Washington : Si vous aimez

Le dôme du Capitole sous la pluie, des militants en pleine discussion dans un pub, des accords de jazz qui résonnent depuis Logan Circle en été : voilà quelques instants à vivre à Washington… Et vous trouverez dans ce chapitre plein d'autres idées.

Monuments et musées

Washington abrite un nombre incalculable de monuments et de musées, dont la plupart sont gratuits. Mais voici d'abord les autres, où il faut payer son billet d'entrée et où cela vaut la dépense ! La Corcoran Gallery possède des collections qui peuvent largement soutenir la comparaison avec celles des musées parisiens. Quant à l'International Spy Museum et au Newseum, consacrés respectivement à l'espionnage et à la presse, ils intéresseront tout le monde, petits et grands !
Et puis il y a bien sûr (et surtout) tous les musées de la Smithsonian Institution. Cette dernière a été fondée en 1846 avec des fonds légués aux États-Unis « pour l'expansion et la diffusion du savoir » par James Smithson, un Anglais. La Smithsonian gère 18 musées et galeries (dont 15 sont à Washington) ainsi que le National Zoo. Et tous, sans exception, abritent aujourd'hui des collections intéressantes. Certes, un renforcement des moyens financiers de l'institution permettrait d'améliorer encore les musées, mais le manque d'argent a aussi fait surgir de nulle part une armée de bénévoles qui déploient un talent pédagogique sans égal pour faire découvrir tous ces trésors culturels.
En matière de diffusion de la connaissance universelle, la palme revient sans aucun doute à la bibliothèque du Congrès. L'institution poursuit en effet la noble mission de rassembler tous les documents jamais écrits pour les mettre à la disposition de tous.
Les monuments de la capitale américaine soulèvent des sentiments plus mitigés, même s'ils font inévitablement partie de tout parcours touristique à Washington. Il y a des mémoriaux absolument partout… ce qui finit par leur faire perdre un peu de force. D'ailleurs, même les plus fervents des patriotes américains admettent une certaine lassitude à découvrir telle ou telle statue de pierre taillée à la gloire de tel ou tel personnage parfois depuis longtemps oublié.
Ces choix-là – quelles personnes et quels événements la nation décide- t-elle de célébrer ? – seront toujours matière à controverse. Mais en passant les monuments de la capitale en revue, on observe ce que les Américains ont considéré comme important au fil de leur histoire. Après avoir choisi à la fin du XIXe siècle d'honorer un général de second ordre ayant combattu durant la guerre de Sécession, ils décidèrent dans les années 1990 de rendre hommage aux soldats afro-américains qui ont lutté pendant ce même conflit. Bien des statues équestres s'oublient à peine aperçues, c'est vrai. En revanche, d'autres monuments impressionnent. C'est le cas du Marine Corps Memorial, dans le cimetière d'Arlington, plus connu sous le nom d'Iwo Jima Memorial, commémorant une bataille emblématique des opérations américaines au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Franklin Delano Roosevelt Memorial, sur le National Mall, a tout autant d'impact.
Qu'ils commémorent une bataille ou une époque, tous ces monuments sont aussi l'occasion de réfléchir aux victoires qu'ils représentent : bien souvent des batailles gagnées pour les droits fondamentaux de l'être humain tout autant que des succès sur des adversaires. Un séjour à Washington peut ainsi être une occasion de mieux percevoir ce qu'est cette nation, les États-Unis, surtout pour ceux qui la composent.

Le meilleur des collections permanentes des musées

  • Rouleaux de soie peints japonais, Arthur M Sackler Gallery/Freer Gallery of Art
  • Exposition permanente, United States Holocaust Memorial Museum
  • Galeries d'art traditionnel, Smithsonian American Art Museum
  • Rez-de-chaussée, National Portrait Gallery
  • Les dinosaures, Smithsonian's National Museum of Natural History

Les lieux les plus emblématiques de l'identité américaine

  • Le Lincoln Memorial
  • Le Capitole
  • La Maison-Blanche
  • Les National Archives
  • Le Vietnam Veterans Memorial

Architecture

L'écart de revenus entre les différentes couches de la population vivant à Washington est certainement ce qu'il y a de plus choquant dans la capitale des États-Unis. Mais les visiteurs seront peut-être frappés par une autre ligne de fracture traversant la ville, certes bien moins dérangeante mais tout aussi visible : celle qui sépare des édifices exceptionnels de bâtiments tout bonnement affreux !
Washington abrite ainsi un certain nombre de très beaux bâtiments de style néoclassique, typiques des débuts de l'architecture américaine (largement inspirée du style européen). La bibliothèque du Congrès, le Lincoln Memorial, les National Archives ou encore le Capitole sont remarquables. Mais comment se peut-il que des monstruosités de marbre comme l'IRS Building (le bâtiments des services fiscaux fédéraux) aient aussi été construites ? Comment le génie créateur à l'œuvre dans le Vietnam Veterans Memorial et l'aile est de la National Gallery of Art a-t-il pu se retrouver aux côtés du massif National Air and Space Museum ou du Hoover Building, édifice de béton et d'acier occupé par le FBI ?
Voici une clé pour appréhender (et apprécier) l'architecture de Washington : la ville rassemble un très grand nombre de styles. Peut-être parce que la capitale s'est toujours sentie obligée de déployer de grands moyens pour faire ses preuves, comme modèle de la république ainsi que vis-à-vis de l'Europe, du monde, et souvent même de ses propres citoyens.
Le style le plus répandu et le plus visible est toutefois le style néoclassique. Ainsi, le long du National Mall, de nombreux bâtiments évoquent la Grèce et la Rome antiques. Un édifice à ne pas manquer, inspiré des thermes de Dioclétien à Rome : la gare de Union Station. Jetez aussi un œil à la Historical Society of Washington, DC et à la St John's Church. Le quartier de Georgetown et ses rues bordées de belles maisons est également incontournable. Et pour tous ceux qui veulent avoir une vision de l'architecture américaine, une visite de l'Octagon Museum s'impose.
C'est probablement pour l'architecture moderne et contemporaine que les États-Unis sont le plus connus. À Washington, il y a des projets d'avant-garde pour le pire (Hoover Building !), mais aussi pour le meilleur, comme en témoigne le bâtiment aux courbes chaleureuses construit pour accueillir le National Museum of the American Indian.

