1. Accueil
  2. Magazine
  3. Idées de voyage
  4. Les geysers les plus actifs
Idées de voyage

Les geysers les plus actifs

Mis à jour le : 9 février 2017

Carte

Ces eaux jaillissant à forte pression constituent un phénomène naturel à contempler au moins une fois dans sa vie !

1. Geysers d'el tatio (Chili)

Situé sur l'Altiplano, dans la cordillère des Andes, à près de 4 300 m d'altitude, El Tatio compte plus de 80 geysers actifs disséminés sur 30 km – il s'agit du troisième site de geysers au monde. Si les jets d'eau lors des éruptions ne font pas plus de quelques mètres, les visiteurs viennent aussi apprécier un territoire de toute beauté, proche de l'Atacama, et observer à l'aube les volutes de la vapeur qui se condense dans l'air glacial. Sources chaudes et « piscines » naturelles (eau à 30°C contre un air ambiant proche de 0°C !) s'ajoutent aux atouts d'El Tatio.
Des circuits organisés (1 heure 30) partent de San Pedro à 4h du matin. Couvrez-vous chaudement et prévoyez une serviette de bain.

2. Geyser d'Andernach (Allemagne)

C'est à Aix-la-Chapelle que se trouvent les sources les plus chaudes d'Europe continentale, avec une température atteignant 74°C. Et c'est dans la petite ville d'Andernach, sur la rive droite du Rhin, dans la province occidentale de Rhineland-Palintate, que vous découvrirez le plus grand geyser à eau froide du monde. Sous l'effet de la pression due au CO2, ces eaux jaillissent à 60 m de hauteur avec une redoutable efficacité.
Rejoignez Andernach en train depuis Francfort. L'itinéraire de 132 km, qui suit le cours du Rhin, est l'un des plus beaux du pays.

3. Geyser de Shikabe (Japon)

Le Japon compte d'innombrables onsen (littéralement « sources chaudes »), des établissements thermaux traditionnels où l'on se baigne dans des sources d'origine généralement volcanique. Sur cette terre, où les phénomènes géothermiques sont fréquents (les forces à l'origine des sources chaudes et autres geysers sont les mêmes que celles à l'œuvre en cas d'éruption volcanique ou de séisme), le nombre de geysers proprement dit est relativement faible puisque le Japon n'en compte que quatre. À Shikabe, un village de pêcheurs de l'île d'Hokkaido, ce petit geyser situé à quelques mètres du rivage entre en éruption toutes les 10 minutes : admirez le spectacle tout en vous baignant dans l'un des onsen voisins.
Shikabe est à 45 km d'Hakodate, une ville dotée d'un aéroport ; le trajet en train prend 1 heure.

4. Geyser de Pohutu (Nouvelle-Zélande)

Il fut un temps où la Nouvelle-Zélande s'enorgueillissait de posséder le plus grand geyser au monde : le Waimangu – capable de projections impressionnantes, à plusieurs centaines de mètres ; il ne fut actif que quatre années au début du XXe siècle. L'archipel néo-zélandais possède encore environ 10% de tous les geysers en activité – un chiffre notable pour un si petit pays. Les plus beaux spécimens se situent dans la Whakarewarewa Thermal Valley. Cette région géothermique, proche de la ville de Rotorua, compte plus de 60 geysers, dont 7 sont toujours actifs. Celui de Pohutu est le plus spectaculaire : il libère presque toutes les heures des eaux jaillissant jusqu'à 30 m de hauteur.
On accède à Pohutu via le Te Puia New Zealand Maori Arts and Crafts Institute (www.tepuia.com), à la limite de Rotorua.

5. Vallée des Geysers du Kamchatka (Russie)

Situé dans l'Extrême-Orient russe, le Kamchatka est l'un des territoires de la « ceinture de feu du Pacifique », où d'importants mouvements tectoniques sont attestés. La vallée des Geysers, si isolée qu'elle n'est accessible qu'en hélicoptère, a été découverte en 1941. Elle se classait, encore récemment, comme le deuxième groupe de geysers au monde, avec plus de 90 de ces sources et autres fumerolles réparties le long d'une gorge de 6 km. Signe de l'instabilité de la région, en 2007, un glissement de terrain a recouvert de boue les deux tiers de la vallée. Si de nombreux geysers ont été bloqués, le plus grand, Velikan (« le Géant »), demeure actif.
Le site des volcans du Kamchatka est protégé par l'Unesco. On accède à la vallée des Geysers via Petropavlovsk-Kamchatsky, principale ville de la péninsule du Kamchatka.

