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Astuces voyage

Compagnies low cost : en avoir pour son argent

Texte par

Shawn Low (traduit et adapté de www.lonelyplanet.com)

Mis à jour le : 5 décembre 2016

Carte

Qu’on les appelle opérateurs à bas coût ou transporteurs low cost, ces compagnies aériennes séduisent toujours pour la plus élémentaire des raisons : un tarif respectueux du portefeuille doublé d’un éventail de vols incroyablement varié. Pour autant, l’usager en a-t-il vraiment pour son argent ?

Les mauvais points (ou ces petites choses que nous adorons détester)

Il semble que les motifs de récrimination contre les compagnies low cost soient légion. Si certaines critiques sont justifiées, les usagers sont aussi parfois responsables, soit parce que leurs attentes sont plus en adéquation avec les services d’une compagnie régulière, soit parce qu’ils n’ont pas su lire les petits caractères en bas du contrat.

Retards

Si ces derniers semblent figurer en bonne place au classement des désagréments, la situation n’est pourtant pas si critique (à moins d’une éruption volcanique imprévue). Selon le site Internet www.flightontime.info, les vols de la très critiquée compagnie Ryanair ont accusé un retard moyen de seulement 13,7 minutes en 2010, contre 7,3 minutes entre janvier et juin 2013. Pas si mal. Naturellement, si une éruption volcanique devait vraiment survenir, vous pourriez hériter au final d’une compensation famélique.

Suppléments

Autre faiblesse évidente, les suppléments. Il vous faudra régler mille petites dépenses pour la restauration, les divertissements, voire même une couverture. Vous voulez choisir votre place ? Certainement, mais vous devrez régler un supplément… par secteur. Vous souhaitez enregistrer plus de 15 kg de bagages, ou payer votre vol par carte de crédit ? Aucun problème, à condition de débourser encore. Un petit besoin ? Oui oui, certains projets ont même envisagé de faire payer ce service.

Éloignement de l’aéroport

Qu’en est-il de la proximité de l’aéroport avec la ville où vous voulez “vraiment” aller ? Mieux vaut ne pas en parler. Quand une compagnie à bas coût vous annonce Francfort, elle pense probablement à Hahn. De là, il vous faudra deux heures de bus supplémentaires pour rallier Francfort.
Parmi les points noirs prévisionnels, signalons la possible réduction des toilettes dans les avions (plus de places assises), voire même des places debout !

Les bons points (ou les raisons pour lesquelles le low cost pourrait en valoir la chandelle)

Les billets peuvent s’avérer bon marché. Vraiment bon marché. Un voyage à zéro euro (hors frais et taxes bien entendu) ? C’est possible !
Les destinations sont de plus en plus diversifiées. Et abordables par dessus le marché ! Les compagnies à bas coût s’attaquent aux vols long courrier. Lors de notre dernière recherche, un aller-retour entre Kuala Lumpur et l’Europe, ou entre l’Australie et Los Angeles, pouvait se monnayer autour de 726 €. Comptez plus du double pour un vol régulier. Le site www.drungli.com rescense les vols les moins chers sur les compagnies low cost. 
Les aéroports régionaux ne sont pas si mauvais. Parfois, qui dit aérodrome de taille modeste (comme Subang Airport ou Stansted) dit formalités et sortie plus rapide que dans un grand aéroport (Kuala Lumpur International Airport ou Heathrow). 

Vivre avec le low cost

Voici quelques points à noter si vous vous résignez à utiliser un transporteur à bas coût.
Utilisez un comparateur de vols comme Liligo, Skyscanner ou Kayak pour trouver les tarifs les plus bas. Toutefois, méfiez-vous des frais de “réservation” supplémentaires occasionnés par les sites marchands listés par ces moteurs. Il est parfois préférable de s’informer directement sur le site officiel de la compagnie.
Faites preuve de souplesse et soyez prêt à partir à tout moment. Les offres à bas coût arrivent sans prévenir. Vous pourrez peut-être décrocher un vol Paris-Marrakech à moins de 50 €… à condition de réserver entre 3 et 6 mois à l’avance. Par ailleurs, réagissez promptement : les billets partent vite. Prévoyez aussi quelques grincements de dents - les sites saturent souvent le jour de l’ouverture de la vente. Soyez donc patient. Évidemment, si vous avez choisi l’option la moins coûteuse et que vous souhaitez changer de date, vous devrez généralement renoncer à votre billet ou payer des frais non négligeables.

Assurance-voyage

Souscrivez-en une. Assurez-vous qu’elle couvre les retards et les annulations. Sinon, préparez-vous à dormir dans l’aéroport si votre vol est retardé ou annulé (souvenez-vous des déboires des passagers pendant le nuage volcanique islandais en 2010 !).

Calculez bien le prix réel

Si vous avez l’intention de commander un repas (ce qui peut arriver sur un vol long courrier), de choisir un siège offrant plus d’espace, ou d’enregistrer des bagages, le prix de votre billet risque de flamber. Pourquoi ne pas comparer avec les tarifs d’une compagnie régulière ? À noter également qu’en haute saison, l’écart entre les transporteurs classiques et low cost a tendance à se réduire.

Lisez bien les petits caractères

Nous avons rencontré plus d’un voyageur irrité qui n’avait pas compris qu’il devait imprimer lui-même sa carte d’embarquement pour ne pas avoir à débourser 18 € à l’aéroport ou réserver l'enregistrement d'un bagage à l'avance. 

Regardez votre montre

Quand une compagnie à petits prix vous informe que ses guichets d’enregistrement ferment 45 minutes avant le décollage, elle ne plaisante pas. Une minute de retard et vous pouvez rater votre avion. Certains opérateurs mégotent tellement sur le personnel qu’un seul guichet est opérationnel. Arrivez suffisamment en avance pour ne pas rater l’heure fatidique.
Enfin, avec tout cet argent économisé, n’oubliez pas de vous offrir un guide Lonely Planet.


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