La Polynésie française

Polynésie française : transport

Comment se rendre en Polynésie française ? 

Tahiti se situe à 6 500 km au sud-ouest de la côte californienne, à 5 500 km au nord-est de l'Australie, à 8 000 km à l'ouest de l'Amérique du Sud, à 9 500 km au sud-est du Japon et pratiquement aux antipodes de l'Europe (16 000 km). Vu cet isolement géographique, il n'est pas surprenant que l'immense majorité des visiteurs arrivent à Tahiti par avion. Une minorité aborde la Polynésie à bord d'un voilier après avoir effectué la traversée du Pacifique, tandis que d'autres arrivent à bord de paquebots de croisière.

Entrer en Polynésie

À l'aéroport de Tahiti-Faa'a, les formalités d'immigration sont relativement rapides. Pour les citoyens français, un passeport valable encore 6 mois après leur date de retour suffit (en cas d'escale imprévue aux États-Unis). Les ressortissants de l'Union européenne, les Canadiens et les Suisses peuvent séjourner en Polynésie française jusqu'à 3 mois sans visa.

Voyager en Polynésie française par avion 

Aéroports et compagnies aériennes

L'aéroport international de Tahiti-Faaa, à l'ouest de Papeete, constitue l'unique point d'arrivée en Polynésie française. Il compte une agence bancaire (la Socredo), équipée d'un distributeur, ouverte du lundi au vendredi. Il n'y a pas de bureau de change.

La plupart des agences de location de voitures sont représentées à l'aéroport. Vous trouverez également un bureau de poste (OPT), des boutiques de souvenirs, une cafétéria, un cybercafé et une agence d'Air Tahiti.

La consigne (payante) de l'aéroport est sur le parking. Elle est ouverte tous les jours, en principe de 5h à minuit.

La compagnie polynésienne est Air Tahiti Nui ; elle dessert la France, les États-Unis, le Japon et la Nouvelle-Zélande.

Parmi les compagnies aériennes internationales desservant Tahiti et représentées sur place vous trouverez Air Calédonie International, Air France, Air New Zealand, Latam Airlines 

Partir en Polynésie française depuis la France

Air Tahiti Nui et Air France assurent des vols directs entre Paris et Papeete (via Los Angeles).

Faute de concurrence, les tarifs sont très élevés comparés à d'autres destinations des antipodes. Comptez entre 1 500 et 2 500 € l'aller-retour selon la saison en classe économique. Schématiquement, la basse saison s'étend de début janvier à fin avril et d'octobre à mi-décembre. La haute saison correspond à la période juillet-août et aux fêtes de fin d'année (Noël et Nouvel An). Les tarifs proposés par les compagnies étant assez proches, faites jouer la concurrence en comparant les petits «plus» (type d'avion, fréquences, stop-over possible ou non, durée du vol, réduction enfants, durée de validité du billet, frais de modification ou d'annulation, poids des bagages, horaires d'arrivée et de départ, préacheminement depuis la province, etc.). Les deux compagnies font escale à Los Angeles. Comptez en moyenne 22 heures de vol jusqu'à Papeete. Les fréquences sont nombreuses: Air France assure 3 vols hebdomadaires et Air Tahiti Nui jusqu'à 6 vols par semaine.

On peut éventuellement gagner quelques centaines d'euros en passant par Londres. Après un préacheminement depuis la France, on embarque sur Air New Zealand (ou une autre compagnie) jusqu'à Los Angeles, puis l'on prend un vol Air Tahiti Nui jusqu'à Papeete. Cette combinaison est moins coûteuse, mais la durée du voyage s'en trouve nettement rallongée (jusqu'à 35 heures).

Partir en Polynésie depuis la Belgique et la Suisse

Il n'existe pas de vols directs à destination de la Polynésie au départ de la Belgique et de la Suisse. Les compagnies proposent des connexions sur Paris (pour Air France ou Air Tahiti Nui) à des tarifs préférentiels. Vous pouvez également transiter par Londres, ou prendre un vol pour Los Angeles avec une compagnie européenne ou américaine, puis une correspondance pour Papeete avec Air Tahiti Nui.

Depuis le Canada

Depuis le Canada, il n'existe aucune liaison directe avec Tahiti. Il faudra donc transiter par Los Angeles, plaque tournante entre l'Amérique du Nord et le Pacifique Sud, ou Honolulu (Hawaï).

