Iran

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Iran : comment circuler

Avion

 

Compagnies aériennes d’Iran

Parmi le nombre croissant de compagnies intérieures, Iran Air est la plus importante, avec un vaste réseau couvrant la plupart des capitales provinciales. Le gouvernement fixant le tarif des vols intérieurs, vous paierez le même prix quelle que soit la compagnie choisie. Il vaut mieux réserver ses billets dans l’une des nombreuses agences de voyages, où vous aurez toutes les options, plutôt que dans les bureaux des compagnies.
ATA , AtrakCaspian Airlines Iran Air (021-4662 1888) , Iran AirtoursKish AirMeraj Airlines Mahan Air  , Qeshm Air, Taban Air   
À la réservation, veillez au type d’appareil qui vous transportera et évitez à tout prix les vieux Tupolev encore en fonction en dépit des crashs passés. Attention : Iran Aseman Airlines fait partie de la liste noire des compagnies aériennes dangereuses.
Compagnies les plus fiables, Mahan Air et Iran Air assurent la plupart des liaisons. Les retards sont fréquents, quelle que soit la compagnie. Arrivez toutefois à l’aéroport une bonne heure avant l’embarquement.
Il peut s’avérer difficile d’acheter des places pour un vol intérieur iranien depuis l’étranger. Si les réservations en ligne sont possibles – ce qui est loin d’être toujours le cas –, on ne peut pas en régler le prix en ligne. En revanche, on peut en théorie appeler un bureau Iran Air depuis l’étranger et obtenir un numéro de réservation à communiquer lors du paiement une fois arrivé sur place, auprès d’un bureau Iran Air ou à l’aéroport Mehrabad de Téhéran. Il n’en reste pas moins plus sûr de s’adresser à une agence de voyages basée en Iran.

Bateau

Il n’existe pas d’autres services maritimes par ferry que ceux qui relient la côte iranienne du golfe Persique (généralement Bandar Abbas) aux îles de Kish, de Qeshm et d’Ormuz. Voici les liaisons importantes :
de Bandar Abbas aux îles de Qeshm et d’Ormuz,
de l’île d’Ormuz à celle de Qeshm,
de Bandar-e Pol à Laft-e Kohneh (Qeshm),
de Bandar-e Charak à l’île de Kish.
Durant Norouz, des car-ferries relient aussi Bandar-e Lengeh à l’île de Kish.

Bus

En Iran, s’il existe un endroit inaccessible en bus (ou minibus), c’est probablement que personne ne veut y aller ! Plus de 20 compagnies routières affrètent des milliers de bus bon marché, confortables et fréquents. La qualité des chauffeurs varie, mais le gouvernement fait de son mieux pour modérer les conduites désinvoltes et dangereuses en imposant des mesures strictes de limitation de vitesse. Les vitesses sont enregistrées et les chauffeurs doivent s’arrêter tous les 100 km environ pour montrer leur tachygraphe à la police de la route. Les prix étant fixés par le gouvernement, ils sont plus ou moins les mêmes partout. Sauf pour les très courts trajets, il est interdit de voyager debout.
Les destinations indiquées sur les bus peuvent être source de confusion. Il est par exemple courant de voir écrit “Téhéran-Istanbul” sur l’avant ou le côté d’un bus circulant entre Khorramabad et Ahvaz. Ne vous fiez pas non plus aveuglément à la mention lovely bus (joli bus) parfois bien éloignée de la réalité. Sachez aussi qu’il n’existe aucun forfait de bus.

