Berlin : Si vous aimez

Fêtard, féru d'histoire, passionné d'architecture, collectionneur, gourmet ou amateur de bizarreries? Berlin est comme un grand livre où chacun lira et écrira les pages qui lui plairont. Un seul mot d'ordre: gardez l'esprit ouvert et amusez-vous!

Cuisine

Si vous êtes tenté par une spécialité berlinoise bien consistante, quantité d'établissements servant côtelettes de porc fumées, jarrets, foie de veau et autres viandes vous attendent. La tendance actuelle est toutefois à une cuisine plus légère, plus saine et plus créative, dont se sont fait une spécialité les adresses gastronomiques, les restaurants bio et d'innombrables établissements de cuisines du monde.
Les pointilleux critiques du Michelin se sont fait l'écho de cette métamorphose de la scène culinaire berlinoise en accordant leurs étoiles tant convoitées à 11 chefs, notamment ceux du Rutz et du Facil . Mais vous n'aurez pas forcément besoin de dépenser beaucoup pour bien manger: les meilleures adresses sont bien souvent des petits restaurants de quartiers, élégants mais sans prétention, comme le très cosy Café Jacques .
Le caractère cosmopolite de la capitale allemande explique la diversité de sa cuisine. Les curieux pourront aussi bien goûter à la Schnitzel (escalope) autrichienne qu' aux steaks de zèbre de Zambie. Trouver un bar à sushis correct n'est plus un problème. Les restaurants végétariens (ou même végétaliens) poussent comme des champignons, tout comme les adresses bio. C'est à Berlin qu'ont ouvert le premier fast-food bio du pays – le Yellow Sunshine – et le premier restaurant soucieux de limiter son impact sur l'environnement – le Foodorama .
Deux grandes tendances sont apparues récemment. Tout d'abord, les restaurants de cuisine asiatique. Lancée il y a quelques années par Monsieur Vuong , la formule soupe-plat du jour, servie dans un cadre design, a depuis été largement copiée. Très en vogue également, les “guerrilla dinings” sont des dîners (sur invitation) organisés chez des particuliers par des clubs gastronomiques confidentiels comme le Shy Chef (www.theshychef.wordpress.com).
Le petit déjeuner a été élevé au rang de véritable art de vivre et de nombreux cafés le servent jusque tard dans l'après-midi. Le brunch dominical, sous forme de buffet à volonté, est une institution.
Les chaînes de restauration rapide internationales sont bien entendu omniprésentes, mais les en-cas les plus prisés restent la modeste Currywurst – saucisse de porc saupoudrée de curry – et le döner (chiche-kebab), pita fourrée de copeaux de viande de veau ou de poulet et de salade, et arrosée d'une sauce au yaourt et à l'ail.

Pour un en-cas

  • Burgermeister
  • Curry 36
  • Dolores
  • Schlemmerbuffet

Menus équilibrés

  • Hans Wurst
  • Monsieur Vuong
  • Seerose
  • Yellow Sunshine

Recettes traditionnelles

  • Henne
  • Oderquelle
  • Schusterjunge
  • Schwarzwaldstuben
  • Zur Letzten Instanz