Les plus beaux bâtiments néoclassiques

  • Old Stone House
  • Octagon Museum
  • Les maisons anciennes alignées le long des rues de Capitol Hill
  • Les belles demeures du quartier de Georgetown
  • La Phillips Collection

Les plus beaux bâtiments modernes

  • Hirshhorn Museum and Sculpture Garden
  • Intérieur du United States Holocaust Memorial Museum
  • Aile est de la National Gallery of Art
  • Cour centrale du Smithsonian American Art Museum
  • National Museum of the American Indian

Cuisine

Bonne nouvelle, on mange très bien à Washington. Et ici, rien de plus naturel que le métissage, même dans les assiettes ! Ceux qui connaissent les bonnes adresses savent ainsi que c'est dans la capitale que l'on peut goûter le meilleur wat (un plat éthiopien) connu en dehors d'Addis-Abeba, qu'il faut aller jusqu'au Maryland pour manger des crab cakes (bouchées au crabe) aussi savoureuses et même franchir l'océan et rejoindre Hanoi pour trouver d'aussi bons pho (la fameuse soupe de nouilles vietnamienne). Ils se doutent bien que la truite de lac n'a jamais nagé dans le moindre lac, ce qui ne les empêche pas de la trouver délicieuse au restaurant, en particulier lorsqu'elle est servie avec des légumes verts et des macaronis au fromage. Et ils ne jurent que par les half smokes (la déclinaison washingtonienne du hot dog) de chez Ben's pour accompagner leur bière.
Il y a aussi des tables d'exception dans la ville. À l'origine, la plupart ont été créées pour répondre à la demande de gens fortunés en quête de dîners chics et chers – peu importait le contenu des assiettes… Pendant longtemps, la scène gastronomique était à Washington plus prétentieuse qu'ambitieuse, les chefs de renom ayant mis leur talent au service d'une clientèle guère connaisseuse. Finalement, la situation a évolué dans le bon sens. Les chefs ayant le champ libre pour s'amuser et disposant de produits locaux de grande qualité, ils ont laissé libre cours à leur imagination. Et aujourd'hui, il y a d'excellents restaurants à Washington.
La situation pourrait aussi être décrite différemment. On pourrait aussi parler de la couleur de la peau et des différences de classes qui, sans vouloir tout ramener à cela, restent les deux principaux éléments d'identification sociale dans la ville. Au cours des vingt dernières années, Washington est devenu davantage une ville de la classe moyenne, ce qui s'est traduit par la disparition de petits établissements de quartier, la multiplication des restaurants de catégorie moyenne et un effort délibéré des tables haut de gamme pour attirer une clientèle moins fortunée. Sans vouloir faire de la sociologie de bas étage, on relève d'une part que cette transformation a redoré le blason d'une scène culinaire qui suscitait autrefois la raillerie, d'autre part que les invités à la table de Washington se diversifient chaque jour davantage.

Cuisine du monde

  • Bistrot du coin (français)
  • Mitsitam Café (amérindien)
  • Meskerem (éthiopien)
  • Judy's (salvadorien)
  • Burma (birman)

Restaurants chics

  • Minibar du Café Atlantico
  • Georgia Brown's
  • Palena
  • Citronelle
  • Sonoma Restaurant and Wine Bar

Bons vieux restos

  • Hitching Post
  • Florida Avenue Grill
  • Jimmy T's
  • Martin's Tavern
  • Ben's Chili Bowl

Restos bon marché

  • W Domku
  • Granville Moore's
  • Busboys & Poets
  • Comet Ping Pong
  • Mixtec

