Temple de Lukhang

L'avis de l'auteur Lonely Planet

sanctuaire lacustre

禄康寺 Derrière le Potala, ce temple peu visité est situé sur un îlot au milieu d’un étang, dans le joli Dzongyab Lukhang, le parc attenant. Il est réputé pour ses peintures murales du XVIIIe siècle (emportez une lampe torche).

L’étang fut créé lors de la construction du Potala ; la terre extraite pour le mortier laissa une dépression, remplie d’eau par la suite. Afin d’apaiser les divinités du lieu (lu ou naga qui sont les esprits souterrains des eaux), le 6e dalaï-lama édifia le Lukhang, ou temple des Rois Dragons, qui lui servait aussi de retraite. Au rez-de-chaussée, le roi naga Luyi Gyalpo chevauche un éléphant et cinq serpents protecteurs se dressent derrière sa tête. Les esprits naga furent par la suite symboliquement enterrés dans le Palha Lu-puk, le temple voisin.

Les peintures murales du 2e étage racontent une histoire immortalisée par un opéra tibétain. Celles du 3e étage décrivent différents thèmes sur chaque mur : yogis indiens adoptant des positions de yoga (ouest), 84 mahasiddha ou maîtres bouddhistes (est), cycle de la vie selon le bouddhisme tibétain (nord), visions du Bardo – l’espace intermédiaire pour les Tibétains entre la mort et la renaissance –, au centre. Notez le merveilleux souci du détail, des jambes poilues des sadhu aux motifs des vêtements.

Le 3e étage contient une statue de Chenrezig à onze têtes et une salle de méditation utilisée par les dalaï-lamas. Pour rejoindre l’étage, faites le tour extérieur du bâtiment dans le sens des aiguilles d’une montre et entrez par l’arrière via une volée de marches (l’accès était fermé lors de notre visite). Finissez par le kora autour de l’île.

Pour des explications détaillées des peintures murales, consultez Le Temple secret du dalaï-lama (Thames & Hudson, 2011), un beau livre de Ian Baker et Thomas Laird.

, Lùkāng Sì ; 10 ¥, photos 50 ¥ ; 9h-17h

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