Place à la créativité

  • Fellas
  • Hartmanns
  • Horváth
  • Uma

Le Berlin gay et lesbien

La permissivité légendaire de Berlin a produit l'un des terrains de jeux gay, lesbien, bi et trans les plus fabuleux au monde. On trouve de tout à “Homopolis”, vraiment de tout, du culturel au coquin, du bourgeois au bizarroïde, du conventionnel au flamboyant.
La scène gay se concentre principalement à Schöneberg, dans la Motzstrasse et la Fuggerstrasse , où le drapeau arc-en-ciel flotte fièrement depuis les Années folles. Prenzlauer Berg est le quartier homo le plus branché de Berlin-Est, le cœur de l'action se situant dans la Greifenhagener Strasse , la Gleimstrasse et la Schönhauser Allee . Kreuzberg revêt quant à lui un aspect plus alternatif (Oranienstrasse, ; et Mehringdamm, ), tandis que Friedrichshain abrite une petite enclave montante fréquentée surtout par les étudiants.
Les établissements couvrent toute la gamme des lieux de divertissement: cafés relax, bars extravagants, cinémas, saunas, terrains de drague, clubs avec dark room et lieux de débauche. Le sexe fait en réalité partie du quotidien dans une ville que rien n'offusque et où tout semble légalement et ouvertement permis. Comme ailleurs, les hommes ont plus d'options pour s'amuser, mais les femmes – lesbiennes sophistiquées, hippies ou camionneuses – n'en sont pas pour autant laissées pour compte.
Hormis les plus “hard”, les adresses gays et lesbiennes acceptent les représentants du sexe opposé et les hétéros, ces derniers se laissant séduire par l'originalité des lieux. Les femmes apprécient aussi les bars gays car elles risquent moins d'y être importunées.
La référence est le magazine gratuit Siegessäule (www.siegessaeule.de), qui publie aussi un fascicule gratuit Out in Berlin (www.out-in-berlin.de), distribué dans les Infostores . Blu Magazine (www.blu.fm), disponible en ligne ou en kiosque, dresse la liste de toutes les soirées et lieux du moment. Le bimensuel L-Mag (www.l-mag.de) est lu par les lesbiennes.
La communauté homosexuelle berlinoise a subi de terribles persécutions sous le IIIe Reich. Les homosexuels furent mis au ban de la société et souvent envoyés en camps de concentration, marqués d'un triangle rose. Dans l'Ebertstrasse , un mémorial commémore leur calvaire et une plaque à l'extérieur de la station de U-Bahn Nollendorfplatz leur rend hommage.
Depuis 2001, Berlin est dirigé par un maire ouvertement homosexuel, Klaus Wowereit. Sa déclaration “Je suis gay, et c'est très bien comme ça” a été élevée au rang de slogan par la communauté. Pour en savoir plus sur l'histoire de cette communauté, rendez-vous au musée de l'Homosexualité .
Le calendrier des festivals démarre avec Easter in Berlin (www.blf.de), six jours de fête rassemblant d'innombrables fétichistes et amateurs de cuir s'achevant par le couronnement du “M. Cuir allemand”.
En juin, les rues de Schöneberg sont envahies par la foule durant le Lesbisch-Schwules Strassenfest (Festival de rue gay et lesbien; www.regenbogenfonds.de), qui sert d'échauffement avant le Christopher Street Day , un peu plus tard dans le mois. En septembre, Folsom Europe (www.folsomeurope.com) voit ressortir les fétichistes de tout crin.
Pour de plus amples informations, les gays peuvent s'adresser à Mann-O-Meter (; 216 8008; www.mann-o-meter.de; Bülowstrasse 106; 9h-20h lun-ven; TrainNollendorfplatz). Les lesbiennes contacteront Lesbenberatung (Centre de soutien aux lesbiennes; ; 215 2000; www.lesbenberatung-berlin.de; Kulmer Strasse 20a, Schöneberg; 10h-19h lun, mar et jeu,10h-17h mer et ven; TrainYorckstrasseTramwayYorckstrasse).
Pour un circuit personnalisé de découverte du mode de vie gay à Berlin (vie nocturne, shopping, gastronomie), contactez Berlinagenten (4372 0701; www.berlinagenten.com).

Sorties festives

Bars animés

  • Heile Welt
  • Möbel Olfe
  • Roses
  • Zum Schmutzigen Hobby (; photo)

