-->

Musée de Delphes

L'avis de l'auteur Lonely Planet

trésor

Installé à 500 m à l’est de la ville de Delphes, ce magnifique musée moderne donne toute la mesure nécessaire au site antique qu’il jouxte. Que l’on visite l’un ou l’autre en premier, les trésors du musée font revivre la Delphes antique. Les riches et puissants fidèles qui affluèrent à Delphes dès le VIIIe siècle av. J.-C. apportèrent des offrandes fastueuses et érigèrent des monuments opulents. Les fouilles, d’abord épisodiques puis devenues un véritable programme confié en 1892 à l’École française d’Athènes, n’ont cessé depuis, mettant au jour autant d’éléments qui constituent aujourd’hui le riche fonds de ce musée. Les horaires d’ouverture étant sujets à variations, vérifiez-les avant de venir.

Parmi les pièces maîtresses, citons les deux kouroi (statues de jeunes hommes plus grandes que nature) ou jumeaux d’Argos de la salle 3 et le sphinx des Naxiens qui domine la salle 5 de toute sa hauteur. Ce sphinx à visage de femme et à corps de lion ailé est un don de l’île de Naxos ; il couronnait à l’origine une énorme colonne située près du trésor des Athéniens. Non loin, la frise en marbre bien conservée du trésor de Siphnos dépeint, outre divers épisodes de la guerre de Troie, le combat des dieux et des Géants à travers des reliefs impressionnants. Salle 11, les Danseuses de Delphes (qui ont inspiré un prélude à Debussy) sont trois caryatides coiffant une colonne aux feuilles d’acanthe. Celle-ci supportait peut-être l’omphalos de pierre placé à côté. Semblable par la forme à celui présent sur le site, au “centre du monde antique”, il a la forme d’un cône recouvert d’un cordage de laine comme l’était celui qui était placé au sous-sol (adyton) du temple d’Apollon.La dernière salle (13) réserve au visiteur l’émotion la plus forte, face à la sérénité affichée par l’aurige de Delphes, un des rares bronzes grandeur nature à nous être parvenu, grâce au séisme qui l’ensevelit au IVe siècle av. J.-C. Ce conducteur de char ceint du bandeau de la victoire a une stature monumentale, accordée au quadrige de bronze aujourd’hui disparu mais semblable à celui que devait conduire (aux Jeux pythiques de 478 ou 474 av. J.-C.) le commanditaire de la statue, un prince sicilien.

22650 82312 ; odysseus.culture.gr ; 8h-20h mai-sept, 8h30-16h avr et oct, 8h30-15h nov-mars