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Lac salé de Larnaka

L'avis de l'auteur Lonely Planet

lac

En hiver, cette réserve protégée se remplit d’eau de pluie et forme ainsi un vaste habitat migratoire pour les flamants roses et les canards sauvages. À l’approche de l’été, le lac s’assèche peu à peu, marquant le départ des oiseaux. Une croûte de sel, dont la surface blanche ondule et scintille sous la chaleur, se forme après leur départ.

Un chemin de randonnée longe la rive est, idéal pour observer les oiseaux au printemps.

Les archéologues ont découvert que, durant la préhistoire, le lac central (appelé ici “Aliki”) était un port naturel, et un haut lieu de commerce pour l’île. Vers la fin de l’âge du bronze, il desservait une cité assez importante, non loin de l’emplacement actuel de la mosquée Hala Sultan Tekke. En 1050 av. J.-C., la ville se vida de ses habitants et la voie d’eau s’assécha peu après, entraînant la formation d’un lac salé. Durant plusieurs siècles, on procéda à la récolte de son sel, qui devint un produit d’exportation important pour Chypre. Des maisons de récolte temporaires furent construites, et l’on chargeait le sel dans de grands paniers tressés transportés par des ânes. La récolte s’interrompit dans les années 1980, en raison d’une hausse des coûts et d’une production ralentie.