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Boston : Les Incontournables

Le meilleur de Boston

Baie de Boston : naviguer d'une île à l'autre

Le front de mer de Boston a longtemps été un lieu peu recommandable, dépourvu d'attraits et difficile d'accès car coupé du reste de la ville par l'énorme artère sans arrêt enbouteillée, la Central Artery, puis plus tard par le chantier du Big Dig. On ne s'apercevait finalement même pas que Boston est au bord de la mer ! Surtout, personne n'avait envie de s'attarder dans ce cadre d'entrepôts désaffectés et d'eaux polluées…
La situation a aujourd'hui bien changé. À l'issue d'un projet de réhabilitation de grande envergure entrepris au milieu des années 1990, le front de mer est désormais un lieu de promenade et les 34 îles de la baie de Boston (Boston Harbor) autant d'excellentes destinations pour des excursions à la journée.
La location d'un bateau ouvre de nombreuses possibilités. Sinon, le ferry Harbor Express au départ de Long Wharf permet de rejoindre Georges Island et Spectacle Island. Ces deux îles sont intéressantes et permettent en plus de rallier le reste de la baie.
Georges Island abrite Fort Warren, un fort du XIXe siècle, qui servit de prison pendant la guerre de Sécession. Aujourd'hui en grande partie à l'abandon, il est toutefois plein de souterrains obscurs, de recoins inquiétants, et surtout, on y a une superbe vue.
Spectacle Island est beaucoup moins sauvage, en particulier depuis son réaménagement. Il y a maintenant une marina toute neuve, des plages surveillées et le bureau d'accueil des visiteurs utilise l'énergie solaire ! Huit kilomètres de sentiers pédestres sillonnent la colline surplombant le port.
L'aventure ne s'arrête pas là. Prenez la navette qui relie les autres îles pour lézarder sur la plage rocheuse et courir après les lapins de Lovells Island, ou bien cueillir des baies sauvages sur Grape Island. Sur Peddocks Island, on peut visiter les vestiges du Fort Andrews. Et si vous voulez vous dégourdir les jambes, parcourez les chemins qui traversent les champs de fleurs sauvages sur Bumpkin Island.
Enfin, les marins les plus aguerris pousseront jusqu'à Little Brewster Island pour découvrir l'emblématique Boston Light (1715), le plus vieux phare de tous les États-Unis. En gravissant ses 76 marches, ils pourront observer de près le système d'éclairage rotatif et, bien sûr, contempler la ville de Boston à l'horizon.
 

Charles river esplanade : se mettre au vert au beau milieu de la ville

On peut être reconnaissant à l'architecte-paysagiste Frederick Law Olmsted (1822–1903) d'avoir fait du bassin trouble et marécageux de la Charles River un superbe espace vert en plein cœur de la ville. The Esplanade, accessible depuis les quartiers de Beacon Hill, de Back Bay et, plus à l'ouest, de Brighton, est aujourd'hui vraiment un lieu incontournable pour les Bostoniens. Les randonneurs, les cyclistes et les joggeurs y sont nombreux, mais l'on y vient aussi pique-niquer ou tout simplement lézarder au soleil.
L'été, les concerts et films gratuits programmés en plein air au Hatch Memorial Shell sont l'événement phare de la ville. C'est aussi là que se déroulent les célébrations de l'Independence Day (4 juillet), une semaine de festivités qui s'achève avec l'Ouverture solennelle 1812 de Tchaïkovski par le Boston Pops Orchestra et des feux d'artifice.
 

Copley square : admirer les plus beaux bâtiments de Boston

C'est autour de Copley Square, une place située dans le quartier de Back Bay, que l'on peut voir les plus beaux bâtiments de Boston. Ici, on comprend pourquoi, au XIXe siècle, la ville reçu le surnom d'« Athènes de l'Amérique ».
Deux monuments remarquables se dressent de part et d'autre de la place. L'architecture du McKim Building (construit à la fin du XIXe siècle), aujourd'hui siège de la Boston Public Library (Bibliothèque principale de la ville), est inspirée d'un palais de la Renaissance italienne. Le bâtiment renferme derrière les portes de bronze de Daniel Chester French une bibliothèque ornée de fresques exceptionnelles. En face, la Trinity Church, une église de style néo-roman conçue par Henry Hobson Richardson à la même époque, abrite de superbes vitraux.
Au coin, la John Hancock Tower est depuis 1976 le plus haut gratteciel de Boston – et le plus tape-à-l'œil. Loin de voler la vedette à l'église, les murs en miroirs de la tour reflètent joliment sa façade.
 

