Rikitea

L'avis de l'auteur Lonely Planet

village

Seule localité de l’île, Rikitea est une petite agglomération verdoyante et paisible, lovée autour d’une jolie baie dans laquelle les voiliers tour-du-mondistes jettent l’ancre. En toile de fond, le regard bute sur les hautes falaises du mont Duff et la petite chaîne montagneuse du centre de l’île. La route principale, flanquée de grands acacias, conduit à la magnifique cathédrale Saint-Michel, dont les impressionnantes proportions témoignent des ambitions du père Laval. Rénovée en 2011, cette cathédrale, qui peut accueillir 1 200 fidèles, fut bâtie sur le site d’un ancien centre cérémoniel traditionnel, entre 1839 et 1848. Surmontée de deux tours jumelles, elle mesure 54 m de long. L’autel et les boiseries sont incrustés de nacre. En face de la mairie, la petite chapelle Sainte-Anne, peinte en blanc et bleu, ne manque pas de charme. Au bout de la route principale, près du petit terrain de sports, l’entrée de la chapelle Saint-Pierre est surmontée de colonnettes blanches. À côté, un autel marial en pierres noires, garni de couronnes de fleurs, a été érigé.

À proximité immédiate de la cathédrale, prenez la route bétonnée qui monte en pente raide. Peu après la pension Bianca et Benoît, vous distinguerez, sur votre gauche, juste devant le cimetière Saint-Pierre, l’imposant tombeau de Maputeoa, le dernier roi de l’île, qui se fit appeler Gregorio Stanislas après s’être converti au catholicisme, sous la pression du père Laval.

Un peu plus loin, après le centre météorologique, le chemin des Sœurs mène aux vestiges du couvent Rouru, où vivaient naguère 60 religieuses, au pied d’une falaise. On raconte que Laval cachait toutes les femmes de l’île dans le couvent chaque fois qu’un baleinier faisait escale, pour les soustraire à la convoitise des marins. Ne subsistent que le porche, le dortoir et quelques autres bâtiments en ruine, envahis par la végétation.

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