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Temple de Confucius

L'avis de l'auteur Lonely Planet

sanctuaire

孔庙. L’ancienne maison de trois pièces de Confucius est devenue le deuxième ensemble architectural de la Chine impériale après la Cité interdite. Après sa mort en 479 av. J.-C., le duc de l’État de Lǔ consacra sa modeste demeure. Tout, à l’intérieur, dont ses vêtements, ses livres, ses instruments de musique et un équipage, fut parfaitement préservé. La maison fut reconstruite pour la première fois en 153, et subit dans les siècles qui suivirent une série d’agrandissements et de rénovations. En 1012, elle comptait quatre cours et plus de 300 salles. Un mur de style palais impérial fut ajouté. Après un incendie, en 1499, il fut reconstruit à sa taille actuelle.

Comme tous les temples d’Asie dédiés à Confucius, il tient plus du musée que du lieu de culte. Plus de 1 000 stèles compilant les cadeaux impériaux et les sacrifices faits à partir de la dynastie Han, ainsi que des exemples de calligraphie et de hauts-reliefs en pierre préservés avec soin sont conservés sur place. Ne manquez pas le bìxì, dragon-tortue mythique, portant la stèle de Chéng Huà (成化碑, Chénghuà bēi), consacrée par l’empereur Ming en 1468, qui loue Confucius d’une écriture particulièrement soignée. Les inscriptions sont si parfaites que des copies ont été utilisées afin d’enseigner la calligraphie. La salle de Shèngjì (圣迹殿, Shèngjī Diàn) abrite 120 tableaux célèbres de la dynastie Tang décrivant la vie de Confucius, originellement gravés sur bois, qui furent immortalisés dans la pierre et insérés sur les murs sous les Qing.

Ce temple compte neuf cours organisées autour d’un axe central. Vers le milieu se dresse le grand pavillon de la Constellation des lettrés (奎文阁 ; Kuíwén Gé), un imposant édifice en bois de la dynastie Song surmonté de trois avant-toits. Une série de portes et de vastes pavillons comportant deux avant-toits et renfermant des stèles mène à l’autel de l’Abricotier (杏坛 ; Xìng Tán), qui marque l’endroit où Confucius enseignait à ses disciples, sous un abricotier.

Cœur du sanctuaire, la monumentale salle Dàchéng (大成殿 ; Dàchéng Diàn) aux avant-toits jaunes, haute de 31 m, fut érigée sous sa forme actuelle en 1724. Les artisans sculptèrent avec tant d’adresse les dragons qui ornent les 10 colonnes qu’elles furent drapées de soie rouge lors de la visite de l’empereur Qianlong, de peur qu’elles n’éclipsent par leur beauté la salle de l’Harmonie suprême de la Cité interdite. La salle renferme une gigantesque statue de Confucius assis sur un trône, surmontée de l’inscription “wànshì shībiǎo”, qui signifie “notre modèle pour l’éternité”.

Au sud de la salle Chóngshèng (崇圣祠 ; Chóngshèng Cí), jadis le site du modeste temple originel de famille, le mur Lǔ (鲁壁 ; Lǔ Bì) se dresse à l’endroit où un descendant de la 9e génération de Confucius cacha les écrits du sage dans les murs de sa maison pour les protéger des autodafés ordonnés par l’empereur Qin Shi Huang, vers 213 av. J.-C. Les textes furent retrouvés lors de travaux de démolition, en 154 av. J.-C., ce qui entraîna la création de nouvelles écoles confucéennes et de longs débats sur les propos réels de Confucius.

Kǒng Miào ; inclus dans le billet combiné ou 90 ¥, ; 8h-17h10