Depuis les autres îles du Pacifique
  • Papeete-Nouméa – Un vol par semaine, avec Aircalin (Air Calédonie International). Environ 6 heures 30 de vol.
  • Papeete-île de Pâques – Un vol par semaine avec la compagnie chilienne Lan Airlines (et prolongement vers Santiago du Chili).
  • Papeete-Honolulu (Hawaï) – Un vol par semaine, avec Hawaiian Airlines (5 heures environ). Nombreuses correspondances avec les principales villes de la côte Ouest des États-Unis.
  • Papeete-Rarotonga (îles Cook) – Un vol par semaine, et un vol supplémentaire toutes les 2 semaines, avec Air Tahiti (2 heures 30 environ).

Pour d'autres destinations du Pacifique Sud, telles que les Fidji, Tonga ou les Samoa, il faudra transiter par Hawaï, Rarotonga (îles Cook) ou Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Depuis l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Entre la Nouvelle-Zélande et Tahiti, il existe plusieurs liaisons hebdomadaires avec Air New Zealand (2 vols) et Air Tahiti Nui (2 vols). La durée du vol direct est de 5 à 6 heures environ.

Pour l'Australie, il faut transiter par Auckland et prendre un vol en correspondance directe pour Sydney, Melbourne et Brisbane.

Depuis l'Amérique du Sud

La compagnie chilienne Lan Airlines effectue 2 vols hebdomadaires entre Santiago et Papeete, via l'île de Pâques. De l'île de Pâques, il y a au moins 4 vols par semaine pour Santiago.

Comment se déplacer en Polynésie française ? 

Compte tenu de l'émiettement géographique des îles, l'organisation des déplacements à l'intérieur de la Polynésie n'a rien d'une partie de plaisir. Il vous faudra un sens aigu de la logistique avant de démêler l'écheveau des liaisons intérieures, aériennes ou maritimes, des réductions possibles, des horaires, etc., et de pouvoir jongler efficacement avec l'ensemble. Une préparation sérieuse s'avère indispensable.

Pour se rendre d'une île à l'autre, vous devrez emprunter l'avion ou le bateau. La régularité et l'efficacité des dessertes sont très inégales selon les archipels et les îles. Les îles de la Société sont les mieux desservies.

Pour circuler à l'intérieur d'une même île, les situations s'avèrent également très disparates d'une île à l'autre. D'une manière générale, à l'exception de Papeete et de son agglomération, ne comptez guère sur les transports en commun. La location d'une voiture, d'un scooter, ou éventuellement d'une bicyclette, constituera, dans la plupart des cas, la solution la plus adéquate.

Conseils : Quel que soit votre programme, prévoyez un budget «déplacement» suffisant.

Se déplacer en avion 

L'avion, rapide et efficace, est sans conteste la formule la plus pratique pour visiter la Polynésie.

Air Tahiti est la seule compagnie à desservir régulièrement les îles polynésiennes.

Le maillage du territoire est très complet, puisque Air Tahiti dessert 48 îles dans les cinq archipels. Les forfaits aériens proposés par la compagnie, combinant plusieurs îles, constituent assurément la solution la plus intéressante pour les visiteurs étrangers. Notez que Papeete est la plaque tournante du trafic aérien en Polynésie française: hormis une liaison directe entre les îles Sous-le-Vent (Bora Bora) et les Tuamotu, vous devrez systématiquement transiter par Papeete pour circuler d’un archipel à un autre.

La flotte se compose de bimoteurs modernes, à savoir des Twin Otter (19 places), des ATR 42 (48 places) et des ATR 72 (66 places). Tous les vols sont non-fumeurs.

Réseau entre les îles de la Polynésie française

Les îles de la Société

Dans les îles de la Société, on compte entre un et plusieurs vols quotidiens entre Tahiti et les autres îles, hormis Maupiti pour laquelle les liaisons sont un peu moins fréquentes. Les différentes îles de la Société sont également très bien connectées entre elles. Sur certains itinéraires très fréquentés, comme Papeete-Bora Bora, on compte jusqu’à 10 vols par jour en haute saison. Les îles de la Société étant assez proches les unes des autres, le vol sans escale le plus long dure 45 minutes entre Tahiti et Bora Bora, la durée des autres vols pouvant ne pas dépasser 10 minutes (Tahiti-Moorea). Les vols se font à bord d’ATR.

Tuamotu

Air Tahiti établit une distinction entre le groupe nord des Tuamotu, le plus fréquenté et le plus touristique, plutôt bien desservi, et le groupe est, aux liaisons nettement plus limitées. Air Tahiti affrète des ATR sur les itinéraires les plus fréquentés, des Twin Otter ou des Beechcraft pour les atolls peu connus. Rangiroa, le principal carrefour aérien des Tuamotu, est desservi par 2 à 3 vols quotidiens de 1 heure depuis/vers Tahiti.