Avec des enfants

Si vous voyagez avec des enfants, la capitale américaine est une excellente destination, que vous ne regretterez pas ! Comme tous les citadins de la côte est des États-Unis, les Washingtoniens adorent courir, marcher, pédaler, et ils ont les espaces verts pour le faire. Le National Mall vient immédiatement à l'esprit, bien sûr, mais il y a aussi les innombrables parcs de la ville, où les enfants pourront se défouler, hurler et chahuter autant qu'ils veulent – et même jouer bien sagement, qui sait ?… Vos bambins ont besoin de plus d'espace encore ? Alors emmenez-les en pleine nature, au Rock Creek Park par exemple. Et pour en terminer avec la rubrique grand air, surtout, n'oubliez pas non plus la balade en bateau tiré par des ânes sur le chemin de halage du Chesapeake and Ohio Canal (C&O Canal).
Un autre avantage de la capitale américaine quand on voyage en famille : beaucoup d'activités y sont gratuites. Par exemple, tous les musées de la Smithsonian Institution sont en accès libre et ils possèdent presque tous un service jeune public. Il y a aussi deux musées qui plaisent toujours aux enfants : le Newseum, sur le thème de la presse, et l'International Spy Museum, qui traite de l'espionnage. Mais attention, l'entrée à ces deux lieux est payante.
Si tous les musées de la ville comptent dans leurs équipes des spécialistes déployant tout leur talent et leur savoir pour rendre les collections plus ludiques et plus accessibles aux enfants, il en est de même dans de nombreux autres sites touristiques. C'est le cas en particulier à la bibliothèque du Congrès, au Capitole ainsi qu'au National Zoo. Ce dernier est d'ailleurs une valeur sûre : il revient immanquablement en tête de la liste des activités préférées des petits.
Et puis à Washington, les enfants pourront apprendre et s'ouvrir au monde tout en se divertissant. Ainsi, celui qui écrit ces lignes ne serait sans doute pas devenu auteur pour les guides de voyage Lonely Planet s'il n'avait pas, tout jeune encore, contemplé les silhouettes fines des marionnettes du théâtre d'ombres indonésien dans les vitrines du Smithsonian's National Museum of Natural History (photo page de droite), admiré les danseurs africains au Kennedy Center et plongé dans ce véritable carnaval international qu'est le Smithsonian's Folklife Festival. Dans le même ordre d'idée, combien de vocations politiques sont nées lors d'une visite du Capitole ou à l'occasion d'une manifestation sur la pelouse de la Maison-Blanche ? Peut-être avez-vous déjà vu cette photo en noir et blanc sur laquelle Bill Clinton, adolescent, serre la main de John Kennedy ?
Il ne faut pas penser, enfin, que les monuments et les mémoriaux sont rébarbatifs pour les enfants. Leur caractère imposant et majestueux est généralement immédiatement saisi par les bambins, qui sont même d'autant plus impressionnés qu'ils n'ont pas la stature des adultes. On a vu des petites filles pousser un soupir d'admiration devant l'original de la Déclaration d'indépendance exposé aux National Archives. Même les mémoriaux liés à la guerre, que l'on voudrait parfois épargner aux plus jeunes, peuvent permettre aux enfants de comprendre des choses inattendues et très instructives. L'auteur de ce guide, par exemple, garde encore en lui l'intensité des moments qu'il a passés avec son père, un ancien combattant, au Vietnam Veterans Memorial, sur le National Mall.

Les meilleurs musées avec des enfants

  • Smithsonian's National Museum of Natural History
  • National Air and Space Museum
  • National Museum of American History
  • International Spy Museum
  • Newseum
  • National Museum of the American Indian
  • National Museum of African Art

Ils vont adorer…

  • Visiter le Lincoln Memorial et regarder ensuite ensuite nager les canards du bassin
  • La promenade en bateau sur le C&O Canal, avec une pause goûter chez Baked & Wired
  • Monter au sommet du Washington Monument
  • La part de pizza et la partie de ping-pong chez Comet Ping Pong
  • Les pandas du National Zoo