Scène artistique

Depuis la chute du Mur en 1989, Berlin est devenue l'une des capitales du monde de l'art. Outre ses nombreux musées et galeries, la ville accueille un salon annuel (Art Forum Berlin; ) et une Biennale présentant des œuvres d'avant-garde. Attirés par l'énergie créatrice et la liberté de pensée régnant dans la capitale mais aussi par les les loyers bon marché, des artistes du monde entier s'installent à Berlin, aiguisant la curiosité des grands collectionneurs. Certains de ces artistes, comme Olafur Eliasson, Elmgreen & Dragset, Thomas Scheibitz, Isa Genzken, Jonathan Meese et Norbert Bisky, ont vu leur cote monter en flèche sur le marché de l'art.
Avec plus de 400 galeries à travers la ville, il y a toujours une exposition intéressante à voir quelque part. Aucun quartier ne peut se prévaloir d'être le secteur des galeries, mais vous en trouverez un grand nombre à Mitte – dans l'Auguststrasse et, plus au nord, dans la Brunnenstrasse –, ainsi que du côté de Checkpoint Charlie dans la Zimmerstrasse, la Kochstrasse et la Charlottenstrasse et, un peu plus à l'est, dans la Lindenstrasse. Les galeries de la Halle am Wasser (Halle au bord de l'eau; ) et de la zone située sous le Jannowitzbrücke méritent aussi une visite. Charlottenburg possède des galeries réputées le long du Kurfürstendamm et dans des rues comme la Mommsenstrasse et la Fasanenstrasse .
Les collections privées comme la collection Hoffmann ; www.sammlung-hoffmann.de), la collection Boros (; www.sammlung-boros.de) et la collection Haubrok (; www.sammlung-haubrok.de) présentent également de remarquables expositions.
Les collections des musées berlinois figurent parmi les plus belles du pays. Vous verrez à la Pinacothèque plus de Rembrandt que partout ailleurs et la Nouvelle Galerie nationale abrite un ensemble exceptionnel d'œuvres d'expressionnistes allemands. Les amateurs d'art contemporain se rendront à la Gare de Hambourg . Le musée Berggruen expose de nombreux Picasso, tandis que l'Ancienne Galerie nationale fait la part belle à Caspar David Friedrich. Les œuvres d'art berlinoises du XXe siècle sont exposées à la Berlinische Galerie . La collection Scharf-Gerstenberg met à l'honneur le surréalisme.
Vous trouverez toute l'actualité artistique dans les magazines Tip (www.tip-berlin.de) et Zitty (www.zitty.de) ou sur le site http://berlin.art49.com. Les germanophones peuvent aussi consulter www.indexberlin.de, www.art-in-berlin.de, www.berliner-galerien.de et www.kunstmagazinberlin.de. L'ouvrage Berlin Art Now de Mark Gisbourne (en anglais) évoque 19 grands artistes du Berlin contemporain, tandis que Berlin Contemporary 2008/2009 d'Angela Hohmann et Imke Ehlers (en allemand) présente 75 des plus grandes galeries d'art de la capitale. Pour découvrir l'univers des galeries, participez à l'une des visites guidées organisées par Berlin Entdecken (www.berlin-entdecken.de/junge_kunst.php; visite 10 €; 11h sam) ou Go Art (www.goart-berlin.de).

Les incontournables

  • Ancienne Galerie nationale
  • Pinacothèque
  • Martin-Gropius-Bau
  • Nouvelle Galerie nationale

L'art avant-gardiste

  • Contemporary Fine Arts
  • Gare de Hambourg
  • Kunst-Werke Berlin
  • Hall d'exposition temporaire
  • Collection Boros

Les petits bijoux

  • Berlinische Galerie
  • Musée Emil Nolde
  • Musée Käthe-Kollwitz
  • Musée Berggruen

Cadres exceptionnels

  • Collection Boros
  • Daimler Contemporary
  • Halle au bord de l'eau
  • Gare de Hambourg