Parmi les autres liaisons, soit par vol direct de Tahiti soit via Rangiroa, mentionnons Fakarava, Mataiva, Manihi, Ahe et Tikehau. Hormis Tahiti, Bora Bora est l’unique autre île de la Société directement reliée aux Tuamotu (Rangiroa, Tikehau et Fakarava), dans le sens Bora Bora-Tuamotu seulement. Pour aller aux Marquises depuis les Tuamotu, il faut repasser par Tahiti. Pour la desserte des atolls peu fréquentés du groupe est, consultez la brochure des horaires d’Air Tahiti pour plus de renseignements.

Les Marquises

La desserte des Marquises est bonne pour les deux îles principales, Nuku Hiva et Hiva Oa, avec des vols quotidiens directs depuis Tahiti (environ 3 heures). Pour Ua Huka et Ua Pou, il faut changer d’avion à Nuku Hiva ou à Hiva Oa.

Les Australes

Air Tahiti assure la desserte de Rurutu et Tubuai 4 ou 5 jours par semaine, avec plusieurs vols certains jours. Raivavae et Rimatara sont desservies 3 jours par semaine (1 ou 2 vols par jour). Les quatre îles sont reliées entre elles, mais pas tous les jours. La durée du vol en ATR est d’environ 1 heure 30 sur le tronçon Papeete-Rurutu.

Gambier

Des liaisons directes pour Mangareva sont assurées une fois à deux fois par semaine depuis Papeete (environ 3 heures 30).

Réservation, paiement et enregistrement

L’agence principale d’Air Tahiti se trouve à Papeete, mais il existe un bureau Air Tahiti dans toutes les îles touristiques. Dans les îles ou atolls reculés, il n’y a pas d’agence, mais un représentant de la compagnie s’occupe des formalités.

Pour toutes vos opérations, vous pouvez appeler la réservation centrale ou l’agence d’Air Tahiti à l’aéroport de Faaa. Vous pouvez aussi effectuer vos réservations au comptoir dans une agence Air Tahiti. Notez que si vous achetez vos billets à l’extérieur de la Polynésie française, par Internet ou dans une agence, les tarifs sont supérieurs d’environ 15% à ceux pratiqués en Polynésie, mais vous bénéficiez d’une franchise bagages supérieure.

Vous n’êtes pas tenu de régler immédiatement l’achat du billet. L’hôtesse vous communique une date d’option. Après cette date, si vous n’avez pas retiré votre billet, votre réservation est annulée.

Vous pouvez payer en espèces ou par carte de crédit dans la plupart des agences Air Tahiti. Autre possibilité : la vente à distance, par téléphone ou e-mail (pour l’e-mail, comptez trois jours ouvrables au maximum pour le délai de traitement), à condition de disposer d’une carte de crédit. Encore plus pratique (et amenée à se généraliser) : la vente en ligne, directement sur le site Internet de la compagnie.

Le billet électronique s’étant généralisé sur la plupart des destinations du réseau, vous vous rendez directement au comptoir d’enregistrement, où l’on vous remet votre carte d’embarquement sur présentation d’une pièce d’identité. Vous gagnerez du temps en vous enregistrant en ligne et en imprimant votre carte d’accès à bord (service disponible de 16 heures à 25 minutes avant le départ de votre vol). À l’aéroport de Tahiti, il est aussi possible d’imprimer sa carte d’accès à bord à partir des bornes d’enregistrement en libre-service.

Il n’est pas obligatoire de confirmer sa place sur un vol Air Tahiti. Si vous n’avez pas laissé un numéro de téléphone où Air Tahiti peut vous joindre, reconfirmez la veille de votre vol. Prévenez également la compagnie si vous décidez de ne pas prendre un avion pour lequel vous aviez une place confirmée, sinon toutes vos réservations ultérieures seront annulées.

Fréquence et horaires des vols

Procurez-vous dès votre arrivée la brochure des horaires d’Air Tahiti, très complète, qui détaille les horaires et les fréquences, archipel par archipel. Vous pouvez également la télécharger depuis le site Internet de la compagnie.

La fréquence des vols varie légèrement selon la saison. En juillet et en août, quelques vols supplémentaires sont prévus.

Le Pass inter-îles

La situation de quasi-monopole d’Air Tahiti se traduit par des tarifs particulièrement élevés.

Fort heureusement, Air Tahiti propose des forfaits (pass) qui ramènent la note à des niveaux plus acceptables.

