voyageur ou touriste ?

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jmh
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trop de touristes

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je constate en lisant les divers posts de ce forum de nombreuses phrases du type: "je voudrais éviter les touristes...", "est ce qu'il n'y a pas trop de touristes..." etc, etc...

quelques remarques à ce sujet:

c'est qui "les touristes": c'est vous, moi, chacun d'entre nous

les "touristes", c'est à dire vous et moi, cherchons à voir ce qu'il y a de plus beau; c'est donc logique que les endroits les plus spectaculaires soient les plus fréquentés par vous, moi, les "touristes"

pensons que les "touristes" dont la présence nous gène, notre présence les gènent aussi, car nous sommes aussi des "touristes"

y aurait-il des bons touristes (moi) et des mauvais (les autres) ?

j'ai connu le plaisir d'être seul (touriste) dans le Bayon (sous un terrible orage: magique!!!) et presque seul dans Ta Phrom ou Angkor Vat, mais c'était il y a un certain temps; j'y suis retourné plusieurs fois depuis mais il y a de plus en plus de monde: normal je ne suis pas le seul à trouver cet endroit fantastique

un petit tuyau à ce sujet pendant qu'il est encore temps: allez voir Beng Meaela à une cinquantaine de kms de Siem Reap: énorme temple en ruine en pleine jungle et très peu de "touristes"; encore un endroit magique

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jmh
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Le sam 20 jan 2007 à 10:35

voir également ce sujet ici

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wanderer
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Le sam 20 jan 2007 à 18:03

salut
Il est toujours possible de voyager à pied, à cheval ou en bateau à voiles (la malle-poste par contre c'est fichu, mais le bus peut la remplacer).
Dans le temps, les voyages étaient longs mais il n'y avait pas le choix. Les gens qui partaient étaient aventureux ou riches (ou les 2). Pour reprendre tes exemples, Xénophon faisait partie d'une expédition militaire et il me semble que Somerset Maugham était diplomate.

Aujourd'hui encore, pour voyager longtemps il faut soit être riche et ne pas avoir besoin de travailler ou être aventureux et être prêt à vivre de peu sans penser à un boulot ou à sa future retraite.

Par contre on a maintenant presque tous la possibilité de voyager au moins un peu pendant ses vacances, sans renoncer à son boulot et sa famille en France. Dans ce cas, on reste dans ce sous-groupe des voyageurs qu'on appelle des touristes. Il faut être bien prétentieux pour se permettre de mépriser tous ceux qui sont dans ce cas.

Sinon, à mon avis le mythe du routard relève du snobisme post-soixantehuitard (on ne veut pas être considéré comme bourgeois) alors que ce n'est souvent qu'une forme de tourisme comme les autres.

Pour le "contact avec les locaux", ça me parait une utopie si on espère tenir de grandes discussions philosophiques. Par contre, dans les pays du sud-est asiatiques au moins, tu sens assez facilement une sympathie avec les locaux, que les problèmes de langue empêchent souvent de mener bien loin.

Le jeu 25 jan 2007 à 03:40

Pour ma part, je pense que le voyageur, c'est celui qui prend le temps, qui se donne le temps, le rêveur qui verra bien demain si sa retraite lui sert à quelque chose. Le voyageur, c'est celui qui veut avoir des souvenirs comme seul confort.

Le touriste, c'est celui qui ne peut pas ou ne veut pas avoir le temps, qui est pris dans les affres du consummérisme auquel veut échapper le voyageur.

Le voyageur est un aventurier, qui se débrouillera avec ce qu'il rencontre, ce que ne fera jamais le touriste qui ne saura jamais parler que les langues enseignées à l'école. Le voyageur sait apprendre les idiomes sur le terrain où il se trouve.

Ce que j'en dit...

Le dim 11 fév 2007 à 12:30

Je suis bien d'accord avec Khorrigan à propos d'un certain snobisme de routard à l'égard d'autres types de voyageurs, tout le monde ne peut ni ne veut voyager de la même manière. Je pense qu'un voyage est avant tout un plaisir personnel et que le but n'est pas de jouer le fier en disant j'ai fait ceci ou cela comme ceci ou comme cela.
Qu'on le veuille ou non il y aura de plus en plus de touristes ou voyageurs de par le monde et la seule manière d'éviter la foule reste de voyager dans les endroits encore peu prisés et avant qu'ils ne le deviennent.
Il ne faut pas oublier que tout le monde a le droit de voyager comme il l'entend et personne n'a le droit de porter un quelconque jugement sur ce que font les autres et puis cela ne sert à rien et fatigue inutilement les neurones.
Patrick

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skunkman38
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Le lun 12 fév 2007 à 15:55

Salut!

C'est aussi et surtout un problème d'ego. il est plus valorisant de se voir soir-même en voyageur/aventurier/routard qu'en touriste. alors qu'au final quelle importance?

