Porto Rico : Culture

Coutumes

La culture portoricaine mêle les traditions espagnoles, africaines et tainos, auxquelles s'ajoute un siècle d'influence américaine. Parfois, certains quartiers de San Juan ressemblent à n'importe quelle ville des États-Unis abritant une importante population hispanique, mais il suffit d'observer un peu plus en profondeur ou d'explorer la campagne pour découvrir une culture créole complexe capable de résister à l'arrivée de Budweiser et de Burger King.

Langue

Si la langue officielle est bien l'espagnol, la version "locale" comporte de nombreux mots anglais, amérindiens et africains.

Nourriture

La gastronomie portoricaine est à l'image de la cuisine créole, variée et savoureuse. C'est un délicieux mélange de goûts indiens, européens et africains : elle associe des poissons, des fruits de mer (langoustes, calamars), de la viande, des épices, du maïs, du manioc, des bananes plantains, des légumes et de la noix de coco. Le déjeuner est en général pris sur le pouce. Cela peut-être l'occasion de manger dans un restaurant quasi désert ou de succomber aux snacks dont les Portoricains sont friands : ce sont pour l'essentiel des fritures (beignets de morue, chaussons frits fourrés à la viande ou aux fruits de mer, boulettes de fromage, bananes plantains frites recouvertes d'une sauce au sucre, à la cannelle et au vin, etc.). Le reste de la cuisine est composé de soupes, de ragoûts et de grillades aux saveurs relevées par des assaisonnements comme l'adobo (ail, origan, paprika, poivre, olive, jus de citron et vinaigre). La boisson nationale est le rhum (blanc, brun, vieux), dont il existe au moins une vingtaine de marques. A consommer avec d'autant plus de modération, que la tentation est grande : ces rhums sont de grande qualité et très bon marché.

Religion

Le catholicisme romain, la religion dominante, est empreint de spiritisme et de traditions folkloriques indiennes et africaines.

Arts

La musique qu'on entend dans les rues de Porto Rico semble typique de l'île, mais la bomba et la plena, avec leurs formes dialoguées et leurs paroles satiriques chantées avec une voix plaintive dans des registres aigus, sont clairement africaines, tandis la salsa a été introduite par des émigrés de New York. Les instruments de musique portoricains typiques comprennent les maracas, le güiro (sorte de calebasse utilisée comme percussion) et le cuatro, une espèce de guitare à dix cordes. Les peintres portoricains, natifs ou expatriés, sont en passe d'acquérir une renommée internationale. Parmi les noms à repérer, citons Arnaldo Roche-Rabell et Jorge Zeno, ainsi que des maîtres espagnols comme Angel Botello.
En grande partie produite par des expatriés, la littérature portoricaine tourne autour de l'identité nationale et des liens entre le acá (ici) et le allá (là-bas). Des "Nuyoricains" (contraction de New-yorkais et Portoricains), tels Pedro Juan Soto, Emilio Díaz Valcárcel et José Luis González, expriment leurs idées sur la patrie et le foyer à travers des nouvelles, des romans et des poésies.

Mis à jour le : 11 novembre 2012
Vizeat

Articles récents

Paramètres des cookies