Compagnies et types de bus

En grande majorité coopératives, anciennement désignées sous le nom de Compagnie de bus coopérative n°X (Sherkat-e Ta’avoni Shomare X), la plupart des compagnies routières ont désormais chacune une dénomination propre mais l’affichage dans les gares routières reste souvent le numéro de coopérative, par exemple ta’avoni hasht (coopérative 8). Les ta’avoni aux réseaux les plus vastes, TBT (Taavoni 15) et Iran Peyma , ont des bus où il est souvent inscrit “Ta’avoni” ou “Bus n°1”.
Plus récents mais aussi plus chers, les véhicules Seiro Safar  assurent un service plus confortable. Mais il est rare qu’on se préoccupe de la compagnie, on prend souvent le premier bus à partir.
Vous trouverez deux grands types de bus :
Mahmooly – C’est au sens littéral un bus “normal”, à savoir un service interurbain en véhicule Volvo, Scania ou du même genre, équipé de toilettes. Le chauffeur est accompagné d’un ou deux employés qui servent la nourriture conditionnée et s’occupent des bagages. Les vieux mahmooly Mercedes des années 1960 ont pour la plupart été retirés de la circulation à cause de la pollution qu’ils généraient.
VIP – Plus luxueux, ces véhicules assurant les liaisons majeures, comme Téhéran-Ispahan ou Mashhad disposent de sièges presque entièrement inclinables et bénéficient de plus de services. Les tarifs pratiqués sont 50% plus chers que ceux des mahmooly.

Gares routières

Sauf exception, les gares routières se trouvent dans la banlieue des villes et le plus rapide pour y aller est de prendre un taxi collectif ou privé. Certaines villes possédant plusieurs gares routières, renseignez-vous auprès de votre hôtel ou prenez un taxi en indiquant au chauffeur “terminal-e” suivi de votre destination et il saura dans quelle gare vous déposer.
Les différentes compagnies de bus y ont toutes un bureau mais trouver des horaires compréhensibles autrement qu’en farsi relève le plus souvent de l’impossible. Demandez simplement “Chiraz ?”, “Ispahan ?” ou… pour qu’on vous indique le guichet correspondant. Sinon les bus sur le départ sont annoncés. Les gares routières abritent toujours un espace restauration et, pour les plus importantes, un poste de police, une consigne et même un hôtel.
Pour quitter une ville de moindre importance comme Zanjan ou Kashan, vous devrez sans doute rejoindre un grand rond-point pour y arrêter un bus plutôt que de vous rendre à la gare routière. Les habitants vous indiqueront le bon endroit.

Minibus

Les minibus couvrent les courtes distances entre les villes et les villages alentour. Le même type de trajet peut être couvert par un bus, mais vous n’aurez généralement pas le choix entre les deux : montez dans celui qui se présente et dessert votre destination. Les minibus sont très courants le long de la mer Caspienne et entre les villes du littoral et la capitale.
Légèrement plus onéreux que le bus, le minibus est souvent plus rapide car il y a moins de passagers et donc moins de temps d’arrêt pour la montée et la descente. Néanmoins, le confort y est moindre et le temps d’attente au départ imprévisible car le minibus part une fois plein.

Réservations

Les billets peuvent s’acheter une semaine à l’avance auprès des bureaux des compagnies routières en ville ou à la gare routière. Les liaisons entre grandes villes comme Chiraz et Ispahan partent au rythme d’une fois l’heure entre 6h et minuit, voire plus souvent. Entre villes de taille moyenne telles Hamedan et Kerman, on peut compter sur un départ à peu près toutes les heures, mais, si c’est à destination lointaine (et au-delà du désert), vous avez toutes les chances de prendre un bus de nuit. Dans les petites localités, où seulement un ou deux bus quotidiens desservent la destination qui vous intéresse, il est indispensable de réserver.
Si le bus dans lequel vous souhaitez voyager est complet, rejoignez tout de même la gare routière à l’heure du départ car il y a souvent des désistements et on peut parfois vous trouver une place à l’arrière
Les billets étant presque toujours en farsi, apprenez à lire les chiffres arabes pour vérifier le jour et l’heure du départ, le numéro de bus, de quai et de siège, ainsi que le prix… ou demandez à un Iranien.

Trajet

La plupart des bus roulent en moyenne à 60 km/h. Pour un trajet supérieur à trois heures, il y a souvent halte aux restaurants bon marché en bordure de route. De l’eau fraîche est habituellement disponible à bord et parfaitement potable. Toutes les deux heures environ, le chauffeur fait halte pour contrôle de tachygraphe par la police (une précaution contre les excès de vitesse). En été, essayez d’obtenir un siège du côté non exposé au soleil.

