Mozambique : Santé

Vaccins et soins médicaux au Mozambique

Bien que les maladies tropicales soient légion en Afrique, le risque est plus grand de souffrir d’un accès de diarrhée ou d’un rhume. À condition de tenir vos vaccins à jour et de respecter quelques règles élémentaires d’hygiène, vous serez à l’abri des dangers sanitaires évoqués ici.

Vaccins recommandés

L’Organisation mondiale de la santé (www.who.int/fr/) conseille aux voyageurs de se prémunir contre la diphtérie, le tétanos, la rougeole, les oreillons, la rubéole et la polio, ainsi que l’hépatite B, quelle que soit leur destination.
Pour le Mozambique, le Centers for Disease Control & Prevention (www.cdc.gov) recommande la vaccination contre l’hépatite A, l’hépatite B, la rage et la fièvre typhoïde, ainsi qu’un rappel contre le tétanos, la diphtérie et la rougeole. Pour entrer au Mozambique, il n’est pas officiellement requis de présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune, à moins de venir d’une zone à risque. Nous vous le recommandons néanmoins.

Disponibilité et coût des soins médicaux

Maputo est le seul endroit du pays à offrir des services médicaux d’urgence. Pour accéder à des soins de qualité, attendez-vous à des tarifs occidentaux.
En cas de maladie grave, il convient de consulter à Maputo ou en Afrique du Sud, voire de prendre l’avion du retour. Si vous tombez malade dans une zone peu familière, demandez au personnel d’un hôtel haut de gamme ou à des expatriés de vous indiquer le meilleur centre médical à proximité. En cas d’urgence, contactez votre ambassade.
Vous trouverez des pharmacies bien fournies à Maputo et dans quelques grandes villes. Elles vendent de la chloroquine et - parfois - du Fansidar (deux antipaludiques), ainsi que d’autres produits de base. Mieux vaut cependant prévoir son stock de médicaments avant de partir.
Vérifiez toujours les dates de péremption, surtout dans les petites villes. Avant de se plier à une posologie, il est essentiel de bénéficier d’un diagnostic sûr.
Il existe un fort risque de contraction du VIH à partir de matériel de transfusion mal stérilisé. La BloodCare Foundation (www.bloodcare.org.uk), assure le transport d’échantillons sanguins fiables vers n’importe quelle destination du monde dans les 24 heures.

Paludisme

Le paludisme est particulièrement répandu au Mozambique. Il est primordial de se protéger, notamment des piqûres. Les taux d’infection sont plus élevés durant la saison humide, mais il est essentiel de prendre des mesures préventives à tout moment de l’année, même pour un voyage de courte durée.
Le paludisme peut se présenter de plusieurs manières. Dans les premiers stades, le malade est victime de maux de tête, de fièvres, de douleurs généralisées et de malaises, qui peuvent évoquer la grippe. Parmi les autres symptômes potentiels, citons les douleurs abdominales, la diarrhée et la toux. Jusqu’à preuve du contraire par examen sanguin, toute personne ayant contracté une fièvre dans une zone paludique doit se considérer comme atteinte, même si elle a pris un traitement spécifique. Non traitée, la maladie peut se développer dans les 24 heures, surtout dans le cas du paludisme à Plasmodium falciparum, et entraîner jaunisse, perte de conscience et coma (ou paludisme cérébral) fatal. L’hospitalisation est primordiale : même dans les meilleurs centres de soins intensifs, le taux de mortalité peut atteindre les 10%.
Le traitement médicamenteux (antipaludiques) est généralement requis dans les zones à risque. Les conseils d’un spécialiste sont nécessaires car la résistance à la maladie est susceptible d’évoluer. De plus, de nouveaux médicaments sont toujours en cours de développement. Certains antipaludiques ne conviennent pas à tout le monde. En général, le traitement doit commencer au moins une semaine avant le départ et s’achever quatre semaines après la dernière exposition potentielle.
Si vous décidez de vous passer de traitement antipaludique, soyez conscient des risques et évitez absolument toute piqûre de moustique. Outre l’utilisation des moustiquaires et des répulsifs, consultez un médecin à la moindre fièvre ou symptôme grippal. Certains traitements homéopathiques, tel le Demal200, sont parfois conseillés. Cependant, il n’existe aucune preuve probante de leur efficacité et nombre d’homéopathes n’en recommandent pas l’usage.

Mis à jour le : 10 juin 2014

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