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Brésil : Culture

Langue

Le portugais parlé au Brésil varie un peu de celui parlé au Portugal.
Salut ! : Oi
Bonjour (le matin): Bom dia
Bonsoir : Boa noite
Au revoir : Tchau
S'il vous plaît: Por favor
Merci (beaucoup): (Muito) obrigado [masculin] : (Muita) obrigada [féminin]
Oui : Sim
Non : Não
Excusez-moi : Com licença
Je suis désolé : Desculpa
Tout va bien (ça va) ? : Tudo bem ?
Tout va bien (ça va) : Tudo bom
Je (ne) parle (pas) portugais : Eu (não) falo português
Je (ne) comprends (pas) : Eu (não) entendo
Parlez-vous français ? : Você fala francês ?
Comment vous appelez-vous ? : Qual é seu nome ?
Je m'appelle : Meu nome é.
Je voudrais aller à : Eu quero ir para.
À quelle heure le ... part/arrive-t-il?: A que horas... sai/chega ?

Nourriture

Arroz, le riz blanc, feijão, les haricot noirs et farofa, la farine de manioc, constituent la base de l'alimentation brésilienne. À cela viennent s'ajouter trois composantes : carne, la viande, peixe, le poisson et galinha, le poulet. La feijoada, plat national, est un ragoût de viande et de haricots noirs, servi traditionnellement avec du riz et des tranches d'orange. On notera des variantes régionales. Au Nord, l'influence indienne est forte, on mange beaucoup de fruits et de tubercules. Sur la côte du Nordeste, la cuisine a une saveur plus africaine : piment, lait de coco, épices et la savoureuse huile de dendê (huile de palme). La moqueca, ragoût de poisson ou de fruits de mer, est une spécialité de Bahia. L'acarajé, beignet de haricots rouges, frit dans l'huile de palme et fourré de vatapa (crevettes séchées, piment et tomate), est vendu par les Bahianaises au coin des rues. Dans le Minas Gerais, on prépare la comida mineira, cuisine à base de porc, de légumes et de couve, une sorte de chou frisé. Dans le Sud, la comida gaucha décline les préparations à base de viande savoureuse.

Religion

Le Brésil abrite l'une des plus grandes communautés catholiques du monde. Cependant, d'autres religions et sectes existent. Historiquement, les principales influences furent l'animisme indien, le catholicisme et les cultes africains. Les colons interdisaient aux esclaves noirs de pratiquer leur religion ; pour éviter les persécutions, ces derniers donnaient des noms et une apparence catholiques à leurs divinités africaines. Aujourd'hui, les Églises évangéliques, les cultes afro-brésiliens et les sectes mystiques attirent une partie importante de la population.

Arts

Où que vous alliez, vous rencontrerez des gens qui jouent d'un instrument, chantent et dansent. Peut-être à cause de ses racines africaines, la musique brésilienne est un acte collectif, une cérémonie conviviale. La musique populaire subit les influences de trois continents. La samba canção est un mélange de boléro espagnol et de rythmes africains. Popularisée par la radio dans les années 1930, elle est devenue un symbole national, dont la figure de proue était Carmen Miranda. La bossa-nova, née dans les années 1950, dérive de la musique nord-américaine, avec une dominante de jazz et de samba. Elle remporta un succès international auquel "La Fille d'Ipanema", d'Antônio Carlos (Tom) Jobim et Vinícius de Morães, contribua grandement. Enfin, les années 1960 virent l'émergence du tropicália (représenté par Gilberto Gil, Caetano Veloso, Rita Lee, Maria Betânia et Gal Costa), qui est une synthèse de multiples influences. Aujourd'hui encore, de nouvelles formes musicales ne cessent de naître au Brésil.
Sur le plan architectural, le centre historique de Salvador de Bahia est considéré comme l'un des plus beaux exemples de construction coloniale portugaise. Dans le Minas Gerais, la ville d'Ouro Prêto (classée au Patrimoine mondial) représente l'âge d'or de l'architecture baroque brésilienne. Le centre de la nouvelle et audacieuse capitale, Brasília, est aussi classé au patrimoine mondial par l'Unesco.
La littérature est passionnante par sa richesse et sa diversité. Machado de Assis en est le brillant précurseur : fils d'esclave émancipé, il travailla comme journaliste à Rio à la fin du XIXe siècle (Mémoires posthumes de Brás Cubas, Métailié, 1989). Il n'est plus besoin de présenter Jorge Amado, le romancier brésilien le plus connu à l'étranger, décédé en 2001. Citons deux femmes dont l'œuvre reflète bien le Brésil d'aujourd'hui : Clarice Lispector (Près du cœur sauvage, Éditions des femmes, 1998) et Lygia Fagundes Telles (L'heure nue, Le Serpent à plumes, 1991).

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