Six formules différentes, appelées “pass”, sont proposées, et visent spécifiquement la clientèle touristique. Il s’agit de forfaits permettant de visiter plusieurs îles à des tarifs préférentiels, mais ils sont assortis de contraintes. Quel que soit le pass, l’itinéraire doit débuter à Papeete et l’on ne peut retourner à Papeete en cours de pass, sauf exception. Une seule escale est autorisée sur chaque île. La durée de validité maximale du pass est de 28 jours seulement. Tous les vols doivent être réservés dès le départ, à l’exception des billets entre Papeete et Moorea, qui peuvent être émis en open. Une fois le voyage commencé, les pass ne sont ni remboursables ni modifiables. Ils ne sont pas cumulables avec les cartes de réduction. Attention : vous devez être présent physiquement en Polynésie française lors de la réservation et de l’émission du billet.

  • Pass Découverte (îles de la Société). C’est le forfait de base. Moorea, Huahine et Raiatea (34 000/21 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Bora Bora (îles de la Société). Permet de visiter les principales îles de la Société : Moorea, Huahine, Raiatea, Bora Bora et Maupiti (42 000/26 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Lagons (Moorea et Tuamotu). Pass incluant Moorea, Rangiroa, Tikehau et Fakarava (46 000/28 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Bora Bora-Tuamotu (îles de la Société et Tuamotu). Combine Moorea, Huahine, Raiatea, Bora Bora et Maupiti dans les îles de la Société, ainsi que Rangiroa, Tikehau et Fakarava dans les Tuamotu (65 000/40 000 CFP par adulte/enfant).
  • Extension Marquises. Si vous souhaitez ajouter les Marquises à l’un des pass précédents, achetez l’extension Marquises, qui comprend Nuku Hiva et Atuona (66 000/41 000 CFP par adulte/enfant).
  • Extension Australes. Si vous souhaitez ajouter les Australes à l’un des pass précédents, achetez l’extension Australes, qui comprend Rurutu, Tubuai, Rimatara et Raivavae (36 000/22 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Marquises. Pass combinant Nuku Hiva, Hiva Oa, Ua Pou et Ua Huka au départ de Tahiti (81 000/50 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Australes. Pass combinant Rurutu, Rimatara, Tubuai et Raivavae au départ de Tahiti (59 000/36 000 CFP par adulte/enfant).
  • Pass Ninamu. Le pass Ninamu combine Huahine, Raiatea et Moorea. Il n’y a pas de tarif enfant. Contraintes : partir de Papeete sur un vol bleu et effectuer les vols inter-îles sur des vols bleus et blancs. Moorea est obligatoirement visitée en dernier. 29 000 CFP.
  • Pass Moana. Mêmes conditions que le pass Ninamu, avec en plus Bora Bora. 34 500 CFP.
  • Tarif Excursion bleue. Réduction de 20% environ pour un aller-retour entre Tahiti et l’une des îles suivantes : Huahine, Raiatea, Bora Bora, Maupiti, Rangiroa, Manihi, Tikehau et Fakarava. Condition : voyager en tarif bleu.
  • Découverte des 5 archipels. Carte de 8 000/5 000 CFP par adulte/enfant. À condition de faire 4 voyages aller-retour dans un archipel à chaque fois différent au départ de Papeete, l’aller-retour vers le cinquième archipel est gratuit.
Bagages

Si vous achetez vos billets en Polynésie française (dans une agence ou par Internet), la franchise de bagages n’est que de 10 kg (et 5 kg pour les bagages à main). Les plongeurs bénéficient de 5 kg supplémentaires exclusivement pour le transport de leur matériel de plongée (qu’ils doivent présenter), et sur présentation d’un justificatif (brevet de plongée, nominatif).

Si vous achetez vos billets à l’extérieur de la Polynésie, y compris par Internet, les tarifs sont majorés d’environ 15% mais la franchise est alors de 23 kg (bagage en soute). Dans tous les cas, vérifiez la franchise bagages indiquée sur votre billet pour éviter tout désagrément à l’enregistrement ; en effet, si vous dépassez la franchise mentionnée sur votre billet, l’excédent vous sera facturé. Certains agents d’Air Tahiti sont plus pointilleux que d’autres dans ce domaine.

Au pire, un service de consigne à bagages (h6h-12h et 13h30-22h tlj) est proposé à l’aéroport de Faaa, au niveau de la zone internationale. Les tarifs varient de 450 CFP à 2 200 CFP/24 heures selon le type d’objet déposé.