Washington à vélo

Étant donné sa configuration, sa circulation encombrée, ses grands espaces verts et la proportion élevée parmi la population de personnes sensibles aux enjeux écologiques, Washington devrait être une ville de cyclistes. Il n'en est rien. Un peu comme s'il était inscrit dans les gènes des habitants que l'on prend beaucoup de plaisir à passer une heure dans sa voiture pour parcourir les cinq kilomètres qui séparent New York Avenue de Dupont Circle.
Il faut dire que l'excellent réseau de métro incite les gens à se déplacer à pied plutôt qu'à vélo. N'empêche : ils devraient tout de même être plus nombreux à adopter le deux-roues. Ne serait-ce que parce que tout est fait pour favoriser ce mode de déplacement : les chauffeurs de bus et les employés des stations de métro acceptent bien volontiers les vélos à bord des transports publics, et des pistes cyclables fleurissent ici et là en dehors du centre au sens strict.
On comprend aisément pourquoi les élus locaux veulent favoriser les déplacements en vélo. D'une part, les bureaux sont regroupés dans des quartiers aisément accessibles, comme Foggy Bottom et Capitol Hill. Et d'autre part, la capitale offre un cadre idéal pour commencer la journée. Ce n'est tout de même pas désagréable de passer devant le Washington Monument, sur la pelouse du National Mall, tous les matins avant d'aller travailler ! Les espaces verts, immenses et très accueillants pour les deux-roues, sont en effet un des atouts de la ville.
Le National Mall en est un parfait exemple : plat, bordé de monuments emblématiques et relié à un grand nombre des principaux quartiers de bureaux de la capitale. De là, on rejoint facilement Ohio Drive, qui part du Tidal Basin, le plan d'eau situé devant le Jefferson Memorial. Longée de larges trottoirs parfaits pour les cyclistes, en particulier les enfants, l'avenue effectue une boucle de huit kilomètres qui passe par le Washington Channel et le Potomac. Si vous vous trouvez dans la partie ouest ou nord-ouest de la ville, pensez à utiliser l'immense réseau de pistes cyclables et de sentiers du très boisé Rock Creek Park. Vous pourrez ainsi vous rendre à Adams Morgan, Woodley Park et Upper Northwest.
Les habitants de la ville vous diront que l'on se déplace plus rapidement en métro qu'à vélo. C'est exact dans l'ensemble, mais il existe néanmoins certains quartiers dans lesquels la bicyclette est davantage une nécessité qu'un choix écologique. Par exemple Georgetown, qui n'est pas desservi par le métro. Ses larges boulevards bordés d'arbres et d'élégantes demeures promettent une magnifique journée de balade – mais attention, gardez en tête que le quartier est à flanc de colline. Autre lieu idéal pour les cyclistes, le chemin de halage du Chesapeake and Ohio Canal (C&O Canal), plat et large par définition, boisé et magnifique de surcroît. Il longe en partie le Capital Crescent Trail (www.cctrail.org), un itinéraire qui suit Wisconsin Avenue et traverse Rock Creek Park pour monter jusqu'à Bethesda, une jolie ville de banlieue située dans le Maryland. Le départ est clairement indiqué au pied du Francis Scott Key Bridge, auquel on accède par Water Street (qui s'appelle K Street un peu plus à l'est).
Sur l'autre rive du Potomac (traversez le Key Bridge), le Mount Vernon Trail parcourt une petite trentaine de kilomètres pour rejoindre Mount Vernon, la propriété de Virginie où vécut George Washington. Ce chemin très fréquenté longe les méandres du fleuve, bordé par de jolies constructions. Il passe aussi par la vieille ville d'Alexandria, où vous pourrez faire une agréable pause.
Bike the Sites (202-842-2453 ; www.bikethesites.com ; 1100 Pennsylvania Ave, Old Post Office Pavilion ; adulte/enfant 40/30 $US ; MetroFederal Triangle) propose d'excellentes balades guidées. Pour préparer votre séjour, vous pouvez aussi contacter la Washington Area Bicyclists' Association (www.waba.org), une organisation qui milite notamment pour le développement du vélo dans la capitale et pourra vous conseiller des itinéraires et vous fournir d'autres renseignements utiles.

Bars

À l'occasion de son investiture comme septième président des États-Unis, en 1829, Andrew Jackson donna une réception fastueuse et tellement arrosée que certains invités, totalement ivres, saccagèrent des œuvres d'art de la Maison-Blanche. L'histoire témoigne donc qu'à Washington, on aime bien prendre un verre entre amis – sauf qu'aujourd'hui les habitants de la ville ont bien d'autres possibilités que les réceptions mondaines organisées dans les belles maisons… !
Si vous n'avez jamais séjourné dans la capitale des États-Unis, vous imaginez peut-être qu'ici, on déguste le vin au verre dans des bars huppés tout en réglant les dossiers du jour… Et vous avez raison ! D'ailleurs, de nombreux restaurants, du laboratoire gastronomique hyperchic au modeste diner typiquement américain, sont aussi les meilleurs bars de la ville le soir. Mais si vous voulez surprendre les parlementaires américains (ou plus probablement leurs conseillers) en train de discuter politique, mieux vaut viser les établissements sombres et cosy de Capitol Hill.
Il ne faudrait quand même pas croire que seuls les professionnels de la politique sortent dans les bars. Ici, il y a autant de pubs de quartier où se retrouvent les habitants du coin que de lounges fréquentés par les lobbyistes ! Mais la politique étant profondément imbriquée dans la vie de la cité, on peut très bien s'installer au bar du coin avec une Pabst et entendre une discussion sérieuse sur la probabilité que la prochaine commission des Affaires étrangères approuve le programme d'aide au Darfour – d'autres entrent aussi dans le même bar et arrêtent de parler boulot (c'est-à-dire politique). Des établissements comme Mr Smith's et le Dan's Café offrent ce mélange tout washingtonien de politique et de « vie courante ».
Depuis les années 1990, l'itinéraire classique démarre à U Street et remonte 18th Street pour déboucher au cœur du quartier d'Adams Morgan, avec un éventuel détour par Dupont Circle, histoire d'entreprendre une conversation un peu plus intellectuelle. Du lounge branché au club de jazz où se sont produits John Coltrane et Ella Fitzgerald, vous n'aurez que l'embarras du choix. Vous pouvez même élargir ces frontières car il y a à Washington de plus en plus de quartiers où sortir, la classe moyenne occupant une place de plus en plus importante dans la ville. Un grand nombre de bars branchés se sont ainsi installés dans Columbia Heights et le Northeast, ainsi que de l'est de Capitol Hill jusqu'à H Street. Il y a même vraiment de bonnes adresses (pour ce que l'on y boit et surtout pour l'ambiance) parmi ces établissements attachés à faire se rencontrer les gens ayant toujours vécu dans le quartier et les artistes qui s'y installent aujourd'hui.
Vous pourrez juger sur place si ces initiatives fonctionnent ou si tous ces nouveaux bars ne font finalement que contribuer à l'embourgeoisement des quartiers. Mais à voir les Washingtoniens de toutes origines s'amuser, avaler des verres cul sec ou draguer leur voisine dans des bars comme le Looking Glass et l'Argonaut, on se dit que les tensions existant dans cette ville peuvent disparaître sous l'effet d'une bière Yuengling ! Et pour être honnête, aussi intéressantes que puissent être les discussions politiques, cela fait du bien de savoir que le type installé à côté de vous est tout autant capable de gloser sur la défaite des Skins contre les Cowboys que sur les projets du maire pour la circonscription ou sur la toute nouvelle robe de Michelle Obama.

