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Fès : Les Incontournables

Le meilleur de Fès

Les quartiers à visiter à Fès et les sites et musées à ne pas manquer lors d'un voyage à Fès.

Médina (Fès el-Bali)

Passer de la ville nouvelle à Fès el-Bali équivaut à un bond en arrière dans le temps. En près d’un millénaire, le caractère essentiel de la médina n’a pas changé car les collines environnantes ont empêché son expansion – le dernier agrandissement d’importance date du XIIIe siècle, avec la construction de Fès el-Jdid, la ville nouvelle. Aujourd’hui, quelque 150 000 Fassis vivent dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses, d’impasses et de souks, dans lequel les touristes se perdent invariablement.
Bab Bou Djeloud, à l’ouest, est la principale entrée dans la vieille ville, d’où deux rues principales descendent vers le centre de la médina. Après l’entrée, Talaa Kebira (“grande pente”), sur la gauche, et Talaa Seghira (“petite pente”), sur la droite, convergent près de la place an-Nejjarine, puis continuent jusqu’à la mosquée Karaouine et la zaouïa de Moulay Idriss II, le cœur de la cité. De là, il faut monter pour rejoindre les portes nord, Bab Guissa et Bab Djamaï, ou aller vers le sud en direction de Bab R’cif, l’un des rares endroits où les voitures entrent dans la vieille ville. Le secteur de R’cif était en pleine restauration (notamment la place) lors de notre dernière visite, et il est à augurer qu’il soit promis à devenir l’un des quartiers les plus en vue de la médina.

Festival de Fès des musiques sacrées du monde

Chaque année, en juin, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde réunit des artistes venus des quatre coins de la planète.
Au fil des ans, il est devenu l’un des principaux festivals de musiques du monde. S’inspirant du pluralisme du soufisme marocain, il attire des stars internationales telles que Ravi Shankar, Youssou N’Dour et Salif Keita.
Les concerts se déroulent dans divers lieux, dont le musée Batha et la place devant Bab Bou Djeloud. Outre les artistes célèbres, des concerts plus intimes et tout aussi passionnants sont organisés par divers turuk (ordres soufis ; tarika au singulier) marocains. Expositions artistiques, projections de films et débats dans les cafés littéraires font partie des autres manifestations. En 2001, les Nations unies ont déclaré que ce festival était un événement majeur pour la promotion du dialogue entre les civilisations. Les billets se vendent rapidement et les hôtels (qui attirent souvent de grands amateurs du festival) sont réservés longtemps à l’avance ; prenez vos dispositions le plus tôt possible. 

Mosquée et université Karaouine

À la fois mosquée parmi les plus grandes d’Afrique et université la plus ancienne au monde, ce complexe est le centre spirituel de la ville et du pays. Édifiée en 859 par des réfugiés tunisiens et agrandie par les Almoravides au XIIe siècle, la mosquée peut accueillir 20 000 fidèles. Elle est tellement vaste qu’il est difficile de la voir ; au fil des siècles, les rues et les maisons du quartier ont empiété sur le bâtiment et en dissimulent la forme. Récemment restaurée, la mosquée est interdite aux non-musulmans. Vous devrez vous contenter d’un aperçu de ses interminables colonnades depuis les portes donnant dans Talaa Kebira et sur la place as-Seffarine. D’un des points de vue qui dominent la médina, vous repérerez son immense toit vert pyramidal et son minaret.

Tanneries Chouara

Ces tanneries font partie des sites les plus emblématiques (et odoriférants) de la ville. De la place as-Seffarine, dirigez-vous vers l’est ou le nord-est et prenez l’embranchement de gauche après 50 m environ ; les puissantes odeurs de peau et de teinture vous guideront au cœur du quartier des tanneurs (les rabatteurs proposant de vous guider vous confirmeront que vous êtes dans la bonne direction). 
S’il n’est pas possible de circuler parmi les cuves de tannage, les boutiques de cuir qui jalonnent les rues alentour possèdent toutes une terrasse qui offre la vue sur les cuves. Venez plutôt le matin, quand les cuves sont remplies de teintures colorées. Les vendeurs vous expliqueront volontiers le processus en échange d’un petit pourboire, ou mieux encore d’un achat. Malgré l’orientation commerciale, vous ne trouverez pas un meilleur choix d’articles en cuir au Maroc et les prix restent raisonnables (à condition de marchander). 