Le Berlin juif

Depuis la réunification, la communauté juive de Berlin a connu une croissance spectaculaire, alimentée par l'arrivée massive d'immigrants d'ex-URSS, mais aussi de Juifs allemands regagnant leur terre natale, d'Israéliens fuyant les troubles agitant leur pays et d'Américains attirés par le faible coût de la vie et l'étonnant potentiel créatif de la ville. La communauté compte aujourd'hui 13 000 membres environ, mais on estime au double la population juive de Berlin, de nombreux Juifs n'étant pas inscrits auprès d'une synagogue.
La communauté possède huit synagogues, deux bains rituels mikvah, plusieurs écoles, de nombreuses institutions culturelles et quelques restaurants et boutiques kascher. Le dôme doré de la Nouvelle Synagogue , dans l'Oranienburger Strasse, est le signe le plus visible du renouveau juif; cette synagogue n'est pas seulement un lieu de culte, mais aussi un centre communautaire et un lieu d'exposition. De l'autre côté de la ville, à Kreuzberg, le Musée juif , impressionnant édifice de Daniel Libeskind, retrace les deux mille ans de l'Histoire tumultueuse des Juifs allemands.
Les documents historiques attestent que les premiers Juifs qui s'établirent à Berlin arrivèrent en 1295; ils pouvaient, à la différence des chrétiens, pratiquer le prêt à usure. Tout au long du Moyen Âge, ils furent tenus pour responsables de tous les maux économiques ou sociaux qui frappèrent la ville. Lors de la peste de 1348, les Juifs furent accusés d'avoir empoisonné les puits, ce qui provoqua le premier grand pogrom de l'histoire. En 1510, 38 Juifs furent torturés et brûlés en public pour avoir prétendument volé une hostie: les aveux du véritable coupable (chrétien) avaient été jugés trop spontanés pour être vrais.
Ce fut par intérêt, et non par humanisme, que le Grand Électeur, Frédéric-Guillaume, invita cinquante familles juives expulsées de Vienne à venir s'installer à Berlin en 1671. Toutefois, il étendit plus tard son offre à tous les Juifs, les autorisant en outre à pratiquer leur foi, chose rare en Europe à cette époque. Le plus ancien cimetière juif de Berlin, l'Alter Jüdischer Friedhof , vit le jour à cette période. C'est là que repose le grand philosophe Moses Mendelssohn, qui arriva à Berlin en 1743. Ses idées progressistes et son militantisme ouvrirent la voie à l'édit d'émancipation de 1812, qui conférait la pleine citoyenneté prussienne aux Juifs et leur accordait l'égalité des droits et des devoirs. À la fin du XIXe siècle, les Juifs représentaient 5% de la population de Berlin, et une grande partie d'entre eux étaient devenus totalement allemands, tant par la langue que par l'identité.
À la même époque, des Juifs hassidim qui fuyaient les pogroms perpétrés en Europe orientale arrivèrent à Berlin et s'installèrent dans le Scheunenviertel, alors quartier misérable peuplé d'immigrants. En 1933, la population juive de Berlin comptait 160 000 personnes, soit un tiers des Juifs d'Allemagne. La plupart parvinrent à fuir l'horreur du régime nazi, mais 55 000 en furent victimes. Seuls 1 000 à 2 000 Juifs auraient survécu à Berlin jusqu'à la fin de la guerre, souvent avec l'aide de voisins non juifs. Parmi les nombreux monuments érigés dans la capitale à leur mémoire, le principal est le mémorial de l'Holocauste , près de la porte de Brandebourg. L'exposition en plein air Topographie de la terreur , qui doit être prochainement transférée dans un édifice bâti pour elle, témoigne elle aussi des atrocités du IIIe Reich.
La communauté juive de Berlin organise des manifestations culturelles qui attirent également les non-Juifs, comme le festival Jüdische Kulturtage (Journées culturelles juives; www.juedische-kulturtage.org), qui se tient chaque année fin octobre depuis 1987. Le théâtre juif Bamah (www.bamah.de) présente depuis 2001 des pièces, des spectacles de cabaret, de la chanson et des lectures. Des visites guidées du Berlin juif (en anglais) sont proposées par Berlin Walks . Pour plus d'informations sur la communauté juive, voir www.berlin-judentum.de.

