Vallée du Wakhan

Le Wakhan est un spectacle infini de vues toutes plus époustouflantes les unes que les autres. Des villages d’un vert extraordinaire offrent un plaisant contrepoint aux falaises vertigineuses de la vallée, qui laissent entrevoir régulièrement les sommets de l’Hindu Kuch (“tueur des Hindous”) éblouissants de blancheur. Ce sont eux qui marquent la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Quelques châteaux en ruines, des sanctuaires aux murs décorés de cornes de bouquetins, et même une mini-ziggourat bouddhique (stupa) ajoutent à l’attrait du voyage. Vous serez peut-être aussi tenté de passer en Afghanistan. Attention, les transports font tellement défaut qu’il est plus sage de louer un 4x4 à Khorog ou à Mourgab.

De Khorog à Ichkachim

Des paysages variés jalonnent les 100 km qui séparent Khorog d’Ichkachim. Dans la partie nord, la rivière servant de frontière bouillonne au fil d’une étroite vallée, où les ânes qui cheminent sont parfois si proches qu’on pourrait presque les toucher. En approchant d’Ichkachim, la rivière s’élargit et de jolies prairies verdoient tels des terrains de golf, notamment aux alentours de Sumjin, au Km 92.
Ichkachim est le centre régional et le plus grand village du Wakhan. Il ne présente pas grand intérêt, excepté son marché transfrontalier (à ne pas manquer le samedi matin) où officient de nombreux commerçants afghans en turban et pakol (bonnet plat en laine).

D’Ichkachim à Langar

La plus belle partie du Wakhan tadjik se trouve à l’est d’Ichkachim. Des villages bordés de peupliers et de potagers forment des oasis de carte postale entre les pics arides de la vallée. Des hauts sommets enneigés et des glaciers font souvent une apparition théâtrale au fond d’étroites vallées latérales qui s’étirent depuis rivière côté afghan. Nos panoramas préférés sur le bord de cette route sont au Km 131 et entre Zong et Langar, mais chaque kilomètre est vraiment un pur régal. La plus impressionnante de plusieurs forteresses en ruine est Yamtchoun, qui nécessite un détour de 6 km.
Namadgout  À Namadgout, à quelque 15 km à l’est d’Ichkachim, un tertre boueux, en forme de motte, s’élève au bord de la route, couronné de plusieurs tronçons de murs en boue séchée qui constituaient la forteresse Khaakha F. Les sections les plus anciennes datent de la période kouchane (IIIe siècle av. J.-C.), mais le site fut réutilisé par les nombreuses civilisations ultérieures et, jusqu’à récemment, servait de poste d’observation à l’armée tadjike – la rivière marquant la frontière coule juste en contrebas. Arrêtez-vous pour une exploration de 15 minutes, facilitée par des sentiers gravillonnés et des marches.
Parmi les arbres face à la butte du fort oriental, vous découvrirez un mazar (“tombeau”) ismaélien, l’un des nombreux lieux d’Asie centrale où l’on prétend qu’Ali, le gendre du Prophète, aurait trouvé le repos.
Darshaï À Darshaï, une rivière tempétueuse jaillit d’un étroit canyon, puis dégringole sous la route à côté de l’enceinte d’un mazor (sanctuaire) qui renferme des pétroglyphes. Mais le plus intéressant est le trek jusqu’à la gorge de Darshaï, qui part près du pont. Il contourne un tertre couronné des ruines d’une petite forteresse, puis suit un sentier qui grimpe jusqu’à la rive est de la rivière. En moins de deux heures, vous arriverez assez facilement à ce qui fait sa curiosité, un owring, c’est-à-dire un petit tronçon où le sentier devient si étroitement dangereux qu’on a dû l’élargir avec des branches et des pierres “cousues” sur la paroi rocheuse avec des câbles métalliques.
Yamtchoun  Deux des plus beaux sites du Wahkan tadjik se trouvent très haut dans les montagnes, accessibles par une route en zigzags de 6 km qui s’élance de Tuggoz (3 km à l’est après le centre du village de Ptup, répérez les panneaux pour Tchashmaï).
Parmi les nombreuses citadelles en ruines de la vallée, le fort Yamtchoun (ou fort Zulkhomar), du XIIe siècle, est le plus impressionnant, ayant conservé intact ses murs de fortifications surmontés de tours de guet rondes.
Yamg  À 500 m de la route principale, le village de Yamg abrite la reconstruction de la maison-musée du mystique soufi, astronome et musicien, Mubarak Kadam Wakhani (1843-1903).
Vrang  Sur le flanc d’une montagne comme blanchie par le sel, juste derrière Vrang, se dresse un monument de 5 étages, que certains disent être un ancien stupa bouddhique, bien qu’il évoque plus une ziggourat (pyramide à degrés) miniature.

Langar  

Langar, où les rivières Pamir et Wakhan se rejoignent pour former la Pyanj, est dominé par un formidable enchevêtrement de pics hérissés. Cet agréable village qui s’égrène dans la verdure sur plusieurs kilomètres est une excellente base pour explorer les sites alentour.
À côté du petit pont principal, la jamoat khana (maison de prière) est facilement reconnaissable grâce aux cadres colorés de ses fenêtres. De l’autre côté de la route, le mazar de Choh Kambari Oftab, un jardin-sanctuaire, est rempli de cornes de bélier et de vieux arbres tourmentés.
À une vingtaine de minutes d’escalade depuis l’arrière de l’école, plus de 6 000 pétroglyphes sont gravés sur le flanc abrupt des rochers.
De Langar, la route grimpe en lacets pendant 5 km jusqu’au charmant Ratm, dernier village du Wakhan tadjik.

Mis à jour le : 17 mars 2015
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