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Kazakhstan : Environnement

Géographie, faune et flore kazakhes

Géographie

À l’exception de chaînes montagneuses le long de ses frontières méridionale et orientale, le Kazakhstan est un pays très plat. Sa superficie de 2,717 millions de km² équivaut à cinq fois celle de la France. Au sud-est, le Kazakhstan s’appuie sur le flanc nord des Tian Shan, où le mont Khan Tengri (7 010 m) le sépare de la Chine et du Kirghiz-stan. Dans le Nord-Est, certains sommets de l’Altaï atteignent les 4 000 m.Le Nord comprend des steppes dénuées d’arbres, dont les prairies d’origine ont été mises en culture. De nombreux lacs et des chaînes de collines disséminées viennent rompre la monotonie du paysage. Vers le sud et l’ouest, les steppes deviennent semi-désertiques, voire désertiques.Les fleuves principaux sont le Syr-Daria, qui traverse le sud du Kazakhstan jusqu’à la mer d’Aral ; la rivière Ili, qui rejoint le lac Balkhach depuis la Chine ; et l’Irtych, qui traverse le nord-est du pays jusqu’en Sibérie. Le lac Balkhach, dans le Centre-Est, est désormais le premier lac d’Asie centrale par sa taille (17 000 km²) depuis le déclin de la mer d’Aral, même s’il ne dépasse nulle part 26 m de profondeur.

Faune et flore

Les montagnes du Kazakhstan recèlent une faune très riche, composée d’ours, de lynx, d’argalis, d’ibex, de loups, de sangliers et de cervidés. Il ne resterait en revanche que 200 léopards des neiges dans les zones frontalières allant de l’Altaï à la réserve naturelle d’Aksou-Jabagly. Deux espèces d’antilopes, le saïga et la gazelle à goitre (jeyran), subsistent dans la steppe mais en nombre beaucoup plus limité qu’auparavant. Chassés pour leur viande et leurs cornes, les saïgas sont passés de plus d’un million au début des années 1990 à environ 40 000 en 2002, mais font cependant leur retour grâce à un programme de préservation du milieu steppique mené conjointement par l’État et une ONG dans le centre du pays. Le cheval de Przewalski, disparu en 1940, a été réintroduit dans le parc national d’Altyn-Emel à l’aide de spécimens provenant de divers zoos d’Europe. Au sujet de la protection de la nature, consultez le site de l’Association pour la protection de la biodiversité au Kazakhstan.L’aigle royal qui figure sur le drapeau du Kazakhstan est de bon augure pour les ornithologues. Le pays compte en effet plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux, du tchitrec de paradis visible dans la réserve d’Aksou-Jabagyly au flamant rose et au vanneau sociable de Korgaljyn, en passant par la mouette relique du lac Alakol.

Ecologie

Le Kazakhstan subit encore les conséquences des pires excès du système soviétique. La catastrophe de la mer d’Aral est le plus connu des désastres écologiques, mais le pays continue de souffrir de retombées des anciens essais nucléaires menés pour l’essentiel dans le secteur de Semeï. La pollution de l’air provoquée par les industries métallurgiques reste très présente dans des villes comme Oust-Kamenogorsk, Karaganda, Ekibastouz et Kostonaï.Les opérations pétrolières dans et autour de la mer Caspienne menacent le plus grand lac du monde. Près de 1 500 puits de pétrole se trouvent exposés à la montée brutale des eaux pour des raisons climatiques, et des fuites se sont déjà produites depuis les années 1970. Il est à craindre que l’immense gisement sous-marin de Kachagan, dont l’exploitation doit débuter en 2014, ne fasse disparaître le dernier lieu de reproduction de l’esturgeon beluga, qui produit le nec plus ultra du caviar, et ne mette en danger le phoque de la Caspienne, l’un des plus petits phocidés de la planète.  

Mis à jour le : 8 octobre 2019

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