Budapest : Culture

Arts traditionnels

La Hongrie possède l’une des plus riches traditions populaires d’Europe et, mis à part la musique, c’est bien cela qui a forgé la renommée artistique du pays dans le monde. Beaucoup de Budapestois ne seraient sans doute pas d’accord, car ils considèrent que l’art traditionnel est dépassé et que son élévation est le fruit de l’ex-régime communiste, mais pourtant, ce serait une erreur de s'intéresser aux beaux-arts sans se pencher sur les arts traditionnels. Les deux sont inextricablement liés depuis des siècles et n’ont cessé de se nourrir mutuellement. La musique de Béla Bartók et les sculptures de céramique de Margit Kovács tirent leurs racines de la culture traditionnelle.
Tissage, couture, poterie, sculptures, meubles de bois... En dehors des musées, on rencontre peu d’objets d’art traditionnel fabriqués et utilisés en Hongrie, sauf dans les régions roumaines de racines hongroises en Transylvanie. À cause de leur isolement ou d’un attachement aux traditions pour des raisons économiques ou esthétiques. Le meilleur endroit de Budapest pour admirer les œuvres des meilleurs artistes traditionnels de Hongrie est l’immense musée d’Ethnographie.

Littérature

Comme l’a si bien énoncé le poète Gyula Illyés (1902-1983), “Le hongrois est tout à la fois notre berceau le plus moelleux et notre cercueil le plus solide”. La difficulté et la subtilité de cette langue ont exclu les étrangers de la littérature hongroise et, bien qu’il soit plus agréable de lire les ouvrages suivants dans leur version originale, la plupart des lecteurs devront se contenter des traductions disponibles. Proportionnellement à sa taille, Budapest a fait émerger un nombre élevé de génies de la littérature. En témoignent ses nombreuses places et rues portant le nom d'un écrivain ou d'un poète. Parmi les très grands noms de la littérature hongroise, citons Sándor Petőfi, Imre Madách, Mór Jókai, Kálmán Mikszáth, Zsigmond Móricz, Dezső Kosztolányi, Gyula Krúdy, Imre Kertész, et Péter Esterházy. 

Musique

La création musicale hongroise déborde largement les frontières. Petit pays mais grande musique, pourrait-on dire ! Surtout dans le domaine classique (la komolyzene ou “musique sérieuse”) bien sûr, avec des compositeurs tels que Liszt, mais aussi dans le domaine plus modeste de l’opérette. Sans compter la renaissance de la musique traditionnelle hongroise, grâce au formidable phénomène táncház qui rattache tous ses participants aux racines mêmes de la Hongrie populaire.
La Hongrie a vu naître nombre de grands artistes de musique classique, mais il en est un qui sort incontestablement du lot : Franz (en hongrois, Ferenc) Liszt (1811-1886) qui fonda l’Académie de musique de Budapest et vécut dans un quatre-pièces au 1er étage sur Vörösmarty utca de 1881 à sa mort. Il aimait à se dire “moitié tzigane”. Certaines de ses œuvres, notamment les vingt Rhapsodies hongroises, évoquent d’ailleurs la musique rom traditionnelle.
Béla Bartók (1881-1945) et Zoltán Kodály (1882-1967) ont séjourné assez longtemps à Budapest, Bartók sur les collines de Buda au 29 de II Csalán út 29 et Kodály dans un appartement au Kodály körönd 1, le long d’Andrássy út. Ils furent les premiers en 1906 à recenser les airs de la musique populaire hongroise, voyageant ensemble et enregistrant sur le vif dans toutes les régions de langue hongroise. Tous deux exploitèrent ensuite leurs trouvailles dans leurs compositions, pour Bartók dans Le Château de Barbe-Bleue notamment et pour Kodály dans les Variations sur le paon.
Aussi courue qu’ailleurs à Budapest, la musique pop couvre un large éventail de styles en Hongrie, du punk (Auróra) au hip-hop (Bëlga) en passant par l’électro (Ferenc Vaspöeri) et la musique commerciale. Budapest accueille même un des plus grands événements annuels de pop en Europe, le Sziget Festival (www.sziget.hu), mi-août sur l’île d’Óbuda (Hajógyári). Soit, sur une seule semaine, plus d’un millier de concerts et plus de 400 000 spectateurs réunis au nord de l’île Marguerite.

Architecture

D’une rive à l’autre, Budapest conserve dans ses murs les traces de son passé multiforme. De l’Aquincum romaine des rives du Danube aux rues médiévales de la colline du Château, la ronde architecturale mène à travers les ruines monastiques de l’île Marguerite, puis à Buda comme à Pest dans les envolées baroques des églises. Mais si le style néoclassique a marqué son empreinte sur des bâtiments aussi symboliques que la basilique Saint-Étienne et le Musée national hongrois, l’emblème architectural de la “perle du Danube” est bien l’Art nouveau. Plus précisément le style Sécession dont la Caisse d’épargne de la poste royale et le musée des Arts décoratifs sont les plus beaux joyaux.

Mis à jour le : 17 juin 2013
Vizeat

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