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Idées de voyage

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7 (bonnes) raisons de découvrir les Açores hors saison !

Texte par

Elodie Rothan

Mis à jour le : 20 octobre 2022

Carte

Elles sont neuf. Neuf petites îles émergent au beau milieu de l’océan Atlantique, à plus de 1450 km des côtes du Portugal, dessinant un improbable chapelet verdoyant… et volcanique. Entre cratères et lacs, cascades et sources chaudes, les Açores détiennent, en réalité, le pouvoir de réchauffer votre hiver. La preuve par 7.

1/ Pour profiter d’un climat clément toute l’année

Ah, le fameux anticyclone ! C’est bien lui, en effet, qui mène la danse de notre climat, même s’il n’est pas, en vérité, figé aux Açores (on l’appelle « des Bermudes » aux Etats-Unis). Bercé par le Gulf Stream, l’archipel jouit ainsi d’une influence océanique particulièrement tempérée, que l’on peut résumer ainsi : douceur, douceur, douceur… Point de grand froid, point de canicule non plus et, tout l’année, un soleil aussi généreux qu’incertain.

On parle ici de journée « des quatre saisons »  : comprenez que l’on passe de l’été à l’hiver en quelques heures. On emporte donc un k-way ET un maillot, et l’on coche très large pour le choix des dates (Toussaint, Noël, Février…). L’avantage, en hiver, c’est que l’on profite des lieux sans la foule et que la nature s’offre alors à vous seul.

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Avec 2 351 mètres d’altitude, le Pico est la plus haute montagne du Portugal.

2/ Pour inspirer une vraie bouffée de nature

Aux Açores, le vert est partout. Ses nuances, infinies. Comme si, devant l’immensité de l’Atlantique, la nature avait tenté un ultime jaillissement. Et pas des moindres : forêts d’altitude, falaises déchiquetées, végétation humide, fleurs multicolores, sommets immenses (avec 2 351 mètres d’altitude, le Pico est la plus haute montagne du Portugal), plages de sable blond, noir ou même rouge… Elle s’offre, intacte, au voyageur surpris de trouver tant de reliefs en plein océan.

C’est l’occasion de se lancer dans de grandes balades iodées, le long de sentiers verdoyants, aux kilomètres innombrables. São Miguel, l’île principale, ne compte pas moins de 86 itinéraires différents. Et chacune des neuf îles réserve son lot de randonnées à travers des paysages à chaque fois, singuliers.

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Les Açores, une escale incontournable de l'Atlantique pour les navigateurs.

3/ Pour approcher la légende

Après le vert, le bleu. L’Atlantique, à perte de vue, rappelle qu’il fut longtemps la seule route d’accès : ici défilèrent les caravelles reliant le Portugal aux Indes Orientales ou Occidentales, ici fut tracée la route vers le Nouveau Monde et, ici encore, passent aujourd’hui les plus grandes régates internationales.

A Horta, sur l’île de Faïal, on hume avec curiosité l’atmosphère unique d’un port de légende, où accostèrent, entre autres, le navigateur Éric Tabarly ou le Commandant Cousteau. Des voiliers de toute nationalité y font encore escale, les accents d’ailleurs résonnent dans les cafés et les habitués se croisent avec la connivence des vrais explorateurs.

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Les Açores sont une destination bien connue des surfeurs.

4/ Pour se lancer sur (ou sous) l’eau

Le long des rivages se rencontre un autre type d’aventurier, tout aussi iodé : le surfeur. D’apparence confidentielle, la destination est en réalité déjà bien connue des amateurs confirmés. Ils y apprécient sa tranquillité, mais aussi, et surtout, ses vagues, dont les plus beaux rouleaux déferlent de novembre à février. Notez que l’on trouve de bons spots de surf sur toutes les îles, même si certaines ne sont pas recommandées aux débutants et d’autres sont peu équipées en surf shop.

Rétif à la houle ? Plongez ! S’immerger dans la Grande Bleue promet ici une expérience intacte, loin de la foule et dans un environnement totalement préservé. Avec une température oscillant entre 17°C et 22°C tout au long de l’année, les eaux sont propices à la pratique de la plongée en toute saison, avec un privilège immense : celui de pénétrer des fonds où évoluent 25 espèces de cétacés.

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Aux Açores, la rencontre avec les cétacés est quasi-garantie.

5/ Pour approcher les baleines

Cachalots, grands dauphins, rorquals, baleines à fanons, orques, dauphins tachetés, rorquals boréal… C’est simple, les écosystèmes uniques des Açores abritent plus de 25 espèces différentes de cétacés et forment, ainsi, le plus grand sanctuaire d’Europe. L’observation y est donc d’une qualité exceptionnelle et la rencontre, quasi-garantie.

Entre les espèces résidentes et d’autres en migration, l’incessant ballet aquatique perdure tout au long de l’année et chaque sortie garde sa part de surprise. Cependant, la fin de l’hiver est la meilleure période pour apercevoir le plus grand animal de la planète, pouvant atteindre 30 mètres d’envergure, j’ai nommé : la baleine bleue.

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Les Açores sont un formidable terrain de jeu pour les explorateurs.

6/ Pour explorer une terre de feu

Entre leurs mille nuances de verts, de bleus et leurs explosions de vie terrestre ou marine, les Açores commencent à dévoiler leur palette singulière. Pourtant, elles ne seraient rien sans le rouge : le rouge du feu qui fulmine sous leurs roches. Volcaniques par essence, ces îles atlantiques se tiennent en effet à la frontière des plaques tectoniques africaine, américaine et eurasiatique. La plupart endormis, leurs volcans nous invitent à découvrir leurs cratères mystérieux, dont certains accueillent désormais des lacs cristallins.

A Sete Cidades, par exemple, sur l’île São Miguel, quatre lacs scintillent chacun d’une couleur différente. Sur l’île de Pico, les plus téméraires pourront se lancer dans l’exploration d’un des plus longs tunnels de lave au monde, tandis que, sur l’île de Terceira, les amateurs de sensations fortes descendront dans l’ancienne cheminée volcanique d’Algar di Carvão, à 90 mètres de profondeur.

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Les Açores ont des airs de bout du monde.

7/ Pour se baigner dans des sources chaudes

Tout le monde, sans doute, appréciera sans effort un plongeon dans des sources naturellement chaudes ! Sur l’île de de São Miguel, à la confluence de deux rivières, Furnas est réputé pour sa trentaine de sources chaudes, dont chacune profite de composition chimique spécifique. Entre vapeurs ferrugineuses, volutes soufrés et fumerolles, l’atmosphère se nimbe de mystère. On se glisse avec délice dans l’un des bains géothermaux aménagés, dont les vertus thérapeutiques sont reconnues depuis longue date. On hésite un instant entre les cinq piscines de Poça da Dona Beija et le bassin minéral à la teinte orangée (car riche en fer) de Terra Nostra.

Plus loin sur l’île, la cascade de Caldeira Velha se fait également tentante, avec ses deux piscines naturelles lovées dans un écrin de verdure… Tout comme le spa géothermal de Ferraria, à la pointe sud-est de l’île, qui côtoie l’océan avec des allures de bout du monde. Mais faut-il vraiment choisir ?