Cette île portant le nom des asini bianchi (ânes blancs, ou albinos) qui l’habitent couvre 51 km2 de macchia (maquis), bordés d’une côte rocheuse et de plages de sable isolées. Deuxième plus grande île sarde, elle est devenue parc national après avoir longtemps été interdite, car elle abritait l’un des centres de détention de haute sécurité les plus stricts d’Italie.
Ce parc national, le plus petit des trois de Sardaigne, est un refuge pour la faune sauvage. Outre sa population d’ânes, endémique et estimée entre 50 et 70 individus, il héberge 80 autres espèces animales, dont le mouflon et le faucon pèlerin.
Les bâtiments abandonnés de l’ancienne carcere (prison) ponctuent son paysage désolé. Construite en 1885, à côté d’une station de quarantaine pour les victimes du choléra, cette prison était l’Alcatraz italien. De fameux criminels y ont effectué leur peine, comme le gangster napolitain Raffaele Cutolo et le célèbre chef mafieux Totò Riina. La prison a fermé en 1997.