Pour se sentir Washingtonien

  • Looking Glass Lounge
  • Raven
  • Red Derby
  • Dan's Café
  • Marvin

Les meilleurs restaurants-bars

  • Cork
  • W Domku
  • Kramerbooks & Afterwords Café
  • Granville Moore's
  • Brickskeller

Vie nocturne

Oui, on trouve à Washington des boîtes de nuit classiques, avec des videurs pas sympas et des files d'attente interminables – même quand il n'y a personne à l'intérieur, il faut sauver les apparences ! Le genre d'endroit où l'on crie beaucoup et où l'on boit encore plus. Et quand on ne connaît pas la ville, on se retrouve facilement dans ce genre d'établissement. La plupart se trouvent dans le quartier de Downtown (K Street ou Penn Quarter).
Bien sûr, la vie nocturne dans la capitale américaine ne se résume en aucun cas à cela. Et si vous aimez vous amuser tout autant que les autres, mais appréciez aussi un peu de loufoquerie – comme l'auteur de ces pages –, allez dans des endroits comme le Chief Ike's (photo page de droite) pour danser sous le regard des morts vivants peints au mur. Pas assez bizarre pour vous ? Alors prenez la direction du Palace of Wonders et de son freak show permanent.
Si vous avez simplement envie de passer un bon moment (et danser, flirter et plus si affinités) en compagnie de gens qui sont dans les mêmes dispositions d'esprit, Washington a tout ce qu'il vous faut. Essayez le 18th Street Lounge, ou n'importe lequel des établissements installés dans l'autre partie de 18th Street (dans le quartier d'Adams Morgan), ou encore ceux de U Street, notamment la terrasse pleine à craquer du Local 16. Washington ne manque pas non plus de mégadiscothèques avec effets en tout genre installées généralement à la périphérie des villes (ici aussi). Dans ce style, vous pouvez essayer le Love (202-636-9030 ; 1350 Okie St) et le Fur (202-842-3401 ; 33 Patterson St NE), accessibles en voiture uniquement. Les bars se transforment généralement en club ou en lounge le week-end.
Enfin, beaucoup de gens à Washington déploient des trésors d'imagination pour stimuler l'esprit et les sens de ceux qui souhaitent commencer la soirée de manière un peu plus cérébrale (souvent gratuitement en plus). Rendez- vous sur le site web www.citypaper.com et faites votre choix : musique expérimentale au Hirshhorn, world dance au Kennedy Center ou DJ punks au Black Cat ?

Bars la semaine, clubs le week-end

  • Marvin
  • Big Hunt
  • Madam's Organ
  • Reef
  • Wonderland

Les meilleures discothèques de la ville

  • 18th Street Lounge
  • Mie N Yu
  • Local 16
  • Ghana Café
  • Café St-Ex

Musique live

Le thème de la diversité sociale et ethnique de Washington revient souvent dans ces pages et est bien perceptible dès que l'on parle de musique. Spectacle de flamenco au Kennedy Center pour un public en tenue de soirée, rythmes endiablés de la makossa (musique camerounaise) et hip-hop dans un club de quartier d'Adams Morgan, accords punks décapants au Red & Black ou jazz mélodieux pour accompagner un whisky aux Bohemian Caverns : il y a mille et une manières d'écouter de la musique dans la capitale américaine.
Washington est riche d'une belle pluralité musicale, et tout bien considéré, dans ce cas précis la diversité ne génère pas – ou pas trop – de clivages. On peut ainsi voir des anciens diplomates blancs se balancer au rythme de P-Square dans des clubs africains, des videurs noirs coiffés à l'iroquoise à l'entrée de boîtes de jazz fréquentées par des étudiants blancs, et des enfants afro-américains dansant comme des fous sur les marches du Capitole au son de la fanfare des marines !
Alors Washington aurait-elle « sa » musique ? Ni plus ni moins que les États-Unis ont la leur. Il n'y a pas qu'un rythme qui fasse danser les Américains… qui aiment autant les grands opéras que les standards composés au coin de la rue par Duke Ellington, pourvu qu'il y ait l'ambiance. Et cette diversité concerne tout autant les lieux que les artistes : à Washington, on écoute de la musique absolument partout, dans les bouis-bouis de quartier comme dans les grandes salles de concerts, et même dans ce grand jardin qu'est le National Mall.

Où entendre un bon concert

  • Hirshhorn Museum and Sculpture Garden
  • 9 :30 Club
  • Bohemian Caverns
  • Kennedy Center
  • Black Cat

Artistes et lieux de légende

  • Marian Anderson, marches du Lincoln Memorial, 1939
  • Ruth Brown au Bohemian Caverns, années 1930
  • Thievery Corporation au 18th Street Lounge, années 1990
  • Fugazi au 9 :30 Club, années 1980
  • Itzhak Perlman, Yo-Yo Ma, Anthony McGill et Gabriela Montero, cérémonie d'investiture de Barack Obama au Capitole, 2009

