Route du Pamir

La route du Pamir (M41), de Khorog à Och, est une route de haute altitude dont le tronçon central traverse un paysage typique rappelant un plateau tibétain, parfois peuplé de yourtes et de yaks. Elle fut construite par les ingénieurs de l’armée soviétique entre 1931 et 1934 pour faciliter le transport et l’approvisionnement des troupes.
Des bornes kilométriques bleues jalonnent la route, qui indiquent d’un côté la distance depuis Douchanbé et de l’autre celle jusqu’à la frontière kirghize. Le centre de Khorog est au Km 641. À Mourgab, Km 930, le système s’inverse indiquant les distances de Khorog à Och.

De Khorog à Mourgab

Entre Khorog et Mourgab les sites spécifiques sont rares, mais le paysage se savoure kilomètre après kilomètre. Excepté le tronçon Jelandy-Boulounkoul qui donne du fil à retordre, la route est plus ou moins goudronnée.

De la vallée de Gunt au col de Koi-Tezek

Plusieurs villages entourés de vergers bien irrigués marquent la sortie de Khorog, avant la montée dans la vallée de Gunt dont les flancs escarpés deviennent de plus en plus spectaculaires au fur et à mesure que le vert se raréfie.
Batchor, plutôt difficile à rejoindre si l’on n’a pas loué de véhicule, constitue une excellente base pour les randonneurs aventureux
Au fil du ruban turquoise frangé de blanc de la rivière, la route du Pamir reprend son ascension vers les hautes vallées de plus en plus arides aux approches des sources chaudes très fonctionnelles de Jelandy.

Boulounkoul et Yashil-Koul

Une route raboteuse franchit le col de Koi-Tezek (4 272 m), après lequel la montagne laisse place à un désert d’altitude, où les sommets enneigés qui encadrent un paysage lunaire n’ont rien de spécialement remarquable. Environ 40 km plus loin, la route amorce une descente très forte qui s’ouvre sur d’immenses étendues dénudées et deux grands lacs salés. En descendant, repérez le panneau annonçant l’embranchement pour Boulounkoul, un village totalement isolé, à 14 km (le panneau dit 16). Réputé être l’endroit le plus froid du Tadjikistan, il est accueillant mais sans cachet avec ses trois rangées de maisons basses serrées autour d’une place poussiéreuse balayée par le vent.

De Boulounkoul À Mourgab

Alitchour (Km 828) rassemble des cabanes de torchis éparpillées sur une vaste étendue, la plupart se présentant comme “stolovaya” (cantine) ou pension. On est ici aux confins ouest de la région du Mourgab, habitée essentiellement par des communautés kirghizes dont les yourtes émaillent parfois la plaine encadrée de montagnes qui s’étire sur plus de 50 km vers l’est.

Mourgab   

Située dans l’Est sauvage, Mourgab s’impose comme base à tout voyageur arrivé ici sans son propre véhicule dans l’intention d’explorer le Pamir oriental. Ses maisons cubiques sous le fouillis des lignes électriques ne jouent pas en sa faveur mais, à l’arrière-plan, des crêtes arides attirent le regard tout comme la masse toujours blanche du Mustagh Ata (7 546 m) qui, les jours exceptionnellement clairs, flotte sur la ligne d’horizon à l’est tel un étrange nuage. En contrebas de la route, une rivière qui coule en méandres créé la seule illusion de verdure dans le paysage. La population de Mourgab est essentiellement tadjike et pamiri, alors que les environs sont habités par des communautés presque exclusivement kirghizes.
De nombreuses excursions ont lieu dans les environs de Mourgab, notamment dans les vallées de Pshart et de Madiyan, à Rang-Koul où l'on peut faire un trek à dos de chameau, dans le village Chaïmak ou bien vers les impressionnantes peintures rupestres de Shakhty.

 

Mis à jour le : 17 mars 2015
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