Tombeau de Daniel

L'avis de l'auteur Lonely Planet

tombe

Les juifs et les musulmans d’Iran s’accordent à considérer ce sanctuaire étincelant d’or comme le tombeau de Daniel, revendiqué par plusieurs villes. Comme dans tous les imamzadeh (mausolées), les fidèles viennent baiser la grille (zarih,) qui entoure la pierre tombale. Si l’édifice actuel, coiffé d’une coupole conique à facettes typique du Khuzestan (ourchin), ne date que de 1871, la tradition entourant les reliques du prophète remonte à plus de 1 000 ans.

Dans la Bible, Daniel est surtout associé à l’épisode de la fosse aux lions (Daniel 6, 16-23), à laquelle il survécut lors de sa déportation à Babylone, mais rien ne précise son lieu de sépulture. Les premières mentions plaçant ses restes à Suse apparurent vers le XIIe siècle, leur proximité étant censée apporter la chance et la santé. Les habitants des environs tirèrent un grand profit de l’afflux de pèlerins, ce qui suscita la jalousie de la population vivant sur l’autre rive de la Shahur. Le tombeau changea alors chaque année de côté, avant d’être fixé au pont enjambant la rivière.

Aramgah-e Danyal ; Imam Khomeini St ; aube-tard