Dordogne et Lot : Les Incontournables

Ce qu'il ne faut pas manquer en Dordogne et dans le Lot

Sarlat

Il suffit de prononcer le mot “Périgord” pour que son nom arrive rapidement dans la conversation. Cœur vibrant du Périgord noir, Sarlat-la-Canéda est certes très touristique, mais elle n’en a pas moins préservé le charme de son patrimoine médiéval incroyable, de ses ruelles pavées et de son marché, l’un des plus animés de la région.

Les sites de Lascaux

Avec ses représentations polychromes, réalisées il y a 20 000 ans, qui lui ont valu d’être surnommée “la chapelle Sixtine de la préhistoire”, Lascaux est incontournable lors d’un séjour en Périgord. La grotte a été fermée en 1963 pour des impératifs de conservation : on visite sa copie, Lascaux II. Quant à l’étonnant Lascaux IV, le Centre international d’Art pariétal de Montignac-Lascaux, son ouverture très attendue est annoncée en 2016. Réplique de l’intégralité de la grotte, il sera complété par des outils numériques et des espaces d’interprétation pour mieux appréhender l’art pariétal.

Les châteaux du Périgord

Des forteresses les plus imposantes aux palais les plus délicats, le Périgord abrite de quoi satisfaire tous les goûts en matière de châteaux. Côté ouvrages défensifs, la palme va à celui de Castelnaud, et à son rival tout aussi impressionnant, le château de Beynac. Côté demeures d’agrément, mention spéciale à l’harmonie Renaissance du château de Puyguilhem et à la beauté classique de Monbazillac, face à un océan de vigne. Et il y a aussi Commarque, Bourdeilles, Biron.

Les Eyzies-de-Tayac

Un site majeur de la préhistoire au cœur du Périgord noir, entre Beune et Vézère. Outre l’abri Pataud, qui servit de campement aux chasseurs-cueilleurs pendant des milliers d’années, et le célèbre abri Cro-Magnon, où fut découvert le crâne de l’homme du même nom, le site inclut la grotte de Font-de-Gaume et ses peintures polychromes, dont la visite est limitée à 78 personnes chaque jour. Un autre site incontournable : la grotte des Combarelles, avec son festival de chevaux, de rennes et de félins, dont une célèbre lionne.

La Roque-Gageac

Au Moyen Âge, les atouts naturels de La Roque-Gageac en firent un point avancé de la défense du monastère de Sarlat. Aujourd’hui, le village accroché à la falaise, dont certaines des maisons aux toits de lauze sont semi-troglodytiques, est l’un des emblèmes de la vallée de la Dordogne et possède un beau patrimoine. Le port est un point de départ pour les gabarres et les canoës à la découverte du cours d’eau, et un jardin exotique, au cœur de la cité, abrite palmiers, bananiers et bougainvilliers.

Les jardins d’Eyrignac

Buis, charmes, ifs et cyprès se transforment en sculptures végétales dans les jardins du manoir d’Eyrignac, archétypes du jardin “à la française” originellement créés durant les heures fastueuses du XVIIIe siècle. Parterres, cônes, boules, spirales, arabesques… les végétaux prennent ici les formes les plus géométriques, grâce au travail assidu de jardiniers qui opèrent essentiellement à la main. Outre la rectitude des jardins à la française, l’espace inclut un jardin blanc, une pagode chinoise, un jardin potager…

Les vignobles de Cahors et du Périgord pourpre

Bacchus est à la fête. En Périgord pourpre, les noms de Bergerac, Pécharmant ou Monbazillac résonnent comme autant de promesses aux oreilles des amateurs de vin. La région est notamment connue pour ses blancs liquoreux qui accompagnent à merveille une autre spécialité régionale : le foie gras. Plus au sud, la région de Cahors est appréciée depuis des siècles pour son “vin noir”, qui était au XVIIIe siècle expédié sur les tables des princes et rois d’Europe, jusqu’en Russie. Pour couronner le tout, quelques superbes châteaux se dressent entre les rangs de vignes.

Les ruelles du vieux Bergerac

Veillé par le clocher de l’église Notre-Dame, le vieux Bergerac invite à la flânerie. Depuis l’ancien port, d’où partaient naguère vers Bordeaux et l’Europe les gabarres chargées de barriques de vin, des ruelles pavées mènent à la place de la Mirpe et à la jolie place Pélissière, où se dresse une statue de Cyrano de Bergerac. De là, un quartier piétonnier bordé d’anciennes demeures de pierre et de bois s’étend jusqu’à la Grand-Rue, puis la place du marché couvert et l’église
Notre-Dame.

Les bastides du Périgord

Environ 400 bastides ont été fondées dans le Sud-Ouest pour le compte des rois de France ou d’Angleterre, entre les XIIe et XIVe siècles. Conçues selon un plan en damier, ces “villes neuves” reflètent la naissance d’un urbanisme nouveau. Celle d’Eymet a été instituée par Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère de Saint Louis, grand bâtisseur à qui l’on doit une cinquantaine de bastides, dont celle de Villefranche-du-Périgord. Plus à l’est, Monpazier, fondée par Édouard Ier, duc d’Aquitaine et roi d’Angleterre, est un modèle du genre.

