Lisbonne : Culture

Langue

Le portugais, parlé par 10 millions de personnes au Portugal et 130 millions au Brésil, est également la langue officielle de cinq nations africaines : Angola, Mozambique, Guinée Bissau, Cap-Vert et São Tomé et Principe.
Attention : la prononciation du portugais est difficile. Les voyelles et les consonnes ont un son différent selon leur position et leur accent ; en outre, certaines voyelles nasales et diphtongues n'existent que dans cette langue.
Bonjour : bom dia
Bonsoir : boa tarde
Au revoir : adeus
Comment allez-vous ? : como está ?
Bien, merci : bem, obrigado/a
S'il vous plaît : se faz favor/por favor
Merci : obrigado/a
Excusez-moi : desculpe
Oui/non : sim/não
Peut-être : talvez
S'il vous plaît : se faz favor
Je viens de France : venho de França
Comment aller à... ? : como vou para... ?
Je cherche... : procuro...

La fierté des Portugais réside entre autre dans leur langue : après les siècles de rivalité et d'hostilité qui les ont opposés à leur puissant voisin, ils ne tiennent pas spécialement à ce qu'on leur parle espagnol !

Nourriture

La cuisine portugaise traditionnelle ne brille pas par sa fantaisie, mais elle est consistante. En entrée (entrada), on vous servira souvent un caldo verde, une soupe faite maison, de couleur vert jade, à base de pommes de terre et de chou. En plat principal, le peixe (poisson) et les fruits de mer sont largement répandus ; si vous aimez les sardines grillées (sardinhas assadas), vous ferez des festins peu onéreux, et vous ne pourrez manquer de découvrir le fameux bacalhau (morue salée), ingrédient phare de la gastronomie locale depuis quatre siècles et dont il existe, paraît-il, 365 recettes ! Vous pourrez également essayer le arroz de marisco (sorte de paella au poisson), le leitão assado (cochon de lait rôti) ou encore la carne de porco a alentejana, qui mêle avec bonheur viande de porc et praires.
Si vous avez l'estomac bien accroché, vous ne reculerez pas devant les tripas de Porto, les migas alentejanas, étouffe-chrétien à base de pain et de gras de porc, ni même devant les papas de sarrabulho, sorte de pâtée sanguinolente. Naturellement, vous aurez toujours la possibilité de faire passer tout cela avec un petit vinho verde, un verre de porto ou de madère...
Attention par ailleurs à ne pas commander uma tourada au lieu de uma torrada : si cette dernière est une tranche de pain, la première désigne... une course de taureau.

Religion

L'Inquisition fut mise en œuvre dans les années 1530 par João III et son épouse espagnole, fervente catholique, faisant des milliers de victimes lors de cérémonies publiques appelées auto da fé (acte de foi) ; la terreur ne disparut qu'en 1820. Le Portugal n'a plus aujourd'hui de religion d'État, mais l'Église est toujours puissante et respectée. L'un des lieux de pèlerinage les plus importants d'Europe se situe à Fatima (environ 120 km au nord de Lisbonne). Si les Lisboètes affichent leur ferveur en juin, lors de la Festa de Santo Antonio, leur pratique religieuse tend à décroître, et les mariages civils et les divorces sont mieux acceptés à Lisbonne qu'ailleurs.
Outre les chrétiens (qui regroupent aussi des évangélistes, des baptistes, des méthodistes...), la ville compte également deux petites communautés musulmane et juive.

En raison de l'influence catholique et de la répression exercée par le régime de Salazar, le Portugal reste un pays largement conservateur. Si Lisbonne est moins religieuse que les autres provinces, elle respecte néanmoins certaines pratiques et fêtes.

Arts

Le style de musique portugais mondialement connu est la mélopée nostalgique appelée fado, apparue à la fin du XVIIIe siècle dans les quartiers lisboètes populaires de l'Alfama et de la Mouraria. Dérivé des poésies chantées par les troubadours, également influencé par les chants des esclaves africains, le fado est traditionnellement chanté par un artiste accompagné par un musicien jouant de la guitare portugaise à 12 cordes. La musique africaine (du Cap-Vert, d'Angola, de Guinée-Bissau...) est désormais très populaire à Lisbonne.
Les sculpteurs, quant à eux, ont toujours excellé : à l'ère manuéline (style typiquement portugais marquant la transition entre le style gothique et la Renaissance, qui s'est développé sous le règne de Dom Manuel Ier, au XVIe siècle), ils créèrent des décorations exubérantes.
La ville comprend assez peu d'œuvres architecturales anciennes, du fait du tremblement de terre de 1755. Les édifices manuélins les plus remarquables se situent en fait à Belém, à 6 km à l'ouest du centre-ville. Le style baroque dépassa encore, si faire se peut, l'extravagante imagination des artistes manuélins, comme en témoignent à Lisbonne la Igreja de São Roque et la Igreja de Nossa Senhora da Madre de Deus.
Quant à la littérature, elle se caractérise par la combinaison originale de la poésie lyrique et de la fiction réaliste, comme l'illustre entre autres Luis Vaz de Camões. Parmi les autres auteurs portugais de renom, citons Almeida Garrett, Maria Eça de Queiros, José Maria Ferreira de Castro et Fernando Pessoa, auteur d'une œuvre originale et complexe.
Enfin, le plus bel art décoratif portugais est sans doute constitué par les carreaux de faïence vernissés appelés azulejos : ceux-ci recouvrent tout dans le pays, des intérieurs d'églises aux gares en passant par les façades et les fontaines. Si les Portugais n'en ont pas inventé la technique (ils l'ont apprise des Maures, qui la tenaient des Perses), ils l'ont certainement utilisée de manière plus imaginative que toute autre nation.

Mis à jour le : 16 mai 2018
Vizeat

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