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Idées de voyage

10 phénomènes météorologiques fabuleux

Mis à jour le : 14 mai 2018

Carte

Partout où vous allez, levez la tête ne quittez pas le ciel des yeux. Les 10 phénomnes météo que vous vous apprêtez à découvrir resteront gravés à jamais dans votre mémoire...

1. Éclairs du Catatumbo, lac Maracaibo, Venezuela

La rencontre entre les vents glacés descendant des hauts plateaux andins et de l’air humide et chaud du lac Maracaibo, situé au niveau de la mer au Venezuela, produit des orages parmi les plus fréquents et les plus longs au monde. Bien que le phénomène ait perdu en puissance ces dernières années, il se produit en moyenne 160 nuits par an, avec jusqu’à 40 éclairs par minute sur une durée pouvant aller jusqu’à 9 heures. Visible à 400 km de distance, ce spectacle se déroule dans un silence irréel, car on n’entend pas tomber la foudre. 
Des circuits nocturnes sur le Río Catacumbo peuvent être organisés à partir de Mérida ; venez à la saison des pluies, de mai à décembre.

2. Arcs-en-ciel lunaires, chutes Victoria, Zambie/Zimbabwe

Aux chutes de Mosi-oa-Tunya (“la fumée qui gronde”), un méandre du fleuve Zambèze large de 1 700 m plonge sur plus de 100 m de hauteur, formant une éblouissante cataracte. Le jour, la réfraction de la lumière du soleil par les gouttelettes d’eau fait souvent apparaître des arcs-en-ciel. Cela arrive aussi la nuit, quand la lune est pleine et le ciel dégagé, bien que l’obscurité rende les couleurs à peine discernables. Pour avoir plus de chances d’observer ces arcs-en-ciel, tenez-vous du côté zambien juste après le lever de la Lune, mais prenez garde aux buffles et aux éléphants, qui aiment aussi se promener la nuit.
Les arcs-en-ciel lunaires sont surtout visibles d’avril à juillet, quand le niveau du fleuve est à son maximum et crée une vapeur d’eau suffisante.

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3. Gloire du matin, Golfe de Carpentarie, Australie
Pour prédire la météo dans l’extrême nord du Queensland en Australie, rien de plus simple : si une forte brise de mer souffle à travers Burketown et que les présentoirs réfrigérés du pub se couvrent de givre, une “Gloire du matin”, ou Morning Glory, se formera le lendemain. Pas très scientifique, peut-être, mais le golfe de Carpentarie est le seul endroit au monde où contempler ces nuages en forme de rouleaux, longs de 1 000 km et hauts de 1 à 2 km, qui se déplacent à une vitesse de 60 km/h à 100 m au-dessus du sol.
Les nuages se forment tôt le matin en septembre et octobre ; des vols en avion au départ de Burketown permettent de les observer.

4. Tornado Alley, Midwest, États-UNis

Tornado Alley n’existe pas. Du moins, ce lieu ne figure sur aucune carte. Mais une vaste partie du Midwest des Etats-Unis couvrant l’Oklahoma, le Kansas, le Texas, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud est régulièrement frappée par d’intenses ouragans : 90% des tornades recensées aux États-Unis surviennent ici, lorsque l’air froid et sec des montagnes Rocheuses rencontre les vents humides du golfe du Mexique. Le plus fort de la saison se situe de mai à juin. Établissez votre camp de base à Oklahoma City ou à Denver et suivez attentivement les prévisions météo…
Storm Chasing Adventure Tours offre des sorties en petits groupes de 6 jours à travers Tornado Alley ; voir www.stormchasing.com.

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5. Froid extrême, Antarctique
Que la température la plus basse du monde ait été enregistrée dans l’Antarctique (-89,2°C dans la station russe de Vostok) n’a rien de surprenant. Ce qui est plus curieux, c’est que l’absence de pluie fasse du continent blanc un désert. Présents dans les zones les plus froides et les plus sombres aux périodes les moins favorables, les scientifiques sont rudement éprouvés par ce climat extrême. Les visiteurs de passage, qui viennent pour la plupart en été, profitent, eux, d’une agréable température de 0°C !
La plupart des expéditions dans l’Antarctique partent d’Ushuaia, en Argentine ; la saison estivale pour les croisières s’étend de novembre à mars.