Au fil de l’eau

Lot, Dorgogne, Célé, Vézère, Aveyron… les nombreux cours d’eau qui sillonnent le Périgord et le Quercy se laissent découvrir à rythme lent, en famille, en canoë-kayak ou en gabarre. Bergerac, La Roque-Gageac et Beynac sont des lieux d’embarquement de choix pour voir de plus près les rives de la Dordogne, entre hérons, martins-pêcheurs et châteaux posés au bord de l’eau. Côté Lot, on embarque principalement à Saint-Cirq-Lapopie, Bouziès et Cahors, cette dernière permettant d’admirer, depuis les flots, le beau pont Valentré. Pour les plus sportifs, certaines portions, sur la Vézère notamment, se prêtent à une pratique plus sportive du canoë-kayak.

Périgueux

Capitale du Périgord blanc, Périgueux est en partie bâtie sur le site d’une cité gallo-romaine. Depuis 2003, le site-musée Vesunna, conçu par l’architecte Jean Nouvel, permet de replonger dans cette époque grâce aux vestiges archéologiques d’une demeure gallo-romaine aux décorations particulièrement raffinées. La vieille ville, lacis de ruelles dominées par la silhouette de l’emblématique cathédrale Saint-Front, et au patrimoine médiéval et Renaissance intéressant, mérite la promenade. Ce quartier de commerçants et d’artisans s’est développé au XIe siècle. Il est aujourd’hui encore animé de restaurants, de boutiques et de marchés.

Le marché aux truffes de Lalbenque

Aux portes du Quercy blanc, Lalbenque est synonyme de Tuber melanosporum. Autrement dit : la truffe noire. De décembre à mars, le précieux champignon met en émoi le village chaque mardi après midi, avec le marché aux truffes le plus renommé de la région. Le rituel débute au coup de sifflet, à 14 heures précises, le long de la rue principale du village. Un véritable spectacle, qui constitue en lui-même une bonne raison de visiter la région hors saison.

Brantôme

Cœur du Périgord vert, Brantôme doit aux eaux de la Dronne d’avoir hérité du titre de “Venise du Périgord”. Lové dans une boucle de la rivière, son centre-ville est en effet enserré par les eaux et relié à la “terre ferme” par cinq ponts et passerelles. L’ancienne abbaye bénédictine est l’édifice majeur de la ville. Outre les voûtes en croisée d’ogives de son cloître Renaissance, la charpente de l’ancien dortoir des moines et le haut campanile de l’église abbatiale – l’un des plus anciens de France –, elle dissimule un étonnant parcours troglodytique, qui permet de découvrir sa face cachée, notamment les bas-reliefs uniques de la grotte du Jugement dernier.

La coutellerie nontronnaise

Le couteau de Nontron serait l’un des plus anciens couteaux de France, dont l’origine remonterait au XVe siècle. C’est cependant au milieu du XVIIe siècle que cet artisanat se développa dans la région, grâce à l’implantation à Nontron d’un maître coutelier venu de Paris. Au XIXe siècle, on dénombrait une trentaine de coutelleries dans la ville. La Coutellerie nontronnaise perpétue ce savoir-faire artisanal tout en développant de nouveaux modèles. Il est possible de visiter ses ateliers où travaillent une vingtaine d’artisans. 

Cahors et le pont Valentré

Un pont, un vin, une cathédrale, une vieille ville... Cahors, lovée dans une profonde boucle du Lot, offre tout cela à la fois. Le nouveau venu se précipite pour découvrir son icône, le pont Valentré, qui enjambe le fleuve de ses gracieuses foulées de pierre claire. Mais il faut aussi prendre le temps d’arpenter les ruelles de la vieille ville jusqu’à la place Jean-Jacques-Chapou et la cathédrale Saint-étienne, qui dissimule au pied de ses immenses coupoles un cloître tout de quiétude et d’élégance. Et, bien sûr, ne pas quitter la ville sans goûter le vin auquel elle a donné son nom.

Saint-Cirq-Lapopie

Des milliers de visiteurs l’inscrivent chaque année sur leur carnet de route. Rien de bien étonnant : toisant les eaux du Lot depuis son promontoire rocheux, Saint-Cirq-Lapopie est l’un des villages les plus impressionnants du Quercy. Au hasard de ses placettes et de ses quelques ruelles pentues, on découvre les vestiges d’un fort seigneurial coiffant le paysage, une série de maisons anciennes à arcades et fenêtres à meneaux et une église gothique qui semble en équilibre face à la falaise. La ville séduisit des artistes et écrivains, notamment André Breton.