Cartes de réduction
  • Les cartes de réduction (non cumulables avec les Pass) permettent de voyager à tarif réduit sur l’ensemble du réseau.
  • Carte Jeunes – 50% de réduction sur les vols bleus, 30% sur les vols blancs et 10% sur les vols rouges pour les 12-25 ans. Présenter une pièce d’identité, fournir une photo d’identité et régler 2 500 CFP.
  • Carte Marama – Pour les plus de 60 ans. Mêmes réductions que la carte Jeunes, et mêmes conditions d’obtention.
  • Carte Famille – Pour les familles (y compris monoparentales) avec au moins un enfant de moins de 16 ans. 50% de réduction sur les vols bleus pour les parents (les enfants 75%), 30% sur les vols blancs (50% pour les enfants) et 10% sur les vols rouges (50% pour les enfants). Produire une photo d’identité par parent, un extrait d’acte de naissance de l’enfant ou des enfants (la seule inscription sur le passeport d’un des parents ne suffit pas) et régler 3 500 CFP.
Forfaits vols/hébergement

Air Tahiti dispose d’un service appelé Séjours dans les îles, qui propose d’intéressants forfaits associant des vols et des hébergements en hôtel ou en pension de famille, à tarifs préférentiels, dans la plupart des îles touristiques. Pour certaines îles, il existe même des forfaits week-end. Consultez le site Internet, très informatif, où toute l’offre est rassemblée et détaillée, photos et commentaires à l’appui.

Bateaux inter-îles

Vu la configuration géographique des archipels, on pourrait s’attendre à ce que les liaisons inter-îles par bateau soient particulièrement développées. Ce n’est malheureusement pas le cas. À l’exception de la liaison Tahiti-Moorea, très fiable et régulière, assurée par de puissants catamarans, il existe peu de lignes réellement rapides, fréquentes et pratiques d’une île à l’autre. Signalons toutefois, dans l’archipel de la Société, l’existence des liaisons Bora Bora-Maupiti et Raiatea-Tahaa. Aux Marquises, il n’y a aucune liaison régulière.

Dans les autres archipels, la situation est encore plus aléatoire, car il n’existe pas de bateaux spécifiquement conçus pour le transport des passagers. Les liaisons inter-îles sont assurées par des cargos appelés “goélettes”, héritage du temps où la propulsion se faisait encore à la voile. Leur principale mission est d’acheminer du fret à destination des îles. Ces liaisons maritimes s’effectuent en boucle, systématiquement au départ de Papeete. Elles sont relativement peu fréquentes, et les horaires, très incertains – il arrive que le retard se compte en jours. Ces goélettes prennent toutefois quelques passagers à bord (généralement 12 personnes au maximum) et, pour qui souhaite sortir des sentiers battus, un tel voyage peut constituer, selon les circonstances, une expérience mémorable ou… un cauchemar. Le niveau de confort à bord est rudimentaire et certains navires n’ont pas de cabines passagers. Dans tous les cas, soyez flexible, car les dates de départ (et de retour) ne sont pas garanties ; renseignez-vous en téléphonant directement à l’armateur.

Îles du Vent (Tahiti-Moorea)

Des catamarans modernes et rapides font la navette plusieurs fois par jour entre Tahiti et Moorea, en une demi-heure. Parallèlement, des ferries classiques, plus lents, pouvant embarquer des voitures, empruntent également cet itinéraire.

Îles Sous-le-Vent

Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora sont accessibles par bateau (cargo) depuis Papeete, mais les services sont limités et ne sont pas vraiment destinés au transport des touristes.

  • Hawaiki Nui (40 54 99 54 ; h7h30-14h lun-ven). Ce cargo assure la desserte Papeete-Huahine-Raiatea-Bora Bora-Tahaa deux fois par semaine (départ les mardi et jeudi). Le passage entre Papeete et l’une des îles revient à 2 000 CFP en pont, 5 800 CFP en couchette (6 places en couchette). Bureau dansla zone portuaire de Motu Uta à Papeete. S’y prendre bien à l’avance.
  • Taporo VI et VII. Ces cargos desservent Huahine, Raiatea, Bora Bora et Tahaa deux ou trois fois par semaine, mais ne prennent que rarement des touristes à bord. Coût du passage : 2 000 CFP (pont seulement). Bureau dansla zone portuaire de Fareute à Papeete.
  • Navettes Raiatea-Tahaa Un service de navettes est opérationnel entre Raiatea et Tahaa, tous les jours sauf le dimanche. Des taxis-boats effectuent également des transferts d’une île à l’autre. 
  • Maupiti Express. Vedette spécifiquement prévue pour le transport de passagers, avec un service régulier entre Bora Bora, Raiatea et Tahaa (deux à trois fois par semaine). 
Tuamotu

Les petits cargos desservant les Tuamotu sont appelés goélettes ou caboteurs. Véritables lignes de vie entre Tahiti et les atolls de l’archipel, même les plus reculés, ils ont pour principale mission le transport du fret. Ils peuvent éventuellement embarquer quelques passagers mais, à quelques exceptions près, les conditions de confort sont très sommaires, la promiscuité pesante, les repas frugaux et le mal de mer souvent au rendez-vous. Certains sont équipés de couchettes (rien à voir cependant avec des couchettes de paquebot !), d’autres n’ont que des places sur le pont. Dans ce dernier cas, prévoyez votre couchage (natte, coussin, matelas, drap…). Et gare au mal de mer !