6. Camanchaca, désert d’Atacama, Chili

Avec moins de 1 mm de pluie par an, certaines zones n’ayant pas reçu une goutte depuis 400 ans, le désert d’Atacama au Chili offre des étendues désolées évoquant la planète Mars, où les cadavres sont momifiés par l’air aride. Pourtant, la vie existe ici, en grande partie grâce à la camanchaca. Arrivant du Pacifique, ces vastes nappes de brouillard fournissent un peu d’humidité à quelques espèces particulièrement résistantes : guanacos (lamas), renards et cactus. Asseyez-vous et regardez la brume envelopper le paysage.
San Pedro de Atacama, le nœud touristique de la région, est à 1 670 km de Santiago (20 heures en bus).

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7. Aurores Boréales, Abisko, Suède
2013 fut l'année pendant laquelle profiter du plus magique des phénomènes célestes : selon la NASA, l’activité des aurores boréales a atteint un pic cette année-ci. Et quelle activité ! Telles des ballerines, ces gracieuses lueurs vertes, jaunes et rouges dansent et ondulent dans le ciel, un spectacle de toute beauté qui a lieu aux hautes latitudes dans tout l’hémisphère Nord. Avec son ciel perpétuellement dégagé, Abisko, en Laponie suédoise, est l’un des meilleurs endroits où les observer : elles apparaissent presque toutes les nuits.
Abisko est à 100 km à l’ouest de Kiruna, où se trouve un aéroport. La meilleure période s’étend de décembre à mars.

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8. Mousson, Meghalaya, Inde
En hindi, Meghalaya signe la “demeure des nuages”, un surnom approprié pour cet État indien, le plus humide du pays. Le village de Mawsynram, niché dans les verdoyantes collines d’East Khasi en Inde, affiche une pluviométrie annuelle moyenne de 11 872 mm qui alimente les cascades dévalant les pentes abruptes des alentours. Cependant, c’est Cherrapunjee, non loin, qui se targue d’être l’endroit le plus pluvieux du monde : pour se déplacer, les habitants doivent emprunter des “ponts vivants” formés par les racines aériennes d’une sorte de banian.
La pluie tombe surtout durant la mousson d’été, entre la troisième semaine de mai et octobre.

9. Brume de chaleur, Vallée de la Mort, USA

Avec une température record de 57,8°C, El Azizia, en Libye, est officiellement l’endroit le plus chaud du monde. La Vallée de la Mort, en Californie, se classe juste derrière : la température la plus haute relevée ici (à Furnace Creek) est de 56,7°C et la chaleur règne tout au long de l’année (ajoutons que le plus grand thermomètre du monde se dresse non loin, à Baker). Malgré son nom, l’endroit est loin d’être mort : il abrite des serpents à sonnettes, des rats-kangourous et même une espèce de poisson, et les rares précipitations font éclore des fleurs sauvages en une explosion de couleurs.
Des rangers proposent des excursions guidées de novembre à avril ; voir www.nps.gov/deva.

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10. Orages, île de Vancouver, Canada
En général, on préfère ne pas vanter le mauvais temps de sa région pour ne pas faire fuir les touristes. Les habitants de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, sont, eux, particulièrement fiers de ses vents violents et de ses vagues de 8 m de haut. À partir d’octobre, une dépression se forme dans le golfe d’Alaska, poussant vers le sud le front formé par la rencontre entre l’air arctique et l’air subtropical. Les orages qui en résultent frappent l’île de plein fouet et, entre novembre et mars, la côte ouest est balayée par de fréquentes tempêtes. Passez l’hiver à Tofino pour assister aux colères du Pacifique, puis, une fois le vent retombé, allez vous balader sur la plage.
Tofino, près du Pacific Rim National Park, sur trouve sur la côte sud-ouest de l’île, à 5 heures de voiture de la capitale, Victoria.
 
Photo : Aurore Boréale, Andi Gentsch

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