Temple d’Or

L'avis de l'auteur Lonely Planet

temple sikh

Le légendaire temple d’Or n’est en fait qu’une petite partie de l’immense ensemble de gurdwara que les sikhs appellent Harmandir Sahib.

Le bassin entourant l’étincelant sanctuaire central est le principal foyer spirituel. L’Amrit Sarovar (bassin de Nectar ; complexe du temple d’Or), duquel ­Amritsar tient son nom, fut creusé en 1577 par Ram Das, le quatrième gourou sikh. Il est ceint d’une allée en marbre, et les pèlerins viennent du monde entier pour se baigner dans ses eaux sacrées qui auraient des vertus thérapeutiques.

Mélange hypnotique de styles architecturaux hindou et islamique, le temple d’Or lui-même flotte au bout d’une longue passerelle. Élégant, le niveau inférieur en marbre est orné de fleurs et d’animaux, représentés suivant la technique de la pietra dura (comme au Taj Mahal). Au-dessus, le second niveau chatoyant est enveloppé dans des panneaux d’or gravés, et surmonté d’un dôme recouvert de 750 kg d’or. Dans le sanctuaire intérieur (photos interdites), prêtres et musiciens psalmodient continuellement le Guru Granth Sahib (livre saint des sikhs). Vu la file interminable de fidèles, vous ne pourrez sans doute passer que quelques minutes dans le saint des saints avant d’être gentiment poussé vers la sortie (empruntez la passerelle comme pour entrer).

Chaque matin, le Guru Granth Sahib est installé dans le temple ; il est rapporté le soir à l’Akal Takhat (Trône éternel), siège du pouvoir temporel de la Khalsa. La cérémonie se déroule à 5h et 21h30 en hiver, et à 4h et 22h30 en été. L’Akal Takhat renferme une collection d’armes sikhes sacrées. L’édifice fut endommagé lors de l’assaut lancé par l’armée pendant l’opération Blue Star en 1984. Il fut restauré par les pouvoirs publics mais les sikhs, qui refusèrent de s’en servir après cet affront, l’ont ensuite entièrement reconstruit.

D’autres sanctuaires et monuments sont disséminés autour de l’enceinte. Dans la tour de l’Horloge de l’entrée principale, le Sikh Museum retrace la persécution subie par les sikhs, successivement maltraités par les Moghols, les Britanniques et le régime d’Indira Gandhi. À l’extrémité sud-est du bassin, le Ramgarhia Bunga est une forteresse surmontée de deux minarets ; l’intérieur renferme une dalle de pierre ; saisie à Delhi par Ranjit Singh en 1783, elle servait autrefois pour les couronnements moghols.

complexe du temple d’Or ; 24h/247h-19h en été, 8h-18h en hiver

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