Ongiin Khiid

L'avis de l'auteur Lonely Planet

monastère bouddhique

Dans un méandre de la rivière s’élèvent les vestiges de deux monastères. Celui de Bari Lam Khiid fut édifié en 1810 sur la rive nord, où se trouvent également les camps de yourtes ; Khutagt Lam Khiid, édifié en 1760 sur la rive sud, n’est accessible que lorsque le niveau de l’eau est bas, ou lorsque la rivière gèle en hiver. Ces deux monastères sont connus sous l’appellation commune d’Ongiin Khiid. Autrefois parmi les plus grands de Mongolie, cet ensemble monastique regroupant plus d’un millier de lamas fut détruit lors des purges communistes, en 1937, qui firent environ 200 morts parmi ses moines. Depuis 1990, une modeste communauté religieuse s’est installée dans les ruines, où elle a bâti un petit temple en 2004 en utilisant des poutres du vieux monastère en ruine. Deux moines y vivent et les effectifs augmentent en été.

À en croire les gens du lieu, il faut boire l’eau de la source voisine (qui coule apparemment chaude en hiver et froide en été) avant le lever du soleil pour bénéficier de ses vertus curatives. La yourte située à côté du temple abrite un musée modeste mais intéressant exposant des objets retrouvés sur le site, dont beaucoup ont été cachés par les moines pour les soustraire aux purges. Ne manquez pas les dessins du monastère d’origine, ni les tasses sculptées dans les crânes de moines révérés.

Les collines proches offrent des vues impressionnantes sur les ruines, les camps de yourtes et les environs. Commencez par celle surmontée d’un monument représentant un ibex.

GPS : 45° 20.367’ N, 104° 00.306’ E ; 2 $US

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