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Kazakhstan : Comment circuler

Transports au Kazakhstan

Se déplacer en avion au Kazakhstan

Un bon réseau de vols domestiques relie entre elles les villes du Kazakhstan et les tarifs sont raisonnables. Les principales compagnies sont Air Astana (KC), aux normes internationales, et SCAT (DV), meilleur marché. L’offre de Bek Air et Qazaq Air est plus limitée. Toutes les compagnies kazakhes répondent désormais aux standards internationaux de sécurité, et proposent des billets électroniques en ligne, réglables par carte de crédit internationale.

Se déplacer en bus au Kazakhstan

À l’exception des axes fréquentés comme Chymkent-Almaty, Astana-Karaganda, Atyraou-Ouralsk, Semeï-Oust-Kamenogorsk et Ouralsk-Aktobe, le réseau de bus est médiocre, avec des départs peu fréquents, des véhicules vieillissants et des gares routières délabrées. Il reste néanmoins une option à envisager pour les trajets ne dépassant pas les cinq ou six heures. Les bus mettent d’ordinaire un peu moins de temps que les trains à un tarif équivalent à la 3e classe ferroviaire (platskartny), soit environ 500 T les 100 km. Pour les voyages plus longs, le rail présente davantage de confort.
Notez que la plupart des compagnies demandent un supplément pour l’utilisation du compartiment à bagages (provoz bagazha), généralement 10% du prix du trajet ; renseignez-vous lors de l’achat du billet.

Se déplacer en marshroutka et minibus au Kazakhstan

Des minibus modernes assez confortables et quelques marshroutki (minibus/monospaces de fabrication russe) assurent désormais plus fréquemment nombre de trajets durant jusqu’à 3-4 heures. Ils coûtent habituellement le double des bus et vont plus vite.

Se déplacer en taxi privé, taxi collectif et Uber au Kazakhstan

Souvent bien plus rapides que les bus et les minibus pour aller d’une ville à l’autre, les taxis stationnent généralement devant les gares routières et ferroviaires. On peut louer le véhicule tout entier ou en partager le coût avec trois autres passagers (dans ce cas, le trajet coûte deux fois plus cher qu’en bus), ce qui oblige parfois à attendre que des voyageurs se manifestent.
Dans les villes, certains taxis refusent d’utiliser leur compteur ; dans ce cas, le prix de la course dépendra de vos talents de négociateur. Uber est une solution moins chère pour les voyageurs dotés d’un smartphone et polyglottes.
Le covoiturage est populaire ; les automobilistes indiquent leur destination, l’heure de départ et le prix par passager sur BeepCar ou BlaBlaCar.

Se déplacer en vélo au Kazakhstan

Visiter le Kazakhstan à vélo n’est pas des plus faciles, les distances étant énormes et la chaleur estivale intense. Mais les beaux itinéraires peu fréquentés en dehors des grandes villes et dans certaines régions de campagne, notamment aux extrémités sud et est du pays, attirent de plus en plus de cyclistes prêts à relever le défi.
Dans des villes comme Almaty, Astana et Chymkent, les pistes cyclables se développent. De nombreuses stations de vélos en libreservice, idéals pour les courts trajets, sont disponibles dans toutes les villes.