6. Steamboat, Wyoming (États-Unis)

Le parc national de Yellowstone s'étend sur une imposante caldeira, ce qui lui offre un atout géothermique considérable. Le parc recèle plus de la moitié des geysers actifs de la planète, certains des plus célèbres, comme l'Old Faithful (« vieux fidèle »), ou le plus grand geyser actif au monde, le Steamboat (« bateau à vapeur »). Situé dans le Norris Geyser Basin, ce dernier projette de l'eau jusqu'à 90 m de hauteur. Ne vous attendez pas à voir jaillir un jet sous vos yeux – il peut s'écouler 50 ans entre deux éruptions… Et même les moins spectaculaires sont imprévisibles !
Le Yellowstone National Park (www.nps.gov/yell/index.htm), ouvert toute l'année, est très fréquenté en haute saison. Mieux vaut le visiter en automne, malgré le risque d'assister à de brusques et importantes chutes de neige.

7. Lac Bogoria (Kenya)

Lion, léopard, éléphant, buffle et rhinocéros : voici les Big Five, qui attirent des milliers de visiteurs chaque année au Kenya. Pourtant, quelques initiés savent que le pays possède aussi de rares spécimens de sources jaillissantes. Dans la vallée du Rift, juste au nord de l'équateur, le lac Bogoria est un lac salé peu profond mais très étendu (il s'étire sur 35 km). Lieu de prédilection d'une vaste population de flamants roses et classé zone protégée, le lac compte aussi plusieurs geysers. Au moins 18 d'entre eux ont été identifiés et, tout comme les nombreuses sources chaudes sur place, ils sont réputés pour leurs effets thérapeutiques.
Le lac Bogoria est à 260 km au nord de Nairobi. Découvrez les vertus des eaux du spa au Lake Bogoria Hotel.

8. Champ Géothermique de Pangalu (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

Êtes-vous capable de nommer la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ? Cet état indépendant au sud-ouest de l'océan Pacifique, au nord de l'Australie, est l'une des dernières régions du monde encore très sauvages. Il s'étend sur la « ceinture de feu du Pacifique » et les éruptions volcaniques, les séismes et les tsunamis n'y sont pas rares, tout comme les geysers. À mi-chemin de la péninsule de Willaumez, sur l'île de Nouvelle-Bretagne, le champ géothermique de Pangalu n'est pas facile d'accès mais les visiteurs intrépides seront récompensés par le spectacle offert ici par Dame Nature, avec ses sources chaudes, ses eaux bouillonnantes, ses fumerolles, ses sources de boue et ses petits geysers.
Si vous souhaitez visiter la Papouasie-Nouvelle-Guinée, sachez que la capitale s'appelle Port Moresby. Les îles offrent un climat tropical ; la saison sèche dure de mai à octobre.

9. Geysir et Strokkur (Islande)

Lorsque les premiers visiteurs venaient admirer les deux grands geysers d'Islande, ils cherchaient à déclencher une éruption artificielle en jetant des corps étrangers dans la cheminée. Dans la vallée de Haukadalur, le Geysir, qui a donné son nom à tous les autres (gjósa signifie « jaillir », en islandais), a peu à peu été étouffé et ses éruptions sont devenues de moins en moins fréquentes jusqu'à ce qu'en 1916 se produise sa dernière grande manifestation. Des activités volcaniques récentes l'ont cependant réveillé. La vallée abrite un autre grand geyser : le Strokkur, qui est désormais une célébrité grâce à la régularité de ses éruptions – l'eau jaillit ici toutes les 8 minutes !
Des circuits sont organisés sur le « Cercle d'Or », qui rassemble le Geysir, les cascades de Gullfoss et Þingvellir, un haut lieu de l'histoire nationale. De Reykjavík, il est aussi facile de rejoindre le Geysir par la route (125 km).

10. Triton (Satellite de Neptune)

Certes, Neptune est à 4,3 milliards de kilomètres de la Terre et vous avez peu de chances de vous y rendre un jour. Triton, la lune de Neptune, produit pourtant des explosions impressionnantes. En 1989, la sonde spatiale Voyager 2 a rapporté des images montrant des plumes d'azote liquide se levant à plus de 6 km de la surface de Triton et projetant des poussières à plus de 150 km de distance. Des chiffres relevant de l'exploit – sur Terre, le geyser le plus haut jamais enregistré, le Waimangu néo-zélandais (désormais éteint), projetait ses eaux à près de 300 m. Les scientifiques estiment que des explosions similaires ont lieu sur Mars, bien que nul ne les ait jamais observées. Puisque la NASA recrute désormais des volontaires pour ses expéditions, pourquoi ne pas tenter votre chance ? 
A défaut d'une visite sur Neptune, renseignez-vous sur les circuits organisés par les plus grands observatoires, comme Paranal et La Silla, au Chili (www.eso.org).


Paramètres des cookies