Le mur de Berlin

Ironie de l'histoire, le site touristique le plus célèbre de la capitale allemande est un monument qui n'existe plus, ou presque. Pendant vingt-huit ans, rien n'a plus fortement symbolisé la guerre froide que le mur de Berlin, qui divisait la ville, mais isolait aussi un monde d'un autre. Sa construction débuta peu après minuit le 13 août 1961, lorsque des soldats est-allemands commencèrent à encercler Berlin-Ouest de barbelés, bientôt remplacés par du béton. Mesure de la dernière chance des autorités de la RDA, le Mur devait mettre un terme à l'exode qui avait déjà privé l'Allemagne de l'Est de 3,6 millions de personnes depuis 1949, cette fuite de main d'œuvre, essentiellement jeune et/ou qualifiée, menaçant l'équilibre économique et politique du pays.
Baptisé “barrière de protection anti-fasciste”, ce sinistre symbole de l'oppression s'étendait sur 155 km. Le mur de béton sans cesse amélioré devint un système complexe de sécurité frontalière, qui comprenait tout un dispositif (la “bande de la mort”) mêlant fossés, projecteurs, routes de patrouille, chiens, clôtures électrifiées et, bien sûr, miradors et gardes-frontière à la gâchette facile.
Quelques jours seulement après le 13 août, un premier fugitif fut abattu. La cruauté du système apparut au grand jour le 17 août 1962, lorsqu'un jeune homme de 18 ans, Peter Fechtner, blessé par balles et abandonné à son sort, perdit tout son sang sous l'œil impassible des gardes est-allemands. Un mémorial a été élevé dans la Zimmerstrasse , à l'endroit où il mourut. Un autre mémorial rendant hommage aux victimes du Mur se dresse juste au sud du Reichstag, à l'extrémité est de la Scheidemannstrasse .
La chute du Mur fut aussi soudaine que son édification. De nouveau, les habitants de la RDA fuyaient le pays, cette fois par la Hongrie, qui venait d'ouvrir sa frontière avec l'Autriche. Les Allemands de l'Est se mirent à manifester régulièrement en faveur du respect des droits de l'homme et de la fin de la toute-puissance du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED). Le 9 novembre 1989, le porte-parole du SED, Günter Schabowski, annonça à la télévision à la surprise générale que toutes les restrictions aux déplacements vers l'Ouest étaient levées. Des scènes de liesse indescriptibles et des files interminables de Trabant signèrent les retrouvailles des deux parties de Berlin. La démolition du Mur fut entreprise presque immédiatement.
Il ne reste du Mur qu'un vestige d'1,5 km de long. Le plus long tronçon (1,3 km), le mieux préservé et le plus intéressant, a été baptisé l'East Side Gallery , en raison de ses nombreuses fresques peintes par des artistes du monde entier en 1990 (puis rénovées en 2009).
En 20 ans, les deux parties de Berlin se sont fondues l'une dans l'autre et seul un œil averti distingue encore l'Est de l'Ouest. Une double rangée de pavés signale l'emplacement du Mur sur une longueur de 5,7 km.
Fat Tire Bike Tours (www.fattirebiketoursberlin.com) propose des visites du Mur. Les plus ambitieux pourront suivre le Berliner Mauerweg (sentier du mur de Berlin; www.berlin.de/mauer/index.en.html), un chemin balisé pour piétons et cyclistes long de 160 km qui suit les anciennes fortifications frontalières, jalonné de 40 stations donnant des informations en plusieurs langues. Une manière plus high-tech de suivre le Mur consiste à louer un Mauerguide (www.mauerguide.de; tarif plein/réduit 4 heures 8/5 €, journée 10/7 €), formidable petit ordinateur portable équipé d'un GPS intégré et assorti d'un commentaire instructif et de documents historiques audio et vidéo. Téléphonez ou consultez le site Internet pour connaître les points de location.
Pour plus d'informations sur le Mur, rendez-vous au mémorial du Mur de Berlin (Gedenkstätte Berliner Mauer; ; 464 1030; www.berliner-mauer-gedenkstaette.de; Bernauer Strasse 111; entrée libre; 10h-18h avr-oct, jusqu'à 17h nov-mars; TrainBernauer Strasse; TramwayNordbahnhof), qui comprend un centre de documentation, une installation artistique, une portion du Mur, une chapelle et une galerie en plein air. Le musée du Mur, également appelé Haus am Checkpoint Charlie , retrace également les années de la guerre froide.
Pour tout savoir sur le mur de Berlin, consultez le site www.berlin.de/mauer.

Le Berlin communiste

Bien que la République démocratique allemande (RDA) ait disparu depuis plus de vingt ans, de nombreux endroits de Berlin évoquent encore cette période remarquablement dépeinte dans les films Good Bye Lenin ! et La Vie des autres. Le musée de la RDA , petit établissement interactif, pose un regard plutôt bienveillant sur la vie quotidienne derrière le rideau de fer. Le musée de la Stasi , aménagé dans les locaux de l'ancien ministère de la Sécurité, évoque un aspect plus inquiétant de l'ex-RDA. On y découvre que, lorsqu'il s'agissait de contrôler leur propre peuple, rien n'arrêtait les dirigeants est-allemands. Les dissidents présumés finissaient souvent dans la prison de la Stasi , à Hohenschönhausen, établissement tristement célèbre dont les visites sont parfois guidées par d'anciens détenus.
Poursuivez par une balade le long de la Karl-Marx-Allee , imposante avenue à l'architecture typique de l'époque communiste et incarnation même de la grandiloquence et de la fatuité du régime. Pour un peu plus de légèreté, faites un saut à Mondos Arts , qui célèbre l'“Ostalgie” (la nostalgie de l'Est) à travers un bric-à-brac de babioles du temps de la RDA. Autre magasin très apprécié, l'Ampelmann Galerie est spécialisée dans les articles à l'effigie du petit bonhomme qui figurait sur les feux de signalisation de Berlin-Est. Pour compléter l'expérience, vous pourrez vous glisser au volant d'une authentique Trabant d'époque et participer à un Trabi Safari .