Se déplacer en voiture et en moto au Kazakhstan

La police de la route et le mauvais état de certains axes constituent les risques majeurs de la conduite au Kazakhstan. Même les principales routes entre les grandes villes, bien asphaltées dans l’ensemble, comportent souvent quelques tronçons criblés de nids-de-poule. Actuellement, de vastes projets d’infrastructure visent à améliorer certains axes majeurs.
Les agents ont le droit d’arrêter les automobilistes pour contrôler leurs papiers. Ils ont la mauvaise réputation de dénicher des infractions qu’ils oublient ensuite contre un bakchich (en principe de 5 000 T dans la région du Manguistaou). Roulez très lentement en passant devant un véhicule ou un poste de police. Le taux d’alcoolémie autorisé au volant est de zéro. Ne grillez pas les feux rouges et respectez les limitations de vitesse (50 km/h en ville, 90 km/h hors agglomération). Vous devez être muni d’un permis de conduire international en plus de votre permis national.
Sur de nombreux itinéraires, il est plus simple et pas plus onéreux de prendre un taxi ou d’effectuer un circuit que de louer une voiture. Néanmoins, nombre de grands sites culturels et naturels du pays étant situés au milieu de nulle part, uniquement accessibles par des routes accidentées, les visiteurs aventureux, peu pressés et amoureux de la route seront récompensés pour leur témérité. Europcar possède des enseignes à Almaty et Astana. On peut aussi s’adresser à des compagnies et des agences de voyages locales (à partir de 60 $US environ pour une location de courte durée, 80-100 $US pour un 4x4). Les conducteurs doivent être âgés de 25 ans minimum et avoir le permis depuis au moins un an (trois ans pour certaines compagnies). Vérifiez bien les conditions du contrat : certaines compagnies, par exemple, n’autorisent pas les véhicules à dépasser les limites de l’oblast (division administrative, région).
Les motards prendront contact avec leurs pairs du SilkOffRoad Motorcycle Club , un pionnier du tourisme à moto à travers l’Asie centrale. À Almaty, Car & Bike Rental Marat propose motos de location, conseils experts et assistance technique.

Se déplacer en train au Kazakhstan

Des trains desservent toutes les grandes villes et de nombreuses destinations plus modestes. Ils constituent un bon moyen de rencontrer des gens et de découvrir le paysage en prenant conscience de l’immensité du territoire. Sauf pour les petites lignes ferroviaires locales, mieux vaut acheter les billets à l’avance. On peut acheter des billets (et choisir son siège ou sa couchette) sur le site officiel trilingue avec une carte internationale Visa ou MasterCard. Les annulations sont aussi possibles en ligne contre des frais modiques. Certaines destinations internationales ne sont pas mentionnées sur le site, mais sont parfois proposées sur ce site. Si vous achetez votre place sur ce dernier site, assurez-vous que le symbole “3P” apparaisse sous le logo du train indiquant que vous pouvez imprimer vous-même le billet électronique (sinon, vous devrez rejoindre une billetterie automatique en Russie !).
Les billets peuvent aussi être achetés ou imprimés dans toutes les grandes gares ferroviaires, aux billetteries automatiques. Notez qu’il n’est pas possible d’imprimer les billets 24h avant le départ. Mais il suffit généralement de montrer son billet électronique sur son smartphone (si l’on en a un) à la responsable de wagon. Aux guichets des gares, les files d’attente peuvent être longues. Mieux vaut acheter ses billets dans des bureaux de réservation indiqués “Jeleznodorojnaya kassa” (en russe) ou “Temir jol kassasy” (en kazakh) dans les centres de toutes les grandes villes – moyennant une petite commission – ou en ligne, comme le font aujourd’hui la plupart des voyageurs. N’oubliez pas de prendre votre passeport pour acheter vos billets.
On met généralement plus de temps en train que par la route, mais le rail constitue la seule option autre que l’avion sur les longues distances. Le billet en platskartny (couchettes sans compartiment) coûte le même prix que le bus, celui en kupeïny (2e classe ; compartiment de quatre couchettes) le double, c’est-à-dire 300-400 T/heure de trajet. Sauf mention contraire, nous indiquons ici les tarifs kupeïny.
Vous pouvez consulter les horaires en anglais sur www.tickets.kz, www.poezda.net (tarifs donnés en roubles), en russe et en kazakh sur temirzholy.kz et epay.railways.kz. La dernière compagnie dispose d’un service de réservation en ligne acceptant les cartes de crédit internationales, mais celui-ci ne comporte pas d’instructions en anglais (les usagers récupèrent les billets aux machines ou guichets des gares). Notez que tous les horaires sont indiqués à l’heure d’Astana (GMT+5) ; dans l’ouest du Kazakhstan (GMT+4), les trains partent une heure avant l’heure indiquée sur le billet.

Mis à jour le : 8 octobre 2019

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