Shopping

À chaque quartier son style de shopping. Pour le haut de gamme et les marques, ne cherchez pas plus loin que Georgetown, où se trouvent également un grand nombre de boutiques de design et de décoration – dans Cady's Alley notamment. Le quartier de Dupont Circle offre plus ou moins la même chose. À une nuance près toutefois, et pas des moindres : on n'est pas ici aussi à cheval sur les marques et les prix n'atteignent pas un niveau aussi ahurissant qu'à Georgetown.
Vous ne trouverez en revanche pas une marque dans les magasins de U Street et dans ceux d'Adams Morgan, quartier où les boutiques indés se font chics et où les accessoires pour la maison s'achètent plutôt dans des greniers sympas que dans des magasins scandinaves bien propres sur eux. La dynamique d'embourgeoisement – et la hausse des loyers qui l'accompagne – laisse cependant imaginer une évolution vers plus de clinquant et de banalité dans les années à venir.
Puisque l'on en parle : si vous cherchez une galerie commerçante, un Gap, un Starbucks ou ce genre d'enseigne, vous trouverez tout ce qu'il vous faut à Penn Quarter, en particulier aux abords du Verizon Center et de Chinatown. Beaucoup plus intéressant dans le secteur : les géniales boutiques de cadeaux des musées, où vous dénicherez LE souvenir à rapporter dans vos bagages.

Les meilleurs souvenirs à rapporter

  • Casquette Obama avec faux diamants, Skynear & Co
  • Écharpe de l'équipe de base-ball des Nats, Nationals Stadium
  • Souvenirs aux couleurs des États-Unis des différentes campagnes présidentielles, Political Americana
  • Une pipe à tabac – rien qu'à tabac – en forme d'État américain, B&K Newsstand

Dans les boutiques des musées

  • Faux os de dinosaure, Smithsonian's National Museum of Natural History
  • Saladiers d'artistes, Corcoran Gallery of Art
  • Le petit chien en peluche du cyberjournal News Hound, Newseum
  • Reproductions de tableaux célèbres, Smithsonian American Art Museum
  • Glace pour cosmonaute, National Air and Space Museum

Mode

Merci Michelle ! Avez-vous repéré cette robe asymétrique, ce modèle à la fois sexy et hyperélégant que la première dame des États-Unis portait lors des réceptions organisées pour l'investiture de son mari ? Avez-vous remarqué le style de cette femme, ce look très executive woman pleine d'assurance mais aussi simple et ultraféminin ? Michelle O. et Jackie O. : pour rappeler à tout le monde que, oui, oui, oui, certaines personnes à Washington savent s'habiller !
Ce n'est toutefois pas sans raison que Washington n'est pas connu comme la capitale de l'élégance. C'est vrai qu'il y eut un été où absolument tous les hommes de la ville sortaient le soir dans leur uniforme pantalon-beige-et-chemise-bleue-à-rayures – d'ailleurs, certains ressortent la même tenue chaque année… Eh oui ! Washington met toujours sa chemise à rayures – et ne parlons pas du twin-set-et-collier-de-perles d'un certain nombre de femmes à Capitol Hill ou de ces types au col de chemise hyperamidonné. Tout cela ne concerne évidemment en rien le Washington noir, où les looks vont du bermuda tombant à la cheville au chapeau pour la messe du dimanche à faire pâlir d'envie les têtes couronnées britanniques.
Les Washingtoniens, peut-être influencés par les nouveaux arrivants dans leur ville, « apprennent » toutefois peu à peu à s'habiller. Ici, la tradition veut certes que l'on s'exprime davantage par ses idées que par sa tenue vestimentaire. Mais les habitants commencent à se rendre compte que l'on peut très bien défendre avec talent une cause juste sans pour autant faire une croix sur son apparence – et même, lorsque l'on est la première dame du pays, montrer l'exemple à tous les frimeurs de New York !

Les meilleures boutiques

  • Nana
  • Redeem
  • Relish
  • Circle Boutique
  • Green & Blue

Où voir des gens bien habillés

  • Dans les réceptions à la Maison-Blanche
  • À l'heure du cocktail chez Mie N Yu
  • Sur le chemin du bureau à Capitol Hill
  • Au 18th Street Lounge, en bonne compagnie
  • Au Palace of Wonders, quand ceux qui ont exhibé leurs tatouages se rhabillent

Le Washington gay

Situé (géographiquement et idéologiquement) à la croisée des chemins des forces progressistes et conservatrices du pays, Washington présente un bilan mitigé en matière de droits civils. Mais sur la question homosexuelle au moins, la capitale des États-Unis peut se targuer d'un remarquable libéralisme. La communauté gay est d'ailleurs plutôt dynamique. Et tout se passe encore, pour l'essentiel, dans le quartier de Dupont Circle.
Les gays sont à Washington beaucoup plus discrets que dans d'autres villes, San Francisco notamment. Ici, pas de revendication exagérée de son identité. L'homo typique est plutôt le type qui travaille dans le bureau d'à côté, une personne qui soigne son apparence et se bat pour l'adoption de projets de loi instaurant des campagnes d'éducation en matière de sida. Ce qui ne veut pas dire que la communauté gay de Washington ne fait pas la fête. Allez donc faire un tour du côté du Cobalt et du Phase 1, ou venez pendant la Capital Pride et vous verrez tous les « classiques » gays : cuir, travestis, etc.
Traditionnellement, l'attitude de la communauté noire sur la question de l'homosexualité a toujours été ambivalente : à la fois un conformisme dicté par l'influence de l'Église et une bienveillance vis-à-vis des victimes de l'oppression. Toutefois, du mouvement afro-américain pour les droits civiques à la DC Black Pride (marche de la fierté homosexuelle noire) d'aujourd'hui, Washington a servi de cadre aux luttes pour les droits civils des minorités aux États-Unis.

