Cacaxtla

L'avis de l'auteur Lonely Planet

site archéologique

Les vastes peintures murales de Cacxtla se trouvent au milieu des ruines. Elles plongent le visiteur au cœur-même de l’histoire et méritent vraiment d’être vues avant qu’elles ne finissent par s’effacer complètement. La principale curiosité, une plateforme naturelle de 200 m de long et 25 m de haut appelée Gran Basamento (Grande Base), est aujourd’hui protégée par un grand toit en métal. Les édifices civils et religieux majeurs de Cacaxtla, ainsi que les résidences des prêtres qui formaient la classe dirigeante se tenaient à cet endroit.

Du parking en face de l’entrée, vous devrez parcourir 200 m à pied jusqu’à la billetterie, le musée et le restaurant. De la billetterie, il faut descendre la colline sur 600 m jusqu’au Gran Basamento situé sur la Plaza Norte.

De là, le chemin fait le tour des ruines dans le sens des aiguilles d’une montre jusqu’aux peintures murales, dont beaucoup révèlent des influences mayas parmi les symboles des hauts plateaux mexicains. Cette combinaison de styles dans une peinture murale est unique à Cacaxtla.

Avant d’atteindre la première peinture, on arrive à un petit patio avec un autel derrière une fosse carrée, dans laquelle furent découverts de nombreux restes humains. Derrière l’autel, le Templo de Venus contient deux figures anthropomorphiques bleues – un homme et une femme – portant des jupes en peau de jaguar. Le nom du temple provient des nombreuses demi-étoiles autour du personnage féminin, associées à la planète Vénus.

De l’autre côté du chemin par rapport à la Plaza Norte, le Templo Rojo renferme quatre peintures murales, dont une seule visible : très colorée, elle est dominée par une rangée d’épis de maïs et de fèves de cacao dont les cosses contiennent des têtes humaines.

Face au côté nord de la Plaza Norte, le long Mural de la Batalla (fresque de la Bataille), antérieur à 700, représente deux groupes de guerriers, l’un portant des peaux de jaguar et l’autre des plumes d’oiseaux, se livrent un combat féroce. Les Olmèques-Xicallanca (les guerriers-jaguars aux boucliers ronds) repoussent des envahisseurs huastèques (les guerriers-oiseaux aux parures de jade et au crâne déformé).

Après le Mural de la Batalla, tournez à gauche et grimpez les marches pour voir le second groupe majeur de peintures murales, derrière une clôture sur la droite. Les deux fresques principales (vers 750) représentent un personnage costumé en jaguar et un autre peint en noir, en costume d’oiseau (peut-être un prêtre-gouverneur olmèque-xicallanca), debout sur un serpent à plumes.

246-416-00-00 ; Circuito Perimetral s/n, San Miguel del Milagro ; 9h-17h30

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