Taxi interurbain collectif ou savari

Pour moins de 3 heures de route entre deux villes, le savari est parfait. Ce “taxi collectif” est la forme interurbaine du classique taxi collectif. Certes moins confortable que le bus mais plus rapide, il embarque à bord 2 personnes censées se serrer sur le siège passager avant, plus 3 à l’arrière, mais sur les longues distances, le savari n’accueille en principe que 4 passagers.
Les savari ne démarrent que lorsqu’ils sont complets, sauf si l’un (ou les) passager(s) régle(nt) la place restée vide. Ce sont la plupart du temps des Kia Pride (également appelées Saipa Saba) ou de plus grandes Peugeot 405, au tarif un peu plus élevé.
Un trajet en savari coûte en moyenne deux à trois fois plus cher qu’un parcours en bus mahmooly. Cela reste bon marché et intéressant pour les trajets courts, en particulier dans certaines campagnes monotones. Les femmes seules sont en principe placées à l’avant.
Les savari stationnent généralement devant ou dans l’enceinte de la gare routière, ou bien sur les grandes places à proximité du point de départ de leut itinéraire. En cas de doute, prenez un taxi privé et dites au chauffeur “savari” suivi de votre destination.

Taxi interurbain privé

En Iran, presque toutes les voitures peuvent être louées à titre individuel et le tarif est négociable. Pour vous faire une idée du juste prix, demandez au chauffeur d’un savari combien il perçoit par passager pour un trajet donné et multipliez le montant par quatre ou cinq.
Louer un taxi à la journée coûte 50 à 150 $US environ, selon divers paramètres, notamment vos talents de négociateur, l’état du véhicule, la distance et votre point de départ. Plus la ville est petite, moins les tarifs sont élevés.

Train

Bon marché, les voyages en train ont aussi l’avantage de permettre de côtoyer des Iraniens.
Première ligne ferroviaire construite en Iran dans les années 1930 pour relier Bandar-e Torkaman, sur la côte caspienne, à Bandar-e Emam Khomeini, dans le golfe Persique, le chemin de fer transiranien fait partie des grandes prouesses techniques du XXe siècle. Cette ligne ferroviaire commode pour aller de Téhéran à Sari ou Gorgan, franchit des montagnes et des cols. Autre merveille d’ingénierie, la plus récente ligne Ispahan-Chiraz se fraie un chemin à travers les paysages montagneux du Zagros. Cette ligne fait partie d’un ambitieux programme d’extension du réseau ferroviaire d’Iran, qui s’est notamment enrichi ces dernières années des lignes Qazvin-Astara (via Rasht), Mashhad-Bafq et Bam-Zahedan (bien que les correspondances pour le Pakistan ne soient plus disponibles depuis des années pour des raisons de sécurité).

Lignes

La plupart des lignes partent de et se terminent à Téhéran, le principal carrefour ferroviaire du pays. Il existe au minimum une liaison quotidienne pour Mashhad, Ispahan, Tabriz, Bandar Abbas ou Kerman. Les trains partent généralement à l’heure, mais arrivent souvent dans les gares intermédiaires du parcours au milieu de la nuit, ce qui incite la plupart des voyageurs à opter pour le bus.

Classes et tarifs

Les trains comportent généralement deux classes, mais quelques-uns n’en comptent qu’une seule. Si la 2e classe est trop bondée à votre goût, vous pourrez passer en 1re classe en cours de route, à condition qu’il y ait de la place. Une place en 2e classe coûte un peu moins cher qu’un siège de bus mahmooly et une place en 1re un peu moins qu’un siège de bus VIP.
Dans les trains de nuit (généralement au départ ou à destination de Téhéran), les compartiments de 1re classe réunissent 4 ou 6 couchettes (ghazal). Il est fortement recommandé aux femmes seules de demander un compartiment non mixte. En 1re classe, des repas plutôt corrects vous sont généralement servis dans votre compartiment. Sur les trajets longue distance, il y a en général un wagon-restaurant.
Les trains de la ligne fréquentée Téhéran-Mashhad sont les plus confortables. Dans le Simorgh, plus cher que les autres trains de 1re classe, les passagers ont droit au dîner, au petit-déjeuner, à un lit très confortable et à une TV (un agrément discutable). Vous pouvez demander un compartiment non-fumeurs.

