Bruxelles : Culture

Coutumes

Certes, il y a les pubs, les brasseries et les cafés, les chocolats ou les wafels (gaufres), mais la plus étonnante et la plus chère tradition des Bruxellois, celle qui rassemble les communautés, est leur attachement au Manneken Pis, le plus vieux citoyen de Bruxelles (il est là depuis 1619). La coutume veut qu'on lui offre des vêtements depuis que Maximilien Emmanuel de Bavière, alors gouverneur des Pays Bas du Sud, lui a fait cadeau de son premier costume. De nombreux souverains ou chefs d'État ont ainsi rendu hommage à la ville : depuis Louis XV, après que ses troupes eurent tenté de le dérober, à Nelson Mandela. Confiées à la garde d'un chambellan chargé d'habiller le petit bonhomme pour les grandes occasions, les quelques 665 tenues sont conservées dans le musée de la Ville de Bruxelles.

Langue

Bruxelles est officiellement bilingue (même les noms de rues sont en deux langues), mais le français est la langue de 85% de ses habitants. Dès que vous quittez Bruxelles intra-muros, la querelle linguistique franco-flamande fait rage ; en ville, cependant, vous entendrez le truculent et inventif langage bruxellois de la rue.

Nourriture

Les Belges prennent la nourriture très au sérieux, et leur table est attrayante. Les moules marinières accompagnées de frites font figure de plat national. Vous trouverez partout des frituur, des petits kiosques où sont servies, dans des cornets de papier, des frites généreusement recouvertes de mayonnaise. Rien ne vous empêche de goûter des spécialités moins connues, comme le waterzoï (ragoût de poulet cuisiné à la crème), le stoemp (variation flamande de la purée), les maatjes (petits harengs) ou le gibier.
En dessert, vous n'aurez que l'embarras du choix entre les wafels (gaufres), achetées au stand encore fumantes, et les chocolats (ou pralines). Et si vous avez soif, entre 400 et 800 variétés de bières vous attendent !

Religion

Environ les trois quarts de la population belge sont catholiques. Les traditions religieuses, encore vivaces, influencent notamment la politique et l'éducation.

Arts

On attribue aux peintres flamands la découverte de la peinture à l'huile, et il n'est guère surprenant que ce pays ait produit un nombre impressionnant de chefs-d'œuvre. Parmi les primitifs flamands, citons Jan Van Eyck, Van der Weyden ou Dirk Bouts. Au XVIe siècle, Pieter Bruegel (dit Bruegel l'Ancien, vers 1525-1569), formé à Anvers, s'installe à Bruxelles vers 1563, dans le quartier des Marolles qui, aujourd'hui, abrite son musée. Ses deux fils, Pieter et Jan, suivront sa trace. Le XIXe siècle est marqué par le romantisme français : Jacques-Louis David, peintre officiel de Napoléon Ier, quitte la France pour Bruxelles, où il influencera une génération de peintres. En 1894, le cercle artistique baptisé La Libre Esthétique donnera naissance à l'Art nouveau, principalement représenté par l'architecte Victor Horta ; ses plus belles réalisations sont la Gare Centrale et le palais des Beaux-Arts, ainsi que sa maison particulière aujourd'hui converti en musée Horta. Le XXe siècle sera marqué par le travail de deux peintres surréalistes : René Magritte (1898-1967), honoré par la fondation d'un musée au coeur même de la ville, et Paul Delvaux (1897-1993).
Il fallut attendre le XXe siècle pour que les musiciens belges se fassent réellement entendre sur la scène internationale : c'est à Adolphe Sax, inventeur du saxophone, que l'on doit d'avoir apporté au jazz un son nouveau, et Bruxelles accueille en permanence de très nombreux jazzmen.
N'oublions pas le cinéma, bien représenté avec les réalisateurs contemporains que sont André Delvaux, Rémy Belvaux, les frères Dardenne (Rosetta, Palme d'or au Festival de Cannes 1999), ni le théâtre de Toone, des marionnettes bruxelloises dont la tradition remonte à 1830. Enfin, last but not least, c'est à la bande dessinée que le nom de Bruxelles est désormais attaché : le 9e art a d'ailleurs ici son musée, avec le centre belge de la bande dessinée.

Vizeat

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