Enclos paroissial

L'avis de l'auteur Lonely Planet

patrimoine religieux

Ce n’est pas le plus impressionnant des enclos ni le plus rénové, mais il recèle quelques curiosités. Le porche de l’église Notre-Dame-et-Saint-Tugen (XVIe-XVIIIe siècle), où se mêlent les styles gothique et Renaissance, a conservé les statues des douze apôtres portées par des culs-de-lampe aux formes grotesques – vous remarquerez la démone cornue aux seins nus. Devant le porche, le grand calvaire (XVIe siècle) inclut une belle statue de saint Michel, patron des monts d’Arrée, terrassant le dragon. Mais le groupe le plus étonnant est celui de la pietà qui figure sur la base, représentée sous l’aspect austère de trois femmes portant le corps du Christ. L’ossuaire montre un personnage bien connu dans les parages : l’Ankou, serviteur de la Mort. Figé dans la pierre du pignon, il serre son javelot et prononce ces mots terribles : “Je vous tue tous.” De l’autre côté, pour compenser, l’ange de la Résurrection sonne de l’olifant, accompagné des mots “Réveillez-vous”. L’intérieur de l’église comprend un beau mobilier, des statues en bois polychrome, dont une de saint Michel terrassant le dragon (XVIIe siècle), et une superbe pietà du XVIe siècle.