Réservations

Le réseau ferroviaire disposant d’un système de billetterie intégré, on peut réserver des places dans les gares un mois à l’avance. Il est particulièrement recommandé de réserver suffisamment tôt dans l’une des gares du pays si vous comptez partir un jeudi, un vendredi ou en période de vacances. Lors de la rédaction de ce guide, les réservations en ligne n’étaient pas possibles.

Transports urbains

Bus et minibus

La majorité des villes iraniennes disposent d’un service de bus locaux. À ces véhicules souvent bondés et difficiles à utiliser à moins de savoir exactement où l’on va, la plupart des voyageurs préfèrent le métro, lorsqu’il existe, ou les taxis collectifs et privés.
Le numéro et la destination des bus n’étant en général indiqués qu’en farsi, il vous faudra demander autour de vous ; la plupart des Iraniens seront ravis de vous aider (même si vous ne comprenez pas toutes leurs explications). En dehors de Chiraz et parfois à Téhéran, inutile de vouloir acheter à bord son ticket (quelques cents) car ils sont vendus dans les petits kiosques installés le long des rues principales ou à la gare routière. Le ticket est à présenter à la montée ou à la descente, selon le lieu.
Les jeunes enfants des deux sexes et les femmes doivent s’asseoir à l’arrière du bus (voir l’encadré ci-dessus). Cette ségrégation complique les choses si vous voyagez en couple et avez besoin de discuter pour savoir quand descendre. Les femmes doivent également tendre leur ticket au conducteur par la porte avant sans monter sur les marches, puis monter à bord par la porte arrière.
Les minibus desservant les banlieues sont souvent si bondés qu’on a peine à voir par la fenêtre où descendre. On paie en principe en espèces au moment de monter à bord. La ségrégation hommes-femmes ne s’applique pas, chacun essayant de s’asseoir où il peut. Les minibus s’arrêtent aux arrêts de bus normaux et n’importe où ailleurs sur demande.

Métro

Le métro est une aubaine pour les villes iraniennes de plus en plus congestionnées. Le métro de Téhéran se développe et celui plus modeste de Mashhad est maintenant en service. Les premières phases du métro de Chiraz et d’Ispahan devraient bientôt être opérationnelles, mais le retard pris depuis 2013 (date de mise en service initialement prévue) contre toute certitude en la matière. Des métros sont également prévus dans d’autres villes, notamment Tabriz, Kermanshah et Ahvaz.

Taxi

Les villes iraniennes ont trois types de taxis.

Taxi d’agence

Les taxis d’agence ou taxis “téléphone” se commandent par téléphone. N’importe quel hôtel peut se charger de vous en réserver un (c’est souvent le frère du directeur qui est au volant). Cette formule est la plus onéreuse, mais les voitures sont de meilleure qualité, vous saurez à qui vous plaindre en cas de problèmes et le chauffeur parle souvent anglais. L’idéal pour une femme seule le soir, fait remarquer une lectrice souhaitant éviter klaxons ou refus en hélant un taxi. La demande est telle qu’on trouve à Téhéran et dans d’autres villes (entre autres Yazd) des taxis réservés aux femmes, conduits par des femmes.

Taxi-navette (collectif)