Espaces verts

Alors que la plupart des grandes villes sont organisées autour d'un centre commerçant, le cœur de Washington, lui, est bien vert. Un vert parfois clairsemé, certes, mais de l'herbe, de l'eau et des arbres quoi qu'il en soit. Le National Mall, car c'est bien de lui dont il s'agit, est à tous égards la pierre angulaire de la capitale américaine, symbole de l'amour des habitants pour la nature tout autant qu'emblème de la grande aventure démocratique du pays.
Washington a été conçu dès son origine pour être à la fois le reflet des idéaux de la nation et l'incarnation urbaine de la république idéale. De Pierre L'Enfant, l'architecte français qui dessina la ville, à Adrian Fenty, le maire actuel, tous les responsables ont considéré que la nature devait faire partie intégrante du projet urbain. Il ne s'agit pas uniquement de préserver un poumon vert en plein cœur de la ville – encore que Washington y parvienne effectivement, en particulier avec l'immense Rock Creek Park. L'enjeu est aussi de recueillir et de conserver la flore américaine dans la capitale et de permettre la coexistence, voire la synergie, entre deux forces apparemment opposées : le monde urbain et le monde naturel.
Entre Malcolm X Park, qui a du mal à contenir sa végétation hors des limites de 16th Street, les jardins du National Arboretum's, qui semblent fouiller comme de grandes mains vertes entre les quartiers résidentiels du Northeast, et les multiples avenues bordées d'arbres qui caractérisent le Northwest, Washington ne manque pas de verdure. La capitale a même finalement parfois des allures de paisible jardin.

Les meilleures balades

  • De l'Arthur M Sackler Gallery/Freer Gallery au Thomas Jefferson Memorial
  • À l'intérieur du United States National Arboretum
  • Le long du C&O Canal
  • Dans les jardins de Dumbarton Oaks
  • Sous les cerisiers japonais en fleur fin mars-début avril

Activités de plein air

  • Couper par le Malcolm X Park pour rejoindre Adams Morgan depuis U Street
  • S'autoriser une sieste sous les arbres près de la Smithsonian Institution
  • User ses semelles dans le Rock Creek Park
  • Déambuler au milieu du Franklin Delano Roosevelt Memorial
  • Jouer au Frisbee sur le Mall

Sports

Les républicains. Les démocrates. Les diplomates. Les écologistes. Les chefs d'entreprise. Les immigrés. Les Blancs. Les Noirs. Les métis. Tous les habitants de Washington aiment le sport. Voilà ce qui soude les gens. Pas les monuments, ni les élections, ni les cérémonies d'investiture, ni même un concert de Chuck Brown un soir d'été. Non.
Le véritable ciment, c'est le rouge et or des Redskins, l'équipe de football américain de Washington. Ce sont les hockeyeurs des Capitals qui, pour la première fois depuis huit ans, ont remporté le championnat en 2008. Ce sont les – presque – éternels perdants des Wizards (comment une ville qui aime tant le basket de rue peut-elle s'en sortir si mal au championnat de la NBA ?). C'est le DC United, l'un des clubs de foot de Major League les plus populaires et les plus talentueux. Ce sont les Howard Bisons, les Georgetown Hoyas et les autres équipes universitaires, accompagnés de leurs supporters déchaînés. Ce sont les Nationals qui ont enfin libéré les Washingtoniens de l'obligation d'aller jusqu'à Baltimore pour voir un bon match de base-ball.
Si vous restez un peu sur place, essayez d'assister à un match. Quand il s'agit de sport, la capitale américaine se rassemble de manière inattendue et touchante. Voilà donc un moyen facile d'aller à la rencontre des Washingtoniens, de tous les Washingtoniens.

Grands moments de l'histoire sportive de washington

  • Les Skins remportent pour la première fois le Super Bowl avec leur ligne offensive des « Hogs » (1983)
  • Victoire des Hoyas de Patrick Ewing dans le championnat universitaire de basket (1984)
  • Les Redskins remportent le Super Bowl sur un score de 42-10 (1988)
  • Les DC United remportent la ligue des champions de la Concacaf – championnat de football pour l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes (1998)
  • George W. Bush inaugure la saison de base-ball à l'occasion du premier match de la nouvelle équipe de la capitale, les Washington Nationals (2005)

Où assister à un match

  • Les Redskins (football américain) – FedExField, Landover (Maryland)
  • Les Nationals (base-ball) – Nationals Stadium
  • Les Wizards (basket-ball), les Capitals (hockey sur glace) et les Georgetown Basketball – Verizon Center
  • Les DC United (football) – RFK Stadium