Freedom trail : marcher sur les pas des héros de la révolution américaine

Le Freedom Trail (« chemin de la Liberté ») est un parcours touristique et pédestre dans la ville, traversant 16 sites où se déroulèrent des événements importants de la guerre de l'Indépendance américaine. Il débute dans le grand parc Boston Common et s'achève au monument de Bunker Hill. Il est balisé sur les trottoirs par une ligne rouge.
L'itinéraire, sur 4 km, a été conçu de façon chronologique. On va ainsi de la Old State House, site du massacre de Boston, à la Old North Church où le sacristain accrocha deux lanternes pour prévenir de l'avancée anglaise. Le parcours inclut aussi le vieux marché de Faneuil Hall, devenu le lieu historique de révolte des colons contre l'Angleterre, et la Old South Meeting House, dans laquelle fut planifiée la Boston Tea Party.
Le Freedom Trail passe aussi devant certains des plus vieux monuments de Boston, notamment trois cimetière du XVIIe siècle, la maison du héros Paul Revere et le site de la première école publique du pays (dans School Street, près de King's Chapel). Il couvre également la période postrévolutionnaire, avec des édifices comme la Massachusetts State House, construite pour accueillir le nouveau Commonwealth en 1798, Park St Church, l'église où, en 1829, se rassemblaient les abolitionnistes, le Old Corner Bookstore, salon littéraire au XIXe siècle, et le Charlestown Navy Yard, chantier naval en activité jusqu'au XXe siècle et aujourd'hui parc national.
Exploité par le National Park Service (NPS), le Freedom Trail débute au Boston Common, le grand espace vert de la ville, se faufile à travers les quartiers de Beacon Hill, de Downtown et du North End, franchit le pont sur la Charles River et s'achève au nord, à Charlestown. Cet itinéraire est donc un excellent fil conducteur pour visiter Boston et découvrir un (grand) bout d'histoire américaine.

Harvard square : parcourir les librairies du quartier universitaire

Beaucoup d'habitants de Cambridge, au nord-ouest de Boston, où se trouve la prestigieuse université de Harvard, déplorent à juste titre son charme perdu et l'invasion des chaînes au détriment des boutiques indépendantes… Harvard Square est pourtant resté un endroit vivant où l'on a tout de suite envie de s'attarder.
Loin de se résumer à la fameuse université du même nom, cette place est en fait un condensé de l'histoire de la ville – et donc des États-Unis. En face de l'entrée principale du Harvard Yard s'étend Cambridge Common, la place gazonnée où le général George Washington prit le commandement de l'armée des Insurgents le 3 juillet 1775. Dawes Island, le terre-plein central à l'extrémité sud, rend hommage à William Dawes, l'un des cavaliers qui signalèrent l'arrivée des troupes britanniques aux minutemen le 18 avril 1775 (notez les traces de sabots en bronze incrustées dans le trottoir). D'ici, on peut se rendre à Brattle Street, une rue bordée de belles maisons qui appartenaient autrefois à la bonne société coloniale. Aujourd'hui, du fait de sa proximité avec l'université, c'est l'adresse de l'élite intellectuelle du pays.
Harvard Square est sans doute la place qui compte le plus grand nombre de librairies aux États-Unis, même si certaines ont disparu…, mais il suffit de flâner dans les petites rues pour dénicher des enseignes de toutes sortes, spécialisées dans les livres d'occasion, les ouvrages universitaires, la poésie, la littérature enfantine, le voyage, les langues étrangères, et beaucoup d'autres sujets.
Une fois muni d'un bon bouquin, vous n'aurez qu'à vous installer à l'une des nombreuses terrasses de café pour lire… ou observer les étudiants, les artistes de rue, les clients des librairies ou encore les joueurs d'échecs.
 