Dans la plupart des villes, les taxis-navettes ou taxis collectifs constituent une alternative aux bus urbains, voire les remplacent. Ils prennent généralement jusqu’à 5 passagers : 2 à l’avant et 3 à l’arrière. Les véhicules sont majoritairement des Kia Pride et des Samand. Notez que les taxis-navettes circulent dans les villes, tandis que les savari proposent un service similaire entre les villes.
Les taxis-navettes circulent entre les grandes meydan (places) et le long des routes principales. Connaître le nom des meydan de votre itinéraire vous facilitera la vie. C’est tout un art de trouver le bon taxi-navette. Avancez-vous suffisamment sur la chaussée pour que le chauffeur vous entende crier votre destination, mais pas trop afin de pouvoir “battre en retraite” si nécessaire. Si le chauffeur a une place libre, il ralentira un très bref instant le temps d’entendre votre destination, généralement le nom d’une meydan. S’il va là où vous allez, il s’arrêtera.
Lorsque vous voulez descendre, il suffit de dire kheili mamnun (merci beaucoup) ou d’émettre un son explicite. Le prix de la course se règle une fois à bord ou au moment de descendre, les chauffeurs appréciant qu’on leur donne l’appoint.
Les tarifs, fixés par le gouvernement, s’échelonnent de quelques cents à quelques dollars selon la distance, la ville (les taxis de Téhéran sont évidemment les plus chers) et la circulation. Essayez de savoir combien paient les autres passagers avant de régler.
Si vous montez dans un taxi collectif vide, notamment à Ispahan et à Téhéran, le chauffeur peut considérer que vous voulez le louer à titre privé. Il arrive aussi qu’il décide d’appliquer le tarif de location privée lorsque vous vous retrouvez seul dans le véhicule, une fois les autres passagers descendus. Si vous souhaitez l’utiliser comme taxi privé, précisez-lui dar baste (“porte fermée”) et en cas contraire (en mode collectif), dites nah dar baste (“pas de porte fermée”).
Lorsque vous hélez un taxi-navette, évitez de dire par exemple “à l’Iran Hotel, à l’angle de…” ; ce dernier ne vous écoutera plus après le mot “hôtel”, prendra quelqu’un d’autre et sera reparti avant la fin de votre phrase. Indiquez plutôt un point de repère ou une place, quitte à descendre avant d’y arriver, par exemple, “FeDOSe !” pour la rue ou place Ferdosi, “eHESHTe !” pour la rue ou place Beheshti, etc. Soit le chauffeur vous ignorera, soit il donnera un bref coup de klaxon et s’arrêtera une demi-seconde pour que vous embarquiez.

Taxi privé

N’importe quel taxi vide, qu’il soit collectif ou privé (plus cher, généralement jaune), peut être loué pour circuler en ville ; ce qu’on appelle couramment service ou agence. À moins qu’il s’agisse d’une course compliquée, impliquant une attente, il suffit de héler le véhicule, d’indiquer sa destination et de demander le prix (chand toman ?). Proposez immédiatement 60% environ de la somme annoncée, mais au final, vous devrez sans doute régler 70 à 80% du prix initial.
Si votre destination ne comprend aucune rue connue, donnez au chauffeur le nom de l’endroit, ainsi que celui de la place, de l’artère principale ou du point de repère le plus proche.
De nombreux Iraniens des grandes villes utilisent aujourd’hui l’application Snapp  pour réserver un véhicule. Elle fonctionne comme Uber, à la différence que seule une estimation du prix est donnée lors de la confirmation de la course et que l’on peut régler en espèces.

Vélo

Avec ses excellentes routes, ses habitants accueillants et le risque relativement faible de vol, l’Iran apparaît comme une destination idéale pour le vélo. C’est d’ailleurs ce que confirment la plupart des cyclistes. Tout n’est pourtant pas rose. Longues distances, circulation dangereuse et routes du désert brûlantes et monotones peuvent être éprouvantes, sans parler des vents saisonniers. De plus, certains cyclistes ont rapporté une plus grande hostilité sur les routes, en particulier de la part de jeunes hommes à moto. Les femmes doivent rester couvertes si elles ne veulent pas attirer l’attention. Pour les hommes, la tenue de cyclisme sur la route semble envisageable, à en croire quelques cyclistes du genre masculin, à condition de prévoir des vêtements couvrants pour les haltes.
Si vous filez vers l’est, provisions (importantes) d’eau et de nourriture s’imposent pour les longues étapes à travers le désert, sans oublier une bonne carte et un guide de conversation. S’il n’est pas interdit, le camping peut déranger : mieux vaut demander avant d’installer sa tente. La difficulté à trouver des pièces de rechange et les distances importantes entre deux points de location possible invitent à apporter sa “monture” plutôt qu’à en louer une.

Voiture et moto

Le concept de location de voiture n’existe pratiquement pas en Iran, mais vous pouvez venir avec votre propre voiture, ce que faisait autrefois un flux régulier de voyageurs entre l’Europe et l’Asie. L’itinéraire est en grande partie désert de nos jours en raison des dangers que présentent le sud-est de l’Iran et (surtout) le sud-ouest du Pakistan. La plupart des voyageurs qui l’ont parcouru autrefois disent avoir beaucoup apprécié de conduire dans la campagne, mais moins dans les villes. 