Les tournées et tarifs mentionnés sont indicatifs. Renseignez-vous directement auprès des armateurs. Leurs bureaux sont situés dans la zone portuaire de Motu Uta à Papeete, à environ 2 km du centre-ville, et ouvrent généralement de 7h30 à 12h et de 13h30 à 15h ou 16h du lundi au vendredi. Pour les passages inter-îles, adressez-vous directement au capitaine.

  • Cobia III. Dessert Kaukura, Arutua, Apataki et Fakarava une fois par semaine. Cabines. Prévoir ses repas. Bureau à Motu Uta. Arrivée le lendemain pour la première touchée (Kaukura).
  • Kura Ora II. Dessert une fois par mois une vingtaine d’atolls reculés des Tuamotu centre et est, dont Makemo et Napuka. La rotation complète dure 2 à 3 semaines environ. Bureau à Motu Uta. Passage en pont uniquement.
  • Mareva Nui. Effectue deux fois par mois l’itinéraire Papeete-Makatea (1 tournée sur 2)-Mataiva-Tikehau-Rangiroa-Ahe-Manihi-Takaroa-Takapoto-Fakarava-Niau-Raraka-Kauehi-Apataki-Arutua-Kaukura-Papeete (9 jours). 
  • Saint Xavier Maris Stella . Effectue 2 fois par mois la tournée Papeete-Mataiva-Tikehau-Rangiroa-Ahe-Manihi-Takaroa-Takapoto-Aratika-Kauehi-Raraka-Toau-Fakarava-Niau-Apataki-Arutua-Kaukura-Papeete (10 jours au total). 
  • Aranui. Dessert également un atoll (généralement Takapoto) sur sa route pour les Marquises.
Marquise
  • Aranui. Véritable institution en Polynésie, prisé des touristes, ce cargo mixte de 126 mètres transporte à la fois fret et passagers au cours de l’une de ses 17 rotations annuelles au départ de Papeete. Il touche les 6 îles habitées des Marquises, deux atolls des Tuamotu (Rangiroa et Takapoto) ainsi que Bora Bora, en 14 jours (dont 8 aux Marquises).
  • Taporo IX. Ne prend pas de passagers.
Australes
  • Tuhaa Pae IV. Ce cargo mixte dessert les Australes deux ou trois fois par mois au départ de Papeete. À chaque voyage, il dessert Rurutu et Tubuai, et alternativement Rimatara ou Raivavae. Une fois tous les deux mois, l’itinéraire inclut Rapa. 
Gambier

L'archipel des Gambier est le plus éloigné de Tahiti.

  • Nuku Hau. Une fois par mois, ce cargo effectue une tournée d'une durée de 15 jours à destination des Gambier (Rikitea) via plusieurs atolls reculés des Tuamotu est. À partir de 8 400 CFP le passage sur le pont, plus 2 500 CFP/jour environ pour la nourriture. Bureau dans le même local que le Hawaiki Nui, dans la zone portuaire de Motu Uta à Papeete. Comptez une dizaine de jours avant d’aborder les Gambier.

Croisières

À l'opposé des cargos rudimentaires, plusieurs paquebots et yachts de luxe proposent des croisières dans les îles de la Société. Leur confort est évidemment maximal et les prestations, haut de gamme. Des visites sont prévues à chaque escale.

  • Pacific Princess. Paquebot d'une capacité de 680 passagers. Croisières dans les îles de la Société et les Tuamotu.
  • Paul-Gauguin. Paquebot accueillant 320 passagers. Croisières d’une semaine au départ de Papeete, incluant Raiatea, Tahaa, Bora Bora et Moorea. Également croisières aux Marquises.

Les transports locaux

Un système organisé et cohérent de transports en commun fait cruellement défaut en Polynésie. Inutile de compter sur les transports en commun, ils sont inexistants ou peu fiables, à l’exception (et encore !) de l’agglomération de Papeete. Le reste de Tahiti est également desservi, mais les horaires et les fréquences sont peu pratiques pour les touristes.