Les villages du Quercy

Saint-Cirq-Lapopie et Rocamadour, les vedettes locales, ne doivent pas faire oublier les autres villages de caractère du Quercy. La région n’en manque pas. Au sud de Cahors, Lauzerte, l’un des plus beaux villages du Quercy blanc, est une halte sur la route des pèlerins de Compostelle depuis le XIIe siècle. Au sud-est du département, les maisons  couvertes d’ardoise de Saint-Antonin-Noble-Val dessinent un ensemble sans fausse note en bordure des gorges de l’Aveyron. Au nord, Martel doit à son patrimoine d’être appelée “la ville aux sept tours”. Sans oublier Carennac, son église et son cloître, Autoire et son cirque, Loubressac et son panorama…

La Véloroute de l’Isle

De Périgueux à Montpon-Ménestérol, aux portes de la Gironde, la Véloroute de l’Isle épouse la vallée du même nom. Cet itinéraire vert de plus de 100 km est ouvert aux piétons, cyclistes et amateurs de rollers, qui peuvent ainsi longer la rivière en toute quiétude, au fil des moulins, maisons éclusières et anciennes usines qui la jalonnent. Le projet, soutenu par l’Union européenne, permet de mettre en valeur ce cadre naturel et, pour les riverains, de se réapproprier le cours d’eau, jadis fréquenté par les gabarres.

La grotte du Pech Merle

En 1922, trois adolescents découvrirent les peintures préhistoriques de cette grotte, aujourd’hui considérée comme l’un des sites majeurs de l’art paléolithique en Europe. Elle présente des traces de présence animale, de très belles concrétions, mais, surtout, des fresques particulièrement émouvantes. Les visiteurs restent saisis devant la “frise noire” et ses bisons, aurochs, chevaux et mammouths, réalisés il y a environ 16 000 ans, les “chevaux ponctués” et les “mains négatives”, empreintes de mains réalisées au pochoir par les artistes du paléolithique.

Rocamadour

L’un des villages les plus visités du Quercy, Rocamadour est à la fois un lieu saint qui attire les pèlerins depuis le XIIe siècle, et un site naturel spectaculairement perché au-dessus des gorges de l’Alzou. De bas en haut, on découvrira la cité médiévale et sa rue commerçante, les sanctuaires des XIIe et XIIIe siècles abritant la Vierge noire, considérée comme miraculeuse, et enfin le château et ses remparts, coiffant l’ensemble. Sans oublier la vision spectaculaire du village qui semble accroché à la paroi, et la délicate saveur du fromage auquel il a donné son nom.

Le gouffre de Padirac

Padirac est bien plus qu’un gouffre plongeant à plus de 100 m dans les entrailles de la Terre. C’est aussi une rivière souterraine que les visiteurs découvrent lors d’une courte balade en barque, et une série de grottes révélant des formations géologiques toutes plus étonnantes les unes que les autres : la “Grande Pendeloque”, majestueuse stalactite de 60 m de haut, la “salle du Grand Dôme” et ses dentelles de calcaire se reflétant dans les eaux souterraines, le “lac Supérieur” avec ses bénitiers de calcaire…

Collonges-la-Rouge

Les oxydes de fer contenus dans certaines roches de la région ont fait la réputation de ce village du nord du Quercy, pionnier des “Plus beaux villages de France”. Collonges-la-Rouge doit en effet sa beauté à la teinte de la roche qui a servi à bâtir ses habitations, regroupées en un ensemble compact autour de sa rue principale. Outre la maison de la Sirène et les superbes “tours de Friac”, l’un des bâtiments les plus emblématiques du village, on peut admirer le délicat tympan sculpté, en calcaire blanc, de son église Saint-Pierre. 

Les châteaux du Quercy

Guerre de Cent Ans et guerres de Religion obligent : le Quercy s’est doté, au cours des siècles, de dizaines de forteresses, dont certaines ont ensuite été agrémentées d’enjolivements Renaissance. En tête de liste, le château de Bonaguil est un véritable château fort de roman, hérissé de tours défensives, et l’impressionnant Najac toise le paysage du haut de son éperon rocheux. Au nord, Castelnau-Bretenoux  étonne par ses dimensions et sa pierre ocre, tandis que Turenne rappelle les grandes heures des vicomtes locaux. Sans oublier Cénevières, Mercuès.

Les chemins de Compostelle

Figeac, Cajarc, Cahors, Montcuq, Lauzerte, Moissac, Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour… nombre des sites les plus emblématiques du Quercy sont situés sur le tracé du pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (voir p. 295). Arrivant du Puy-en-Velay, la Via Podiensis traverse en effet la région du nord-est au sud-ouest. L’itinéraire est ponctué de merveilles de l’art roman, comme l’abbaye de Moissac, et est emprunté depuis le Moyen Âge par des millions de pèlerins.

La gastronomie

Foie gras, confits, magrets, truffes… Le Périgord et le Quercy, terres de bons vivants et de bonne chère, comptent parmi les ambassadeurs de première ligne de la gastronomie hexagonale. Des plats de fête sophistiqués à la simple omelette aux cèpes et aux pommes de terre sarladaises, la région décline une cuisine franche et familiale mettant à l’honneur des produits locaux qui se déclinent de l’entrée au dessert. Au-delà des spécialités les plus emblématiques, le Quercy et le Périgord se distinguent en effet par le safran, les fromages, les fraises, les noix et les châtaignes, sans oublier les viandes d’agneau et le bœuf du Limousin voisin.
 

Mis à jour le : 29 juin 2016

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