Institute of contemporary art (ICA) : se laisser surprendre par l'avant-garde artistique

Si Boston est plutôt une ville progressiste sur le plan politique, pendant longtemps, il n'en était pas de même en matière d'art. L'inauguration en 2006 du nouveau bâtiment de l'Institute of Contemporary Art (ICA) a changé la donne. La ville est même devenue un lieu important dans le domaine de la création.
L'ICA est le premier grand musée d'art édifié à Boston depuis plus de cent ans. Ce nouveau musée, situé dans le port de la ville, a été conçu par l'agence de deux architectes new-yorkais, Diller Scofidio+Renfro. La frontière entre l'intérieur et l'extérieur semble avoir été abolie dans ce bâtiment tout de verre, construit sur 4 étages au bord de l'eau (le long de Fan Pier) et offrant un vaste panorama sur le port de Boston.
Outre la collection permanente (dont les œuvres ne sont pas toutes exposées en permanence), l'ICA accueille des expositions temporaires consacrées à des artistes émergents, des spectacles multimédias, des concerts, de la danse et des projections de films indépendants ou expérimentaux. S'ajoutent à cela des activités pédagogiques et des ateliers.
 

Fenway park : encourager l'équipe de base-ball des Boston red sox dans leur stade

Fenway Park est le siège de l'équipe de base-ball des Boston Red Sox depuis 1912. Il est aussi le plus vieux stade de base-ball des États-Unis.
Les supporters du club, les Fenway Faithful, se souviendront probablement toujours que les Boston Red Sox n'ont remporté absolument aucun championnat pendant 86 ans, passant pourtant souvent à deux doigts de la victoire… Seule une cause surnaturelle peut expliquer tant de malchance ! Quoi qu'il en soit, quelque chose s'est produit en 2004, qui a enfin permis à l'équipe d'accéder au titre de championne du monde. Une nouvelle victoire en 2007 a confirmé la fin de la malédiction.
Assister à un match des Boston Red Sox dans leur stade est une vraie expérience. Fenway Park est le seul stade à posséder un Green Monster (« monstre vert), soit un mur d'environ 11 mètres de haut qui modifie sans cesse le déroulement du jeu. Et puis c'est là et nulle part ailleurs que les supporters reprennent en chœur la chanson Sweet Caroline de Neil Diamond à la fin du huitième tour de batte. Et maintenant que les Sox se classent invariablement en tête de leur division, l'ambiance est vraiment survoltée dans les gradins, qui peuvent accueillir jusqu'à 37 400 spectateurs.
 

Du north end au south end: se régaler de fruits de mer et de spécialités du monde entier

Boston est la capitale américaine des fruits de mer. Les deux plats les plus renommés sont le chowder (une épaisse soupe de palourdes) et le homard au court-bouillon. Mais dans cette ville qui abrite de nombreuses communautés étrangères, le voyage gastronomique ne s'arrête pas là… Séjourner à Boston est aussi l'occasion de goûter à des spécialités du monde entier.
Pour se familiariser avec la cuisine locale, le mieux est de commencer par les restaurants du North End. Dans ce quartier qui accueillit les immigrants italiens, les rues sentent la tomate, l'ail et l'origan. On peut aussi y acheter toutes sortes de produits qui fleurent bon la Méditerranée.
Autre lieu à ne pas manquer : le marché de Haymarket, qui se tient les vendredi et samedi. Vous y verrez tous les Bostoniens convertis aux produits locaux, bio et de saison marchander leurs provisions pour toute la semaine à venir dans la bonne humeur. En plus, les prix y sont vraiment imbattables.
Downtown est une destination pour ceux qui ont envie de se fondre dans le quotidien des habitants de la ville. Vous pourrez goûter, au choix, des falafels, des burritos, des hot-dogs ou encore d'énormes sandwichs.
Un détour par le Seaport District, de l'autre côté du Fort Point Channel, vous conduira au royaume des fruits de mer. Les restaurants et échoppes qui bordent Fish Pier proposent, entre autres, des sandwichs au poisson et des petits pains au homard.
L'étape suivante est Chinatown et tous ses restaurants asiatiques, au sens large. Ici, vous hésiterez certainement entre des raviolis frais pékinois, une soupe vietnamienne (pho), un pad thaïlandais, des sushis japonais ou encore un bi bim bop coréen… Bref, c'est toute l'Asie qui est dans les assiettes !
Enfin, South End est LE quartier branché du moment. Rien d'étonnant à ce que l'on y trouve d'excellents restaurants, du plus simple au plus chic, du plus traditionnel au plus avant-gardiste. Ici, on fusionne en quelque sorte les tendances de tout Boston !