Clubs et discothèques

Berceau de la musique techno, accro à l'électro, Berlin est le paradis des clubbeurs. Que vous soyez plutôt branché(e) house, techno, drum'n'bass, breakbeat, britpop, dancehall, ska ou reggae, vous trouverez toujours une boîte à votre goût, et cela, tous les jours de la semaine. La concentration de DJ (résidents et de passage) est telle que la programmation est généralement fantastique. Parmi les pointures berlinoises figurent André Galluzzi, Ellen Allien ou Apparat.
Les critères d'admission sont plus souples que dans la plupart des autres villes européennes. Un look original est souvent plus apprécié qu'un costume Armani et l'âge importe peu.
Où que vous alliez, inutile d'arriver avant 1h du matin. Dans certaines boîtes, comme le Berghain/Panoramabar, la fête ne bat son plein qu'à partir de 4h du matin. Et si vous souhaitez passer tout votre week-end à danser, de nombreux afters vous attendent ensuite.
Les magazines Zitty, Tip et 030 répertorient les soirées. Dans les boutiques, les cafés et les bars, des flyers signalent aussi les bons plans. Les germanophones se rendront sur www.clubcommission.de. .

La meilleure fête le…

  • lundi SO36
  • mardi Cookies
  • mercredi Watergate
  • jeudi Weekend
  • vendredi Clärchens Ballhaus
  • samedi Berghain/Panoramabar
  • dimanche Club der Visionäre

Le meilleur club pour…

  • les afters Delicious Doughnuts
  • les DJ Watergate
  • côtoyer des célébrités Cookies
  • faire la fête dans la journée Club der Visionäre
  • jouer les hédonistes Berghain/Panoramabar
  • la vue Weekend

Où prendre un verre

Si vous aimez les bars, vous allez adorer Berlin. Pubs chaleureux, bars de plage au bord de la rivière, Biergarten à l'abri des châtaigniers, repaires souterrains, bars à DJ, élégants bars d'hôtel ou temples design pour amateurs de cocktails, la variété est telle que chacun y trouve son compte. C'est à Kreuzberg et Friedrichshain que se trouvent actuellement les lieux les plus branchés, tandis que Mitte et Charlottenburg abritent des adresses plus propices aux rendez-vous galants. Les propriétaires rivalisant de créativité, tous les lieux ont un style et une atmosphère bien à eux.
La frontière entre cafés et bars est souvent floue, certaines adresses se métamorphosant le soir venu. Certains bars n'ouvrent leurs portes qu'à partir de 18h ou 20h, et ne ferment qu'au départ des derniers clients. Si la bière demeure la boisson préférée des Berlinois, toutes sortes de cocktails, des vins pétillants (souvent servis avec des glaçons), d'excellentes vodkas et de diaboliques breuvages à base d'absinthe vous seront également proposés.
Un phénomène nouveau touche le Scheunenviertel: la tournée des bars organisée. Pour environ 12 € par personne, les adeptes de ces circuits un peu particuliers peuvent boire autant qu'ils le veulent de bières et de cocktails bon marché dans une poignée d'établissements touristiques. Insider Tour (692 3149; www.insidertour.com) et New Berlin Tours (0179 973 0397; www.newberlintours.com) organisent ce type de sortie très prisée des Anglo-Saxons.

La meilleure adresse pour…

  • sonBiergarten Prater
  • boire un café Anna Blume
  • boire un verre en journée Bar Gagarin
  • boire un cocktail Bebel Bar
  • son cadre sophistiqué Galerie Bremer
  • sa déco provoc Zum Schmutzigen Hobby
  • son ambiance rétro Klub der Republik
  • la vue Solar

Les meilleurs bars sans enseigne

  • Monarch Bar
  • Orient Lounge
  • Tausend
  • Würgeengel

Mode

Oubliez Paris et Milan: Berlin est devenu la scène la plus branchée du monde de la mode. Loin des Prada et des Dolce & Gabbana, une jeune génération de créateurs y rivalise d'audace, produisant des vêtements sans chichi, pratiques (même lorsqu'ils sont élégants), non conformistes, parfois insolents, à mille lieues du prêt-à-porter prétentieux et uniformisé qui se fait ailleurs.
Stylistes et marques locales d'avant-garde tels Talkingmeanstrouble, Kostas Murkudis, Bo van Melskens, Lala Berlin et Presque fini se révèlent beaucoup plus originaux et contemporains que les grandes enseignes. Les créateurs berlinois sont aussi davantage attentifs aux pratiques de commerce équitable et de fabrication éthique. Caro-e et Slomo, entre autres, n'utilisent que des matières premières bio produites selon une charte bien précise.
Comme les autres artistes, les stylistes sont démangés par l'envie d'expérimenter, et l'engouement récent pour le streetwear (avec des marques comme Irie Daily, Hasipop et Butterfly Soulfire) a fait de Berlin la terre d'élection de jeunes talents pleins d'idées nouvelles.
Bien que de nombreux magasins de grandes marques y aient ouvert ces derniers temps, le Scheunenviertel demeure l'épicentre des boutiques de créateurs où dénicher des pièces introuvables ailleurs. Vous pouvez aussi consulter le site de Berlinerklamotten (www.berlinerklamotten.com), qui représente près de 140 marques locales et possède un showroom au sein des Hackeschen Höfe . Le magazine en ligne Modekultur (www.modekultur.info) permet de son côté de suivre au jour le jour la mode berlinoise. Pour acheter des accessoires de mode sur Internet, essayez www.styleserver.de.

