-->

Chypre

  1. Accueil
  2. Europe
  3. Chypre
  4. Massif du Troodos
  5. Monastère Agios Ioannis Lambadistis

Monastère Agios Ioannis Lambadistis

L'avis de l'auteur Lonely Planet

monastère

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le monastère Saint-Jean de Lampadistis se compose en réalité de trois églises, dont la construction, entamée au XIe siècle, s’étala sur plus de quatre siècles. Désormais coiffées d’un même grand toit en bois, elles forment l’une des églises les mieux préservées de la région. Le monastère héberge aussi un Musée byzantin présentant des icônes.

Pour rejoindre le monastère, suivez l’artère principale, étroite et sinueuse, qui mène de l’autre côté de la vallée. Les horaires peuvent varier, renseignez-vous au café voisin.

L’église orthodoxe principale, à coupole, est ornée de fresques raffinées et colorées datant du XIIIe siècle, dédiées à Agios Irakleidios (saint Héraclite). Elles représentent notamment l’entrée de Jésus à Jérusalem, monté sur un âne, sous le regard d’enfants grimpant sur des palmiers pour mieux voir la scène ; ou encore la résurrection de Lazare, la Crucifixion et l’Ascension, peintes avec des couleurs vives révélatrices de l’influence artistique de Constantinople.

L’antichambre et la chapelle latine arborent elles aussi des fresques, datant des XVe et XVIe siècles. La série de peintures italo-byzantines de la chapelle est considérée comme la plus importante de l’île. Les scènes de l’hymne acathiste (une louange à la Vierge Marie en 24 stances) sont représentées sous la forme de 24 peintures, correspondant chacune à une lettre de l’alphabet grec. L’arrivée des Rois mages dépeint les rois montés à cheval, revêtus d’une armure de croisé et brandissant des croissants rouges (le symbole romain pour les Byzantins, puis les Turcs). Les photos sont interdites.

Aux deux nefs de l’église orthodoxe originelle sont venus se greffer ultérieurement un narthex et une chapelle latine.

Une collection de 15 icônes est visible au Musée byzantin du monastère. Après de nombreuses années passées sous terre, où des prêtres orthodoxes les avaient dissimulées pour les protéger de l’envahisseur ottoman, elles furent redécouvertes en 1998. L’iconostase est recouverte de motifs sculptés figurant les fougères que l’on trouve typiquement à Kalopanayiotis, ce qui confirme son origine.

9h-16h mar-dim mai-sept, horaires réduits reste de l’année