Tadjikistan : Environnement

Géographie, faune et flore du Tadjikistan

Géographie

Couvrant 143 100 km² de terres sans débouché sur le mer, le Tadjikistan est la plus petite république d'Asie centrale. Plus de la moitié de son territoire se trouve à 3000 m d'altitude au moins. La partie centrale du pays comprend les contreforts des chaînes du Tian Shan et du Pamir Alaï, tandis qu'au sud-est s'étend le plateau du Pamir. Le tiers occidental du pays est couvert de plaines basses, traversées au nord par les chaînes de l'Hissar, du Zeravchan et du Turkestan, extensions occidentales des Tian Shan qui se prolongent jusqu'en Ouzbékistan. L'Amou Daria et la Pyanj marquent ensemble la plus grande partie des 1200 km de frontière avec l'Afghanistan. A l'est, les 3400 km communs avec la Chine serpentent à travers les vallées du Pamir. Le pays a été divisé en trois viloyat (provinces) ; Sogd, Khatlon et la région autonome de Kohistani Badakhchan qui couvre 60 000 km² de montagnes tandis que le Centre est dirigé directement par Douchanbé.

Faune et flore

La faune très riche comprend des léopards des neiges, une douzaine d'ours bruns, environ 12 000 bouquetins et 10 000 moutons de Marco Polo. On peut observer ces derniers aux alentours de Jarty-Gumbaz, au Pamir oriental, notamment lorsqu'ils descendent en basse altitude pour le rut (fin décembre). Le braconnage, qui est surtout pratiqué par les gardes-frontière, est un problème. C'est ainsi que la population des moutons de Marco Polo a chuté, mais vous trouverez pourtant cette viande au bazar pour un prix inférieur au mouton ordinaire. Par une étrange ironie du sort, le nombre de moutons de Marco Polo s'est stabilisé, voire a parfois augmenté, dans les zones où leur chasse a été autorisée (mais strictement contrôlée).

Écologie

Créé en 1992 sur 2,6 millions d’hectares, le parc national tadjik (du Pamir) est le plus grand d’Asie centrale et couvre près de 18% de la superficie du pays. Pendant des années cette réserve n’a existé que sur le papier mais son classement au patrimoine mondial de l’Unesco survenu en 2013 devrait faire changer les choses.
La pénurie de combustible dans la partie orientale du Pamir a par ailleurs entraîné la disparition du tersken, un maquis à croissance lente, dans un rayon de 100 km autour de Mourgab, accentuant la désertification. On considère que la population de Mourgab ne peut plus subsister durablement dans son environnement malgré l’usage accru des fours solaires et de l’énergie éolienne. Des éoliennes fournissent aujourd’hui de l’électricité qui fait fonctionner les nouvelles antennes relais de téléphonie mobile.
Les glaciers du Tadjikistan reculent, souvent cités comme un indicateur possible du réchauffement climatique. Les derniers rapports toutefois relativisent l’importance de ce recul.

Mis à jour le : 17 mars 2015

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