plus ou moins bon état.
  • Il faut aussi prendre en compte les automobilistes déchaînés (d’où l’avantage d’un rétroviseur), le sommeil (apportez une tente) et les crevaisons. Il n’est pas permis de faire du vélo dans les parcs nationaux ni dans les réserves naturelles.
  • En théorie, les vélos peuvent être transportés dans les bus et minibus, mais nombre de chauffeurs y sont réticents. Pour les bus express, arrangez-vous à l’avance pour accrocher votre vélo au porte-vélos. Les vélos peuvent être embarqués sur les ferries pour Zanzibar et les ferries de lac.

Agences recommandées :

  • AfriRoots (www.afriroots.co.tz). Circuits à vélo bon marché.
  • International Bicycle Fund (www.ibike.org/bikeafrica). Chaudement recommandée ; organise des circuits à vélo en Tanzanie et fournit des renseignements.
  • Summits Africa (www.summits-africa.com). Circuits à vélo aventure haut de gamme sur le circuit du Nord.
  • Tanzanian Bike Safaris (www.tanzaniabiking.com). Circuits de plusieurs jours dans le nord de la Tanzanie.
  • Wayo Africa (www.wayoafrica.com). Circuits haut de gamme vers Arusha et dans la région du lac Manyara.

 Équitation 

Des safaris équestres sont possibles dans l’ouest du Kilimandjaro et dans la région du lac Natron. Contactez  Equestrian Safaris  (www.safaririding.com), Makoa Farm (www.makoa-farm.com) et Ndarakwai (www.ndarakwai.com). 

 Observation des chimpanzés 

Parfaits pour l’étude des primates, les parcs nationaux de Gombe Stream et des monts Mahale ont tous deux accueilli pendant des décennies des équipes internationales de chercheurs.

 Observation des oise aux 

Avec plus de 1 000 espèces identifiées, dont de nombreuses endémiques, la Tanzanie est une destination fantastique pour l’observation des oiseaux. Outre les parcs nationaux et les réserves, les régions les plus intéressantes comprennent l’est de la chaîne des Usambara et le lac Victoria. Parmi les sites Internet utiles, citons Tanzania Bird Atlas (www.tanzaniabirdatlas.com), la page “Tanzania Hotspots” du site www.camacdonald.com/ birding/africatanzania.htm et http://birds. intanzania.com.

Pêche

Mafia, le détroit de Pemba et les eaux autour de Zanzibar sont connus depuis longtemps des mordus de la pêche hauturière. Les hôtels haut de gamme de ces endroits sont les mieux placés pour organiser des sorties de pêche. Vous pouvez également vous adresser à Mwangaza Hideaway à Kilwa Masoko, au Game Fish Lodge à Nungwi à Zanzibar et dans les hôtels haut de gamme de la plupart des stations côtières. À Dar es Salam, les pêcheurs à la ligne se renseigneront à Msasani Slipway et au Dar es Salaam Yacht Club. Dans l’arrière-pays, le lac Victoria est réputé pour la pêche, notamment pour la perche du Nil. Adressez-vous au Lukuba Island Lodge et au Wag Hill Lodge.

Articles récents