Khodjent

Khodjent (ou Khojand, ancienne Leninabad) est la deuxième ville du pays. Bien que la ville soit très étendue, la majorité des hôtels et des sites sont proches de la rue Lenin, qui sinue sur un axe nord-sud-sud-est sur près de 10 km, et traverse le Syr-Daria River près de l’endroit où Alexandre le Grand fonda l’avant-poste le plus au nord d’Asie centrale, Alexandria-Eskhate.
Contrôlant (et imposant des taxes) l’entrée de la vallée de Fergana, Khodjent s’enorgueillissait de palais, de mosquées grandioses et d’une immense citadelle jusqu’à ce que les Mongols la réduisent à néant au début du XIIIe siècle.
Peuplée en majorité d’Ouzbeks, Khodjent a cependant de tout temps fourni l’élite soviétique du pays. Lorsque le président Nabiev, originaire de Khodjent, perdit son siège en 1992 et que le Tadjikistan sembla sur le point de devenir une république islamique, la province de Khodjent (Leninabad) menaça de faire sécession. À l’abri des monts Fan, elle réussit à échapper aux ravages de la guerre civile et demeure aujourd’hui la région la plus riche du pays. Plusieurs monuments flambant neufs donnent à Khodjent un air de ville relativement prospère, le complexe du bazar et de la mosquée est impressionnant, et vous trouverez quelques monuments historiques à admirer lorsque vous traversez le pays entre le Kirghizstan ou l’Ouzbékistan et les monts Fan.

À voir, à faire

Bazar Panchshanbé   Le cœur du bazar est une halle élégante (1964) aux portes voûtées et à la façade rose et citron-vert néoclassique. C’est l’un des marchés
d’Asie centrale les mieux approvisionnés, en particulier le jeudi (panchshanbé en tadjik).
Complexe du Cheikh Massal ad-Din En face du bazar, cet ensemble religieux comprend le mausolée du Cheikh Massal ad-Din (1133-1223), des portiques couverts avec des piliers en bois sculptés, une mosquée du XXe siècle ornée d’une façade en pierre blanche moderne mais élégante et un minaret en brique (21 m) datant de 1865. Tout au nord, un second minaret semblable jouxte une nouvelle mosquée en brique de conception traditionnelle qui présente toutes les caractéristiques de l’architecture centrasiatique, à l’exception du dôme vert émeraude.
Citadelle Les plus anciens vestiges de la ville sont des restes de murailles en terre cuite de la citadelle du Xe siècle, qui comptait autrefois sept portes et 6 km de fortifications. Alexandre le Grand, lors de sa conquête, s’arrêta dans ces lieux. En 1997, le fort fut le théâtre de batailles rangées entre un chef rebelle ouzbek et les troupes gouvernementales. Il y eut 300 morts. La section principale reste occupée par l’armée, mais une grande partie de la muraille orientale a été reconstruite, créant un paysage imposant lorsqu’on le regarde de l’angle sud-est. Là, le bastion qui a été rebâti abrite désormais un musée, regorgeant de mosaïques de pierre colorées et des ornements muraux en 3 dimensions mais il ne possède que peu d’objets historiques.
Statue de Lénine Cette statue de 22 m de hauteur fut apportée de Moscou en 1974, lorsque Khodjent s’appelait encore Leninabad. En 2011, elle fut retirée dans le calme du socle situé sur la rive nord du fleuve (et remplacée par une statue tout aussi imposante de Samani) avant d’être installée dans un lieu obscur, dans le 18e Microraïon. En taxi, comptez 20 TJS aller-retour.

Mis à jour le : 17 mars 2015
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