Tombeaux des Mérinides

Situés plus haut, ces tombeaux restent spectaculaires malgré leur décrépitude et la quasi-disparition des beaux ornements d’origine. La vue splendide sur Fès justifie la grimpée. La fumée noire qui s’élève au sud de la ville indique le quartier des potiers. Venez plutôt au crépuscule quand s’allument les lumières et que les appels des muezzins résonnent dans la vallée. Mieux vaut toutefois ne pas y aller seul : des lecteurs nous ont raconté qu’ils y avaient été agressés en soirée. De Bab Bou Djeloud, la course en taxi revient à 7 Dh ; au retour, une marche de 10 minutes vous ramènera à la médina.

Médersa Bou Inania

De Bab Bou Djeloud, une courte marche dans Talaa Kebira conduit à cette médersa, la plus belle école coranique de Fès. Édifiée par le sultan mérinide Bou Inan entre 1350 et 1357, elle a été entièrement restaurée il y a quelques années et le résultat est remarquable : zelliges élaborés et stucs sculptés, magnifiques moucharabiehs en cèdre et massives portes en cuivre. 
Alors que les médersas ne comportent habituellement qu’une simple salle de prière, celle-ci comprend une mosquée, complétée d’un splendide minaret carrelé de vert. Le mihrab (niche faisant face à La Mecque) se distingue par son beau plafond et ses colonnes en onyx. On pense que la présence de la mosquée est due à l’absence de toute autre mosquée aux alentours lors de la construction de la médersa.

Musée Nejjarine des arts et métiers du bois

Ouvert en 1998, ce musée occupe un fondouk (caravansérail) restauré de façon remarquable. Autour d’une cour intérieure, les salles renferment des objets traditionnels – outils d’artisans, chapelets de prière, ferronneries berbères, coffres, instruments de musique, meubles, etc. Les collections sont très joliment présentées et le bâtiment lui-même ajoute au plaisir de la visite. Sur le toit, un café offre une belle vue sur la médina.

Musée Batha

Installé dans un superbe palais d’été du XIXe siècle depuis 1916, ce musée possède une excellente collection d’art et d’artisanat marocains. Parmi les objets anciens figurent de belles sculptures sur bois, des zelliges et des stucs ciselés provenant de médersas en ruine ou délabrées. De jolies broderies fassies, des tapis berbères colorés et d’antiques instruments sont également exposés.
Le jardin, de style andalou, offre un calme bienvenu après l’agitation de la médina, et les chênes verts forment un cadre séduisant pour les concerts en plein air du Festival des Musiques sacrées du monde et celui de la culture soufie. 

Cimetière juif et synagogue Habarim

Le coin sud-ouest du mellah est occupé par un lieu de dernier repos, dont les tombeaux d’un blanc éclatant jalonnent la colline ; ceux des rabbins sont entourés d’un enclos. L’un des plus anciens, adossé au mur nord, est celui du rabbin Vidal Hasserfaty, mort en 1600. Plus bas sur la pente, la grande tombe aux ornementations vertes est celle de Solica, une jeune fille de 14 ans qui eut la gorge tranchée en 1834 pour avoir refusé de se convertir à l’islam et pour avoir repoussé les avances du gouverneur de Tanger.
Au bout du cimetière, la synagogue Habarim abrite un musée. Parmi les objets hétéroclites laissés par les juifs au moment de leur départ, figurent d’émouvantes photos et cartes postales. Le gardien vous ouvrira le musée s’il est fermé.

 

Mis à jour le : 27 juillet 2015

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