Bus

À Moorea, des bus assurent les arrivées et départs de certains bateaux au quai de Vaiare. À Bora Bora, des bus desservent les arrivées et départs d’avions et de bateaux, mais c’est tout. Dans les autres îles, les seuls bus sont réservés au transport scolaire. La solution la plus pratique pour visiter les îles consiste à louer une voiture, un scooter ou un vélo (selon la taille et le relief de chaque île). Prévoyez un budget en conséquence.

Bateau

Dans certaines îles, il est possible de louer des petits bateaux à moteur sans permis. Cette formule très intéressante existe à Moorea, à Bora Bora, à Huahine et à Raiatea. Elle permet de découvrir librement le lagon.

Faire du stop en Polynésie française

Dans les îles peu fréquentées par les touristes ou mal desservies par les transports en commun, l’auto-stop est un moyen de déplacement relativement courant, mais le trafic est réduit. À Tahiti, à Moorea et à Bora Bora, trop touristiques, ne comptez guère sur cette option.

La Polynésie française est une région généralement sûre en termes de stop, mais les règles habituelles, valables dans le monde entier, devront être appliquées. Ne montez pas dans le véhicule d’une personne ne vous inspirant pas confiance.

Les femmes seules éviteront ce mode de transport.

Scooter

Certaines agences de location de voitures louent également des scooters dans plusieurs îles. Ce moyen de transport est pratique pour circuler dans les petites îles… quand il ne pleut pas et si les distances sont limitées. Les tarifs ne sont que légèrement inférieurs à ceux des voitures de petite catégorie. 

À Tahiti, aucune agence ne loue de scooters en raison d’un trop grand nombre d’accidents.

Taxi

Vous trouverez un service de taxis à Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Bora Bora et Nuku Hiva. Dans bien des cas, il sera plus intéressant de louer une voiture pour la journée. Par ailleurs, la plupart des structures d’hébergement, de la pension la moins onéreuse aux plus luxueux établissements balnéaires, viennent généralement chercher à l’aéroport ou au quai des ferries leurs clients qui ont réservé (cette prestation est néanmoins généralement payante).

Dans les îles où il n’y a pas de taxi, il suffit de s’arranger avec les propriétaires des pensions ou des hôtels (qui vous factureront bien entendu chaque déplacement).

Vélo

Certaines îles se prêtent bien aux déplacements à bicyclette, mais il faudra composer avec la chaleur, quelques montées traîtresses et ne pas sous-estimer les risques de grosses averses. Hormis à Tahiti, la circulation automobile se révèle rarement problématique.

On circule sur les routes de ceinture, presque toutes goudronnées, souvent plates, le long du lagon, dans un cadre souvent magnifique. Dans la plupart des îles, les distances, relativement courtes, permettent d’effectuer un circuit complet en une demi-journée ou une journée. À Moorea, Huahine, Tahaa, Raiatea, Bora Bora, Rangiroa et Fakarava, des prestataires louent des bicyclettes aux alentours de 13 € par jour environ. Dans les îles peu touristiques, les pensions louent ou prêtent des vélos (en plus ou moins bon état) à leurs clients.

Aux îles Marquises, les dénivelés, bien trop importants, ne permettent pas les déplacements à vélo. Aux Australes, on peut circuler facilement à Tubuai, à Raivavae et dans la partie nord de Rurutu.

Pensez éventuellement à apporter votre propre VTT. Les vélos sont acceptés dans tous les cargos inter îles.

Voiture

Vu la quasi-absence des transports publics, la location d'une voiture constitue la solution la plus indiquée pour découvrir les îles, à moins que vous n'optiez pour un tour de l'île guidé.

La location 

Les tarifs sont très élevés. La location d’une petite voiture (Clio, Twingo) s’élève généralement à 80 € par jour, assurance comprise et kilométrage illimité. Sur certaines îles (notamment Raiatea, Huahine et Bora Bora), il est possible de faire baisser la note d’environ 20% en passant par l’intermédiaire des pensions, qui ont négocié des tarifs préférentiels pour leurs clients.

Les agences pratiquent des tarifs pour 4/8/24 heures et 2 ou 3 jours. En principe, le prix est dégressif, mais la différence de coût reste assez peu significative. Louez de préférence pour une durée de 24 heures.

C’est à Tahiti que vous trouverez le plus grand nombre d’agences de location. Les grandes enseignes internationales (Avis, Budget, Europcar et Hertz) sont représentées à Papeete et dans certains grands hôtels. Dans le reste des îles de la Société (Moorea, Huahine, Raiatea, Bora Bora), ainsi qu’à Rangiroa (Tuamotu) et à Nuku Hiva (Marquises), ce sont des loueurs indépendants, parfois franchisés de grandes enseignes.