Assurance

Pour votre véhicule, il faudra vous procurer un carnet de passage et une carte verte, de préférence avant de partir.

Code de la route

Conduire en Iran n’est pas une expérience à prendre à la légère. En théorie, tout le monde doit rouler à droite, une règle pas toujours respectée, surtout en cas de sens unique que l’automobiliste iranien n’a souvent pas de scrupule à remonter à contresens. Même sur une route déserte, les voitures ont tendance à rouler quasiment pare-choc contre pare-choc, le concept de distance de freinage ayant peu d’adeptes.
Sachez néanmoins que la plupart des automobilistes étrangers sillonnent l’Iran sans trop de problèmes.

Essence et pièces détachées

Moins bon marché qu’il ne le fut, le carburant reste en Iran bien moins cher que chez soi. À l’exception du désert, on peut trouver où se ravitailler  au moins tous les 100 km, dans les grandes agglomérations. Si vous roulez au diesel, sachez que rien n’est généralement écrit sur la pompe pour le différencier de la benzin (essence) et que toutes les stations-service n’en ont pas ; posez la question. Si vous vous trouvez à moins d’une centaine de kilomètres d’une frontière, sachez que le trafic de contrebande a pour effet une certaine pénurie d’essence pour les habitants, d’où de longues queues à la pompe. Côté qualité, tenez compte pour l’autonomie d’un indice d’octane assez bas (71, nous ont rapporté certains voyageurs motorisés) et sachez qu’à l’huile de moteur iranienne, il faut préférer les marques internationales plus sûres.
Le prix du litre de benzin s’échelonne entre 10 00 et 12 000 RI le litre. 
Il existe toujours un atelier de réparation dans le moindre village, mais les pièces de rechange seront celles du cru. En revanche on peut toujours négocier les prix. En plein été, il n’est pas rare d’avoir à changer un pneu qui n’aura pu résister à la forte chaleur. Restez donc prudent face à cette éventualité d’éclatement.

État des routes

Le revêtement de la chaussée est généralement excellent. Il n’en existe pas moins des nids-de-poule non signalés qui peuvent être dangereux la nuit. Attention également aux véhicules qui roulent sans feux. Sur les routes interurbaines, les panneaux sont en farsi et en anglais. Dans les villes, un grand nombre de plaques de rue sont en anglais et en farsi.

Location

La location d’une voiture est en théorie possible, mais peu courante. En fait, “louer une voiture” signifie ici louer un taxi et/ou un chauffeur privé, directement ou par l’intermédiaire d’une agence de voyages.

Permis de conduire

Pour conduire en Iran, vous aurez besoin d’un permis de conduire international. Faites-en la demande auprès de l’association automobile de votre pays de résidence (ou auprès de la préfecture pour les ressortissants français).

Sécurité

En ville, ayez l’œil sur les autres conducteurs. Dans le désert, sur les chameaux ! Des dos-d’âne non signalés sont installés un peu partout, notamment en limite de ville où leur présence indétectable fait rebondir votre véhicule avant même que vous ayez réalisé la présence de l’obstacle.
En cas d’accident, l’Iranien impliqué appellera probablement la police de la route locale. Si vous êtes seul, appelez le numéro d’urgence : 110 pour la police, 115 pour une ambulance. Ne déplacez jamais le véhicule avant que la police ne fasse le constat. Soyez préparé à être tenu pour responsable de l’accident, du simple fait que vous êtes étranger.

Venir avec son véhicule

À l’approche des barrages routiers, ralentissez systématiquement et soyez prêt à vous arrêter. Si vous baissez votre vitre en souriant aimablement aux policiers et en prenant l’air de celui qui ne sait pas quoi faire et ne parle pas farsi, ils vous feront généralement signe de passer. Au pire, vous devrez présenter votre passeport, votre permis de conduire et les papiers du véhicule. Dans le sud-est de l’Iran, assurez-vous d’avoir un hôtel doté d’un parking sécurisé.
Le guide/arrangeur de situations délicates Hossein Ravanyar d’Iran Overland  peut vous aider et faire passer votre voiture au poste-frontière d’Astara.

Mis à jour le : 26 février 2019

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