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Belize : Les Incontournables

Le meilleur de Belize

Les sites à visiter en voyage à Belize, les îles et curiosités naturelles et les expériences à ne pas manquer.

Belize City

Décrépie, colorée, fascinante, intimidante... l'ancienne capitale du Belize (80 000 habitants), quasiment détruite en 1961 par le cyclone Hattie (le gouvernement fonda alors la nouvelle capitale, Belmopan, qui n'est toujours qu'un gros bourg assoupi), sans être belle, mérite cependant une courte visite. Il y règne une petite délinquance notoire, aussi évitez d'arborer certains "signes extérieurs de richesse" et de vous promener seul la nuit, tout particulièrement dans Front St, au sud et à l'est du Swing Bridge.
Citons, parmi les sites et monuments à découvrir : l'imposant palais de justice, édifié en 1926 pour abriter les fonctionnaires coloniaux ; l'agréable Battlefield Park ; le Bliss Institute, principal centre culturel de la ville ; Government House, palais du gouverneur général édifié en 1814 (le Belize ayant obtenu son indépendance au sein du Commonwealth en 1981, la fonction n'est plus qu'honorifique) ; St John's Cathedral, le sanctuaire anglican le plus ancien (1847) et le plus important d'Amérique centrale ; les tombes du Yarborough Cemetery, qui témoignent de la tumultueuse histoire du pays depuis 1781 ; les quartiers nord de la ville, qui abritent de belles maisons en bois ; le Fort George District et ses jolies demeures victoriennes.
Côté hébergement, évitez les hôtels les moins chers, souvent le cadre de divers trafics. Attention également à l'endroit où vous passerez votre soirée : Belize City compte de nombreuses distractions nocturnes, mais certaines d'entre elles sont illégales ou dangereuses.

Les cayes

Long de 290 km, le récif bélizien est le plus important du continent américain. A l'ouest de la barrière, les îles appelées cayes (prononcé comme l'anglais "keys") baignent dans des eaux très peu profondes, donc très chaudes.
Caye Caulker et Ambergris Caye, à l'atmosphère calme et détendue, sont les deux préférées des voyageurs. On y circule à pied ou à vélo, au rythme paisible des tropiques. La population s'y compose de Créoles et de Mestizos qui vivent essentiellement de la pêche au homard et du tourisme.
Caye Caulker (7 km de long sur 600 m de large !), située à 33 km de Belize City, est recouverte de mangrove et de palmiers et coupée en deux par un chenal creusé par le cyclone Hattie. Le village compte deux "rues" plutôt semblables à des sentiers. Cette île de 800 habitants, bonne option pour les petits budgets, vous offrira dans son récif des moments de plongée et de pêche inoubliables. La visibilité marine atteint 60 m ; la végétation, les poissons tropicaux et les coraux présentent une diversité extraordinaire. Les mordus de plage seront quant à eux un peu déçus : si les eaux sont chaudes et claires à souhait, les plages sont presque inexistantes.
Ambergris Caye est la plus grande des cayes : longue de plus de 40 km, son extrémité nord touche presque le Mexique. La majorité de sa population (2 000 habitants) réside à San Pedro, distant seulement de 1 km de la barrière de récifs et où les rues, bordées de maisons caraïbes en bois, sont couvertes de sable. Cet ancien port de pêche, devenu le premier centre touristique du Belize, continue de proclamer son credo en ces termes : "sans chemise, sans chaussures - sans problèmes !" Il convient en outre à la pratique de tous les sports nautiques qu'on puisse imaginer et offre un hébergement diversifié.

Lamanai

De loin le site le plus impressionnant de la région, Lamanai se niche dans une réserve archéologique aménagée dans le New River Lagoon, près de la bourgade d'Indian Church. Bien que la plupart des vestiges ne soient ni excavés ni restaurés, l'excursion de trois heures qui vous fera remonter la rivière en bateau constitue une aventure en soi.
Les Mayas, qui peuplaient Lamanai ("crocodile submergé") dès 1500 av. J.-C., y restèrent jusqu'à l'arrivée des conquistadores, au XVIe siècle. La ville connut son apogée au préclassique récent, époque à laquelle elle devint un centre cérémoniel prépondérant. La structure la plus imposante mesure 34 m ; avant de l'atteindre, vous admirerez, en parcourant la jungle alentour, une flore superbe - figuiers banians, arbres aux quatre épices, épiphytes - au son des singes hurleurs.

Xunantunich

Prononcé "Sounantounitche" (le mot signifie "vierge de pierre"), ce site maya est le plus accessible. Aménagé sur une colline nivelée donnant sur la Mopan River, Xunantunich, qui contrôlait le chemin longeant la rivière menant de Tikal (au Guatemala) jusqu'à la mer des Caraïbes, fut un très grand centre de cérémonies durant la période maya classique. Le site semble avoir été abandonné vers 900 à la suite d'un très grave tremblement de terre. A la différence d'autres sites mayas bien restaurés, Xunantunich, dont le plus haut édifice, El Castillo, atteint 40 m, est malheureusement envahi par la jungle - mais pouvoir découvrir ce monument peu touristique, au milieu d'une faune et d'une flore exubérantes, fait tout son charme.

Hopkins

Dans ce village côtier de pêcheurs et d'agriculteurs de 1 100 habitants, reculé et hors du temps, vivent essentiellement des Garifunas, qui mènent la vie séculaire du littoral bélizien.
Non loin se trouve le village de Maya Centre, d'où part une piste menant au Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary, ou Jaguar Reserve. Créée en 1984, cette réserve de 40 000 hectares abrite une faune typiquement bélizienne : félins (jaguars, ocelots, pumas, chats-tigres, jaguarondis), agoutis, kinkajous, pécaris, boas constrictors, fers-de-lance.

 

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