Le meilleur de la mode berlinoise

  • Berlinerklamotten
  • Berlinomat
  • Killerbeast
  • Lala Berlin
  • Sameheads

Les accessoires les plus originaux

  • Blush Dessous
  • IC! Berlin
  • Ta(u)sche

Berlin pour les enfants

Voyager à Berlin avec des enfants ne pose aucun problème, surtout si vous ne surchargez pas votre programme d'activités et si vous y intégrez la découverte de quelques-uns des nombreux sites destinés au jeune public dans la capitale. Tous les quartiers possèdent des aires de jeux et des parcs, le plus vaste d'entre eux étant le Tiergarten, parfait pour un pique-nique ou une promenade en bateau sur le lac Neuer See.
Le zoo abrite Knut, le célèbre ours blanc, un corral où l'on peut approcher les animaux et une aire de jeux d'aventure. L'aquarium voisin est apprécié, mais mieux vaut lui consacrer une autre journée.
Les amis des poissons ne manqueront pas Sea Life Berlin , idéal pour les tout-petits, qui aimeront aussi le Legoland Discovery Centre et Kalimero , un Kinderkulturcafe.
Certains musées conviennent aussi aux enfants: le Muséum d'histoire naturelle avec ses dinosaures géants, le musée allemand des Techniques , plein d'avions, de trains et d'automobiles ou encore Haus am Checkpoint Charlie , où ils pourront jouer aux espions et en apprendre plus sur quelques façons spectaculaires de s'évader.
Les enfants devraient aussi aimer la visite de la partie est de Berlin à bord d'une Trabant tandis que vous impressionnerez vos ados en les emmenant faire le Fritz Music Tour .
Pour plus d'idées, voir www.visitberlin.de ou www.travelforkids.com.

Musées

Tout a commencé avec l'Ancien Musée . Conçu par Schinkel en 1830, c'est l'ancêtre de la longue lignée de musées dont s'enorgueillit Berlin. De l'Art déco à l'agriculture, du sexe aux diamants, du sucre aux dinosaures, les 175 musées de la ville sont consacrés à d'innombrables sujets. De nouvelles institutions ouvrent sans cesse: le Nouveau Musée , la collection Scharf-Gerstenberg , consacrée au surréalisme, et le musée Emil Nolde récemment, l'édifice devant abriter l'exposition Topographie de la terreur sous peu.
Chaque année, les trésors conservés à Berlin attirent plus de 11 millions de visiteurs, particulièrement fascinés par la reine Néfertiti, au Nouveau Musée et l'autel de Pergame et la porte d'Ishtar, au musée de Pergame . Ces deux musées sont situés sur l'île des Musées (Museumsinsel), site classé par l'Unesco depuis 1999 dont les travaux de rénovation réalisés année après année représentent le plus gros investissement jamais réalisé (1,5 milliard d'euros) dans un projet à vocation culturelle.
Si vous comptez visiter plusieurs musées, faites des économies avec la carte SchauLust Museen Berlin . La Lange Nacht der Museen, nuit des musées, a lieu deux fois par an (voir www.lange-nacht-der-museen.de). .

Les musées incontournables

  • Haus am Checkpoint Charlie
  • Musée juif
  • Nouveau Musée
  • Musée de Pergame

Des musées à part

  • Musée Ramones
  • Musée berlinois de l'Histoire de la médecine
  • Musée de la RDA (; photo)
  • Musée de la Stasi

