Debré Berhan Sélassié

L'avis de l'auteur Lonely Planet

église

Bienvenue dans l’une des plus belles églises du pays. Au-delà de l’esthétique de son architecture extérieure – murs en pierre, portes voûtées et toit de chaume sur deux niveaux –, Debré Berhan Sélassié se démarque surtout par son Saint des Saints, rehaussé de fresques resplendissantes. Elle échappa d’un cheveu au sort de la plupart des églises de Gondar, détruites par les mahdistes en 1887. L’histoire rapporte qu’un immense essaim d’abeilles les mit en fuite au moment où les pillards se présentèrent devant ses portes…

Le plafond, avec ses rangées de têtes de chérubins ailés symbolisant l’omniprésence de Dieu, attire le regard. Il y avait à l’origine 135 angelots, mais treize d’entre eux ont été effacés par des dégâts des eaux. Autre fleuron des lieux, une représentation de l’enfer digne de Jérôme Bosch. La tradition locale attribue la majorité des peintures à l’artiste du XVIIe siècle Hailé Meskel, mais cela n’est guère vraisemblable car l’édifice date de la fin du XVIIIe siècle. L’église ronde d’origine, bâtie en 1690 par Iyasou Ier, fut détruite par la foudre.

Une imposante muraille en pierre, dotée de 12 tours arrondies représentant les apôtres, protège l’ensemble. Une tour plus grande servant d’entrée incarne le Christ et évoque par sa forme le Lion de Juda. Si vous avez l’œil perçant, vous distinguerez la queue de l’animal au-dessus de la porte, à l’ouest de l’église. Les photos au flash sont interdites à l’intérieur de celle-ci. Les prêtres proposent des visites moyennant une petite contribution.

7h30-12h30 et 13h30-17h30

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