Mausolée

L'avis de l'auteur Lonely Planet

On pénètre dans cette tombe, sculptée de fausses portes comme les stèles, par un imposant portique en granit d’une seule pièce. Celui-ci débouche sur un couloir flanqué de 10 chambres couvrant au total 240 m2. La sépulture a été partiellement abîmée à une date inconnue par des voleurs, qui ont réussi à percer une brèche à travers 1,5 m de robuste maçonnerie.

Remontant à la fin du IIIe siècle, ce tombeau remarquablement préservé renferme quatre chambres funéraires creusées dans la roche et séparées par une série d’arches en brique et mortier de chaux (les mêmes que dans le mausolée avant les dégradations des pilleurs).

En dépit des pillages, les premières fouilles entreprises en 1974 ont révélé des fragments de bijoux en or, des perles, des objets en bronze, des armes et de la verrerie. On ignore l’identité des défunts qui reposaient ici, mais les archéologues présument qu’il s’agissait d’une femme âgée, d’un homme et d’une troisième personne, tous d’un haut rang social.

La tombe reste fermée au public en vue de fouilles plus approfondies. On distingue toutefois clairement les arches depuis la porte.

Cette sépulture mégalithique consiste en une vaste salle rectangulaire centrale, entourée d’un passage sur trois côtés. Elle se démarque des autres par ses dimensions importantes, sa structure élaborée et la taille des pierres utilisées (la dalle qui forme le plafond de la chambre funéraire mesure 17,3 m sur 6,4 m et pèse 360 tonnes !). En s’abattant sur le toit, la Grande Stèle a provoqué l’effondrement spectaculaire du tombeau.

La croyance populaire veut qu’une “machine magique”, l’équipement employé par les Aksoumites pour dissoudre la pierre, se trouve sous la tombe. Un dispositif similaire aurait apparemment été utilisé pour réaliser les églises rupestres du Tigré.

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