Nouvelle-Calédonie : Santé

Soins médicaux en Nouvelle-Calédonie

Disponibilité et coût des soins médicaux

La Nouvelle-Calédonie est dotée d’excellentes infrastructures médicales, comparables à celles que l’on trouve en métropole. Les principaux hôpitaux publics sont à Nouméa, Koumac et Poindimié. Il existe également un secteur privé médical et paramédical bien développé. En brousse, on trouve un réseau de dispensaires et de médecins libéraux. Les consultations coûtent environ 4 300 CFP.
Les prestations sociales sont gérées par la CAFAT, un organisme indépendant de la Sécurité sociale métropolitaine. Vous devrez donc avancer les frais et demander une feuille de remboursement, que vous transmettrez à votre caisse de Sécurité sociale à votre retour en métropole.
On trouve des pharmacies partout, mais si vous suivez un traitement spécifique,
il est préférable de vous munir de vos médicaments.
Des dentistes exercent dans les principales villes.
À condition de prendre un minimum de précautions, la Nouvelle-Calédonie présente peu de risques sanitaires. Les problèmes les plus graves qui peuvent se poser aux visiteurs sont les maladies transmises par les moustiques.
Les infrastructures médicales offrent par ailleurs un très bon niveau de prestations et toutes les villes disposent de cliniques bien équipées.
 

Vaccins

 

Aucun vaccin n’est obligatoire pour la Nouvelle-Calédonie, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux voyageurs de se faire vacciner contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la rougeole, les oreillons et la rubéole quel que soit le pays de destination et au moins six semaines avant le départ. 
Il est aussi conseillé de se faire vacciner contre les hépatites A et B et la typhoïde. Si vous venez d’un pays touché par la fièvre jaune, vous devrez peut-être envisager une vaccination. 
Même si vous avez été vacciné contre plusieurs maladies dans votre enfance, votre médecin vous recommandera peut-être des rappels contre le tétanos ou la poliomyélite, maladies qui existent toujours dans de nombreux pays en développement. Les vaccins ont des durées d’efficacité très variables ; certains sont contre-indiqués pour les femmes enceintes.
Vous pouvez obtenir la liste des centres de vaccination en France en vous connectant sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr, rubrique Conseils aux voyageurs>Infos pratiques>Risques>Santé/vaccinations). 
Voici les coordonnées de quelques centres de vaccination à Paris :
Groupe Hospitalier La-Pitié-Salpétrière – Pavillon Laveran (01 42 16 01 03 ; 47-83 bd de l’Hôpital, 75013 Paris)
Institut Pasteur (01 45 68 81 98 ; 209 rue de Vaugirard, 75015 Paris) Air France (01 43 17 22 00 ; 148 rue de l’Université, 75007 Paris). Centre de vaccination.

Précautions élémentaires

 

Faire attention à ce que l’on mange et à ce que l’on boit est la première des précautions à prendre. Ne soyez cependant pas paranoïaque et ne vous privez pas de goûter la cuisine calédonienne, cela fait partie du voyage. 
N’hésitez pas également à vous laver les mains fréquemment.  L’eau du robinet est potable partout en Nouvelle-Calédonie. 
Côté alimentation, la Nouvelle-Calédonie ne pose pas de problème particulier. Comme les aliments sains et frais sont présents en abondance, vous n’aurez aucune difficulté à suivre un régime équilibré. Des ennuis gastriques peuvent néanmoins survenir en raison du changement de climat et d’habitudes alimentaires.
Des poissons comestibles habituellement sans danger peuvent parfois transmettre la cigüatera, appelée la “gratte”. Celle-ci se manifeste par des vomissements, des diarrhées et des crampes, des douleurs articulaires et des picotements sur la peau et dans la bouche. La ciguatera concerne notamment les grosses espèces des récifs comme le vivaneau, le barracuda et le thazard atlantique. Aucun test ne permet de déterminer la toxicité d’un poisson, mais les habitants savent ce qui peut ou non être mangé. Les poissons pêchés après une perturbation du récif (un ouragan par exemple) ont plus de chances d’être porteurs. Ceux qui vivent à grande profondeur comme le thon ne présentent aucun risque.

Centres de plongée

Les centres de plongée appliquent des précautions strictes en matière de profondeur et de durée.
Il peut arriver que certains plongeurs, par négligence, ne respectent pas les règles de sécurité et soient victimes d’un accident de décompression. Des douleurs musculaires ou articulaires à la suite d’une plongée ne doivent pas être prises à la légère.
En cas d’urgence, il existe un caisson de décompression à Nouméa vers lequel les plongeurs sont acheminés par des avions locaux volant à très basse altitude.
Vérifiez que votre assurance couvre les risques liés à la plongée. Dans le cas contraire, contractez une assurance spécifique, comme celle proposée par le réseau Divers Alert Network (DAN ; www.daneurope.org).