Musique

À l'instar de la ville elle-même, la scène musicale berlinoise, dynamique, inventive, est en perpétuelle évolution, mue par son insatiable appétit pour la diversité et le changement. Berlin exerce depuis longtemps une fascination sur les musiciens. Iggy Pop, David Bowie, Depeche Mode et U2 ont tous enregistré certains de leurs albums les plus marquants aux légendaires Studios Hansa .
Il n'existe pas “un” son berlinois, mais de nombreux courants se développant en parallèle: indie rock des Beatsteaks, upbeat reggae de Peter Fox, mélodies plus douces de 2raumwohnung, musique au tempo apaisé de Jazzanova ou punk-rock sombre de Rammstein. Les genres se renouvellent en permanence, trop vite pour pouvoir être étiquettés.
Comptant au moins 2 000 groupes en activité et des dizaines de labels indépendants, dont Bpitch Control (techno), Shitkatapult (électro crossover), Chicks on Speed (pop), DNS (pop), Piranha (world music) et! K7 (électro), Berlin est la capitale allemande de la musique. Elle dégage aujourd'hui 60% des revenus de cette industrie, contre 8% en 1998. Universal Music et MTV y ont installé leurs sièges européens et Popkomm, l'un des premiers salons musicaux au monde, se tient à Berlin.
Les concerts sont répertoriés dans Zitty et Tip.

Pour découvrir de nouveaux talents

  • Dot Club
  • Magnet
  • SO36 (; photo)

Pour des concerts de têtes d'affiche

  • Lido
  • Wild at Heart

Sexe et fétichisme

L'escalier mène dans une grande salle baignée de lumière rouge et or, que borde un long bar. Sur la piste, la foule danse au son d'une house assourdissante. L'ambiance est détendue, amicale, décomplexée. Ce pourrait être un night-club comme un autre, si la clientèle n'arborait latex, corsets sans soutien-gorge, capes et autres accessoires… et si des films porno projetés sur écran géant et des shows live ne chauffaient l'ambiance à leur façon. À l'étage, les salons sont équipés de lits et les backrooms d'accessoires divers, de baignoires et même d'une chaise gynécologique…
Bienvenue à l'Insomnia , club érotique auquel préside la sculpturale Dominique . Comme le KitKatClub , il permet aux hétéros, gays, lesbiennes, bisexuels et autres curieux d'assouvir leurs fantasmes en toute sécurité (à défaut d'intimité). Étonnamment, l'endroit n'a rien de sordide; en revanche, il vous faudra laisser vos inhibitions (avec la plupart de vos vêtements) au vestiaire. Si vous n'êtes pas porté(e) sur le fétichisme, habillez-vous sexy; pour les hommes, un pantalon moulant et une chemise échancrée (accessoire) feront l'affaire. Oubliez les looks passe-partout et les tenues bien sages! Comme partout, les couples et les groupes de filles rentrent plus facilement. Et n'oubliez pas: sortez couverts!

Shopping

À Berlin, le conformisme n'est pas de mise, et c'est aussi vrai pour les achats: il suffit de quitter les grandes avenues pour découvrir toutes sortes de magasins indépendants dont l'énergie, la créativité et le goût de l'innovation sont à l'image de la ville. Et puis faire du shopping ne consiste pas seulement à consommer frénétiquement, mais aussi à regarder et à apprécier.
Chaque Kiez (“quartier”) possède un style, une identité propres et rassemble un choix de boutiques à la mesure des besoins, des goûts et des comptes en banque de ses habitants. Charlottenburg est réputé pour les antiquités, les œuvres d'art et la mode, Kreuzberg pour ses fripes et Schöneberg pour la déco d'intérieur. L'élégante Friedrichstrasse rassemble de grandes enseignes, tandis que Mitte et Prenzlauer Berg accueillent les créateurs berlinois en vogue. Les articles fabriqués à Berlin, du streetwear aux sacs en passant par les chocolats, les lunettes, les bonbons et les bijoux, remportent un franc succès.
Si vous aimez les marques, vous ne serez pas en reste, Berlin comptant bien sûr toutes les enseignes internationales renommées, notamment le long du Kurfürstendamm , dans le grand magasin de luxe KaDeWe et dans l'immense centre commercial Alexa , près de l'Alexanderplatz.
Attention: quantité de petits magasins n'acceptent pas les cartes de crédit.

Les marchés les plus séduisants

  • Marché de la Winterfeldplatz
  • Türkenmarkt
  • Marchés aux puces de l'Arkonaplatz , du Mauerpark et de la Boxhagener Platz

Pour les gourmands

  • Bonbonmacherei
  • Fassbender & Rausch
  • Goldhahn & Sampson
  • Rayon gourmet du KaDeWe

Les boutiques les plus originales

  • 1. Absinth Depot Berlin
  • Ausberlin
  • Herrlich
  • Mondos Arts
  • VEB Orange

Les meilleures librairies

  • Berlin Story
  • Dussmann
Mis à jour le : 8 avril 2014
Vizeat

Articles récents