A+

Le mar 27 fév 2007 à 16:28

Je ne pense pas ; je maintiens mon expression de la différence entre touriste et voyageur. Ce n'est pas une question de snobisme, mais de choix en fonction de possibilités et de disponiblités. Quelqu'un qui a des crédits sur le dos et des enfants à élever ne pourra pas tenter l'aventure en voyageant, mais sera obligé de faire un petit tour en touriste. L'aventure peut engager une vie de par ses conséquences ; le touriste palnifie ses tours en fonction de la vie qu'il a projeté de vivre en sécurité. C'est la différence... Ça ne veut pas dire que certains touristes aient un esprit d'aventure (qu'ils ne peuvent mener à terme à un moment donné) et que des voyageurs aient un esprit plus que bourgeois par leur sectarisme. Quand j'écris bourgeois, je me réfère á Gustave Flaubert : "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement". Sur ce forum on lit souvent des envois de personnes ayant ateint la retraite qui se mettent à voyager, à prendre le temps, après avoir été de simples touristes limités par des contraintes socio-économiques. Pour ma part, je n'aurai pas de retraite...

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LITMA
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Le sam 03 Mar 2007 à 20:08

Je pense que voyager c'est découvrir et expérimenter. QUOI? tous ce que l'on a envie, cela dépend du degré d'ouverture de notre esprit.
On peut voyager tout simplement en regardant par la fenêtre, ce n'est pas forcément la peine d'aller à l'autre bout du monde.
A partir du moment ou l'on part en voyage on est un touriste, routard ou pas, la difference est juste dans la façon de le faire c'est tout.
Moi personnellement je préfère voyager en sac à dos ou comme on aime le dire si souvent en ROUTARD, je trouve que de cette façon on a plus de contact avec les autochtones, mais tout le monde ne recherche pas ça.
LES GOUTS ET LES COULEURS SONT DIFFERENTS, A NOUS DE LES MELANGER

Le sam 03 Mar 2007 à 21:22

Tu as en partie raison, mais moi aussi... Ce qui fait la diférence, c'est la contrainte de vie socio-économique. Tout le monde n'est pas libre matériellement comme il le veut. Effectivement, on peut se rattrapper sur l'imaginaire. Personnellement, je trouve ça très bien, mais si je peux toucher, je préfère. Comme tu l'écris, les goûts et les couleurs sont différents et les mélanger est une bonne idée.

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MarcoMen
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Le lun 05 Mar 2007 à 13:16

oui enfin, Pierbe, si on prend ton idée, le voyageur n'existe pas :-)
De nos jours, je ne connais pas beaucoup de personnes qui n'ont aucune contraintes matérielles et/ou familiales.

J'ai peut-être mal compris ce que tu voulais dire mais tout le monde est plus ou moins obligé d'avoir un travail ne serait-ce que pour vivre (ou alors faut gagner au loto). A partir de là, tu as forcément des contraintes de temps et d'argent. Bien sûr, certains en ont où s'en imposent plus que d'autres et certains sont plus ou moins insouciants de leur vie future! Il n'empêche que même en étant insouciant, il y aura toujours des choses qui le ramerneront à ces contraintes matérielles (ne serait-ce que pour sa santé, il faut bien qu'il ait une assurance! à moins de refuser toutes ces choses, mais là, c'est plus de la bêtise qu'autres chose :))

Je ne suis pas sûr que le vagabond voyageur qui parcours le monde sac au dos sans se poser de questions existe de nos jours.
Au mieux s'il se démerde bien il pourra partir quelques années!!
Enfin c'est mon point de vue! :)

Le mar 06 Mar 2007 à 19:48

C'est peut-être le touriste qui n'existe pas, alors... :-D

Les contraintes familiales, on ne les a pas quand on a pas de famille à assumer... Les contraintes matérielles sont celles que l'on se donne ; c'est une question de philosophie.

Gagner au loto, effectivement, ce serait l'idéal... Le travail, on peut se le trouver de manière temporaire, quoi que les choses aient tendance à se complqiuer par les temps de totalitarisme ultralibéral qui courent. Tout est lié à ça. Pas de boulot (ou de loto...), pas de pognon, pas de voyage... Dans des tas de pays du Sud on peut aussi se balader d'un service volontaire à un autre, par le biais de lettres de recommandation. Ce n'est certainement pas ce que la plupart recherchent, mais c'est un bon moyen de voyager et de connaître les pays. Il faut juste être capable de surpasser son individualisme.

Pour la santé et sans assurance, eh bien il faut faire comme les locaux : en Inde je me soignais à l'ayur-védique et ailleurs, j'utilisais les services médicaux locaux. Ça apprend aussi à connaître les pays.

Quant à la vie future, je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de système de retraite pour couvrir nos vieux jours : le système par répartition aura été démantelé par les escrocs qui dirigent la planète et se réduira à une peau-de-chagrin, et le système par capitalisation risque de battre de l'aile pour cause de concurrence entre les places financières et d'incompétence de gestion des fonds par les mêmes escrocs cités plus haut. Mieux vaut donc voyager tout de suite, s'en mettre plein les mirettes et avoir plein de souvenirs. Mon point de vue, aussi...

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