Aux Marquises, on peut louer un 4x4 à Atuona (Hiva Oa) et à Taiohae (Nuku Hiva), moyennant 100 €/jour. Dans les îles où il n’est pas possible de louer un véhicule, les pensions ou les hôtels proposent des tours de l’île guidés.

Quelle que soit l’époque de l’année, et, à plus forte raison, à certaines périodes chargées (longs week-ends, vacances scolaires, fêtes de fin d’année), il est conseillé de réserver son véhicule plusieurs jours à l’avance. Les loueurs peuvent livrer le véhicule à l’aéroport.

Formalités

Munissez-vous de votre permis de conduire (permis international pour les étrangers) et de votre carte de crédit pour la caution. En général, il faut avoir 21 ans au minimum.

Conditions de circulation

Les conditions de circulation sont faciles (carrefours et croisements sont rares, sauf dans l'agglomération de Papeete), mais les routes sont dangereuses, surtout à Tahiti, où le nombre d'accidents mortels bat des records, principalement en raison de conduites en état d'ébriété alliées à des excès de vitesse. Le trafic est faible, sauf dans l'agglomération de Papeete, complètement engorgée aux heures de pointe.

Méfiez-vous des conducteurs ivres à la nuit tombée et faites très attention aux piétons et aux enfants qui marchent sur le bord de la route alors qu'il n'y a ni bas-côtés ni trottoir.

Ne vous aventurez pas sur les pistes non goudronnées menant vers l'intérieur des terres, praticables par les 4×4, car les assurances ne vous couvriraient pas.

La vitesse est limitée à 60 km/h, et à 90 km/h sur le tronçon autoroutier à Tahiti.

Le stationnement est facile quasiment partout, sauf au centre de Papeete en journée pendant la semaine.

Essence

L'essence est presque aussi chère qu'en métropole (environ 1,45 € le litre de super sans plomb). Fort heureusement, vous ne parcourrez que peu de kilomètres, car il n'existe généralement qu'une seule route, qui fait le tour de l'île.

On trouve des stations-service partout à Tahiti, ouvertes tous les jours. Dans les îles, les stations sont moins nombreuses et pratiquent des horaires plus restreints. La plupart acceptent la carte de crédit.

Réseau routier

Des routes côtières font le tour des principales îles de la Société, le long du littoral. Tahiti (qui offre même un court tronçon d'autoroute), Moorea, Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora bénéficient de routes bitumées en bon état. Dans tous les cas, vous pourrez circuler avec un véhicule classique.

En revanche, les routes menant vers l'intérieur des terres et les montagnes sont souvent des pistes accidentées nécessitant l'utilisation d'un 4×4, comme la superbe piste de 4×4 qui traverse Tahiti du nord au sud.

Dans les îles Australes, une route macadamisée fait le tour de Tubuai, et quelques tronçons de route sont pourvus d'un revêtement cimenté à Rurutu et à Raivavae.

À Rangiroa, une route asphaltée longe l'île principale de l'atoll sur 10 km, ainsi qu'à Fakarava. Aux Marquises, le réseau routier s'est nettement amélioré au cours des dernières années, et des tronçons sont désormais cimentés ou goudronnés. Les autres axes sont des pistes praticables en 4×4.

Circuits organisés locaux

La formule “excursions organisées” est assez répandue dans la plupart des îles et remplace parfois avantageusement la location d’une voiture, surtout si l’on voyage seul. Ces prestations, appelées “tours de l’île”, sont proposées par de petites entreprises familiales, parfois par les pensions elles-mêmes.

Dans tous les cas, pensez à réserver dès votre arrivée sur l’île, car un nombre minimum de participants est requis, variant de deux à huit environ selon les prestataires. En haute saison, certaines sorties sont complètes plusieurs jours à l’avance.

Tours de l'île en 4×4

L'une des options les plus couramment proposées sont des «tours de l'île en 4×4», terme un peu pompeux pour désigner des circuits accompagnés à bord de Jeep ou de 4×4 (ou de minibus). Ils durent une demi-journée et permettent de visiter les principaux centres d'intérêt de l'île. 

Tours du lagon en pirogue

Les “tours du lagon en pirogue” à moteur constituent l’activité vedette en Polynésie. Ne la manquez sous aucun prétexte, même si parfois elle pourra vous sembler très “touristique”. Les excursions, à la demi-journée ou à la journée, comprennent la visite des plus beaux endroits du lagon à bord d’une pirogue à moteur, avec un pique-nique sur un îlot, des arrêts baignade et snorkeling et éventuellement un “show” réalisé par le guide qui nourrit les requins ou les raies. Prévoyez en moyenne de 50 à 80 €/pers pour la journée, pique-nique inclus.

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