Art

Les grands musées de Washington font aujourd'hui tellement partie de la ville qu'on finirait par ne même plus penser à eux lorsque l'on parle de la « scène artistique » locale ! Certes, ce n'est pas dans ces institutions que sont exposés les jeunes artistes. Certains Américains reprochent aussi aux musées de la Smithsonian Institution leur conformisme. Pour être juste, il faut quand même souligner l'originalité de certaines pièces, notamment dans les collections de la National Portrait Gallery. Et puis aussi garder en tête que la Smithsonian a pour but de susciter l'intérêt au sein du grand public et non auprès des spécialistes de l'art contemporain. Les grands musées de la ville conservent par ailleurs des chefs-d'œuvre parfaitement mis en valeur, dans les superbes espaces du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, de l'aile est de la National Gallery, de la Corcoran Gallery of Art ou encore de la Phillips Collection, entre autres.
Et qu'en est-il des galeries ? Elles sont présentes et bien vivantes, grâce à une population cultivée qui apprécie l'art. D'ailleurs, de nouveaux lieux ne cessent d'être créés, notamment dans U Street et dans les quartiers qui montent, actuellement Columbia Heights et Northeast. Pour avoir un premier aperçu de la création locale, vous pouvez commencer par faire un tour à l'excellente coopérative d'artistes Dekka. Et n'oubliez pas non plus le Torpedo Factory Art Center à Alexandria, en proche banlieue.

Le meilleur de l'art « officiel »

  • La National Portrait Gallery
  • La Renwick Gallery
  • La Corcoran Gallery of Art
  • La Phillips Collection
  • Les annexes du Smithsonian American Art Museum

Fresques, graffs, tags, etc.

  • Le visage plein d'espoir de Barack Obama sur le mur du Marvin
  • Le portrait de Duke Ellington, 1200 U St, près du Ben's Chili Bowl
  • La fresque représentant Frederick Douglass, 1204 Massachusetts Ave
  • La fresque du terrain de jeu de Westminster Playground, 907 Westminster St NW
  • Les graffitis des T-shirts du marché aux puces de U Street

Théâtre

L'univers politique est finalement assez proche de celui du théâtre… Quel homme politique n'est pas maître dans l'art de la dramaturgie et de la représentation ? À Washington, il est même arrivé que l'un d'eux se fasse tuer dans les murs d'un théâtre – Abraham Lincoln, au célèbre Ford's (www.fordstheatre.org). Ressort dramatique, jeu d'acteurs et autres artifices : tous les ingrédients du théâtre (qui est, au fond, l'art de convaincre les gens que l'on voit telle ou telle chose de telle ou telle manière) sont bien présents dans la capitale américaine.
Et les Washingtoniens semblent apprécier l'art dramatique sous toutes ses formes. Les théâtres et les possibilités sont d'ailleurs nombreuses dans la ville. Les habitants les plus cultivés remplissent la salle du Shakespeare Theatre (www.shakespearetheatre.org) et celle du Folger. Les amateurs de grandes productions se rendent au National Theatre. Les amoureux des œuvres contemporaines fréquentent plutôt le Studio (www.studiotheatre.org). Le Gala (www.galatheatre.org), entre autres salles, programme des voix immigrées. Le Kennedy Center accueille régulièrement des productions internationales. Le Woolly Mammoth (www.woollymammoth.net) se consacre à l'avant-garde du théâtre expérimental, et le Lincoln (www.thelincolntheatre.org), à l'histoire afro-américaine. Au Carter Barron (www.nps.gov/rocr/cbarron), enfin, on assiste au spectacle en plein air, pour le plus grand bonheur des enfants – et de tous les autres.

Vie politique

Dans la capitale américaine, on parle souvent politique, mais la saturation guette aussi parfois. C'est pourquoi il est si réjouissant de voir que plus d'un million de personnes, pour la plupart des habitants de Washington, du Maryland et de Virginie, se sont rassemblées sur le Mall en janvier 2009 à l'occasion de l'investiture de Barack Obama. Les Washingtoniens ont témoigné là d'une foi renouvelée en la politique.
Dans les bars, vous entendrez donc des conversations sur le sport, la Bourse et les magasins, bien sûr, mais aussi sur toutes les questions au cœur de la vie de la nation. Beaucoup de gens travaillant dans la capitale américaine ont vécu à l'étranger et ont donc une bonne compréhension des problèmes de politique étrangère. Quant aux jeunes qui débutent ici leur carrière, ils acquièrent de l'expérience au contact de tous les professionnels de la politique et des grandes institutions internationales.
Et puis la politique à Washington, enfin, c'est le frisson d'excitation qui vous saisit quand vous découvrez que le type ou la fille avec qui vous prenez un verre n'est pas juste un joli visage, mais aussi la personne qui s'occupe des programmes d'allégement de la dette d'un pays où vous venez d'aller…

Un peu de vocabulaire…

  • Filibuster – obstruction parlementaire. L'art de retarder l'adoption d'un projet de loi en prolongeant le débat au Congrès. Le terme s'emploie dans le langage familier pour désigner toute manœuvre visant à obtenir un délai supplémentaire.
  • Red/Blue/Purple America – l'Amérique rouge/bleue/violette. Les couleurs de la carte politique des États-Unis, représentant respectivement les conservateurs, les progressistes… et ceux qui se situent quelque part entre les deux premiers.
  • Flack – attaché de presse. Professionnel des relations publiques, qui modèle les événements du jour à l'avantage de son client.

Plongée au cœur de la vie politique

  • Lors des séances du Congrès
  • Au Georgia Brown's, le dimanche à l'heure du brunch
  • Pendant un dîner au Prime Rib
  • En pleine happy hour au Hawk & Dove
  • Avec des manifestants devant la Maison-Blanche
Vizeat