Coup de chaleur

De longues périodes d’exposition à des températures élevées peuvent vous rendre vulnérable au coup de chaleur. Cet état grave survient quand le mécanisme de régulation thermique du corps ne fonctionne plus : la température s’élève alors de façon dangereuse. Évitez l’alcool et les activités fatigantes lorsque vous arrivez dans un pays à climat chaud.
Symptômes : malaise général, transpiration faible ou inexistante et forte fièvre (39 à 41°C) et céphalée lancinante, difficultés à coordonner ses mouvements, signes de confusion mentale ou d’agressivité. Il faut absolument hospitaliser le malade. En attendant les secours, installez-le à l’ombre, ôtez-lui ses vêtements, couvrez-le d’un drap ou d’une serviette mouillés et éventez-le continuellement.

Coup de soleil

Sous les tropiques, dans le désert ou en altitude, les coups de soleil sont plus fréquents, même par temps couvert. Évitez de vous exposer entre 11h et 15h. Utilisez un écran solaire et pensez à couvrir les endroits qui sont habituellement protégés, les pieds par exemple. Si les chapeaux fournissent une bonne protection, n’hésitez pas à appliquer également un écran total sur le nez et les lèvres. Les lunettes de soleil s’avèrent souvent indispensables.

Insolation

Une exposition prolongée au soleil peut provoquer une insolation. Symptômes : nausées, peau chaude, maux de tête. Dans ce cas, il faut rester dans le noir, appliquer une compresse d’eau froide sur les yeux et prendre de l’aspirine.
Otite externe
Cette inflammation du conduit auditif est causée par l’eau qui active des champignons et provoque ainsi une infection bactérienne. Elle se produit généralement après une baignade, mais peut se réveiller à la suite d’une douche si l’eau pénètre dans l’oreille.
Très douloureux, ce problème se traite efficacement à l’aide d’un antibiotique et de gouttes à base de stéroïdes. Il faut éviter l’eau jusqu’à ce que la douleur et le prurit disparaissent.

Diarrhée

Le changement de nourriture, d’eau ou de climat suffit à la provoquer ; si elle est causée par des aliments ou de l’eau contaminés, le problème est plus grave. En dépit de toutes vos précautions, vous aurez peut-être la turista, mais quelques visites aux toilettes sans aucun autre symptôme n’ont rien d’alarmant. Il est recommandé d’emmener avec soi un antidiarrhéique. Demandez conseil à votre pharmacien et à votre médecin (certains médicaments ne peuvent être délivrés sans ordonnance). La déshydratation est le danger principal lié à toute diarrhée, particulièrement chez les enfants. Ainsi le premier traitement consiste à boire beaucoup : quand vous irez mieux, continuez à manger légèrement. Les antibiotiques peuvent être utiles dans le traitement de diarrhées très fortes, en particulier si elles sont accompagnées de nausées, de vomissements, de crampes d’estomac ou d’une fièvre légère. Trois jours de traitement sont généralement suffisants, et on constate normalement une amélioration dans les 24 heures. Toutefois, lorsque la diarrhée persiste au-delà de 48 heures ou s’il y a présence de sang dans les selles, il est préférable de consulter un médecin.

Affections transmises par les insectes

Dengue, chikungunya et zika

 

Au cours des dernières années, la Nouvelle-Calédonie a été exposée à ces infections propagées par des moustiques qui, contrairement aux autres, piquent principalement le jour (de l’espèce Aedes, qui transmet ces trois maladies). Il n’existe pas de traitement prophylactique ni de vaccin. Le plus efficace est de se protéger des moustiques et donc d’appliquer régulièrement un répulsif antimoustique. Poussée de fièvre, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires précèdent une éruption cutanée sur le tronc qui s’étend ensuite aux membres puis au visage. Au bout de quelques jours, la fièvre régresse et la convalescence commence. Les complications graves sont rares. Le risque de contracter la dengue, le chikungunya ou le virus zika existe pendant la saison humide, de novembre à avril. 

Paludisme

 

Aucun cas de paludisme, ou malaria, n’a été répertorié en Nouvelle-Calédonie. Vous n’avez donc pas à prévoir de traitement antipaludique.

 
Mis à jour le : 5 avril 2017

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