Marathon de Boston : applaudir les coureurs sur la ligne d'arrivée

Le Patriots' Day, célébré le troisième lundi d'avril, n'est pas seulement associé à la fameuse chevauchée de Paul Revere, qui marqua le début de la guerre de l'Indépendance américaine. Depuis 1897, cette fête coïncide également avec le marathon de Boston. La première édition de l'épreuve sportive a réuni 15 coureurs. Ces derniers sont aujourd'hui plus de 20 000 à chaque édition.
Les participants, qui doivent parcourir 42,195 km (26 miles), prennent le départ dans la petite ville d'Hopkinton (Massachusetts), puis ils traversent les banlieues ouest d'Ashland, de Natick, de Wellesley, de Newton et de Brookline, avant d'atteindre Boston. Le passage le plus impressionnant de la course a lieu entre le 20e et 21e mile, lors de la traversée des Newton Hills. La course culmine avec la bien nommée Heartbreak Hill (« colline de la douleur »), une montée de 600 m dans Commonwealth Avenue, près du Boston College. Le parcours s'effectue ensuite tout en descente. Les athlètes remontent Beacon Street, franchissent Kenmore Square, descendent Commonwealth Avenue, tournent à droite dans Hereford Street et prennent à gauche Boylston Street pour franchir triomphalement la ligne d'arrivée à Copley Square. C'est évidemment l'endroit le plus spectaculaire pour assister au spectacle.
Première femme à courir le marathon de Boston en 1966, Roberta Gibb dut se cacher dans les fourrés jusqu'au moment du départ, faute d'inscription officielle. L'année suivante, Katherine Switzer participa sous le nom de « KV Switzer » et faillit être expulsée manu militari lorsque les organisateurs découvrirent qu'il ne s'agissait pas d'un homme ! Les règles ont heureusement changé en 1971 et les femmes sont désormais admises. En 1980, Rosie Ruiz a défrayé la chronique en empruntant subrepticement le métro avant de rejoindre le dernier tronçon de la course. La découverte de sa tricherie lui valut bien sûr d'être disqualifiée.
Parmi les autres figures de la discipline, il y a aussi Rick Hoyt, qui souffre d'une paralysie cérébrale, et son père Dick (www.teamhoyt.com). Aidés d'un fauteuil roulant et d'autres équipements adaptés, ils ont accompli ensemble pas moins de 66 marathons, dont 26 à Boston, et plus de 200 triathlons.
 

Étang de walden : méditer au bord de l'eau

L'essayiste, mémorialiste et poète américain Henry David Thoreau (1817–1862) quitta le confort de Concord, sa ville natale, pour vivre deux ans dans une petite cabane sur les rives de l'étang de Walden (Walden Pond). De cette expérience, il publia en 1854 Walden ou La Vie dans les bois (Gallimard, coll. L'imaginaire, 1990). « Je suis allé dans les bois car je voulais vivre posément, n'être confronté qu'aux aspects essentielsde la vie et voir si je pouvais en tirer un enseignement au lieu de découvrir au moment de mourir que je n'avais pas vécu », écrivait-il. Ses textes sont une apologie de la nature et une critique de la vie civilisée, deux thèmes qui trouvent aujourd'hui un écho dans les mouvements écologistes.
L'étang entouré d'hectares de forêt au bord duquel médita Henry David Thoreau est maintenant un parc d'État protégé par The Walden Woods Project, une organisation à but non lucratif. La cabane où vécut l'écrivain se trouve du côté nord-est du plan d'eau. Elle est indiquée par des panneaux.
Sur la rive sud, il y a aussi une plage pour la baignade et quelques infrastructures touristiques. Mieux vaut cependant suivre le sentier qui fait le tour de l'étang pour échapper à la foule et profiter d'un coin tranquille à l'extrémité nord. C'est d'ailleurs certainement ce que Thoreau lui-même aurait fait.
 

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