Douchanbé

Avec ses montagnes brumeuses en toile de fond, Douchanbé est une ville qui connaît une évolution rapide. Sa longue avenue arborée centrale est toujours bordée d’une succession d’édifices néoclassiques de couleur pastel qui datent de la période soviétique. Mais la plupart d’entre eux risquent d’être détruits et remplacés par ces nouveaux bâtiments clinquants et démesurés qui surgissent un peu partout, et qui arborent un style mélangeant de manière discordante triomphalisme romain et futurisme bon marché. Le cœur de cette renaissance est un parc central impeccable, dominé par un vaste nouveau musée et le drapeau le plus haut du monde. À la périphérie, la ville possède quantité de ghettos composés d’immeubles d’habitations délabrés datant de l’ère Brejnev. Et pourtant, contre toute attente, notamment lorsque l’on connaît l’image de ville dangereuse dont souffrait Douchanbé durant la guerre civile des années 1990, l’atmosphère qui y règne aujourd’hui est d’un calme reposant… ce n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que la majorité de la population masculine est partie travailler en Russie.
Malgré la découverte de vestiges remontant au Ve siècle av. J.-C., l’actuelle Douchanbé n’était qu’un village pauvre jusque dans les années 1920. Si insignifiant que son nom, qui signifie “lundi” en tadjik, était le synonyme du jour de son marché hebdomadaire.
Les choses changèrent avec l’arrivée du chemin de fer en 1929 ; Douchanbé devint la capitale de la nouvelle République soviétique tadjike.
Lorsque l’URSS s’effondra, Douchanbé devint l’épicentre d’émeutes en 1990 et de manifestations à l’automne 1991. Douchanbé a regagné vers 2002 sa réputation de ville calme et visiblement prospère.

À voir, à faire

Musée national   Ouvert en 2013, ce vaste musée est essentiellement dédié aux expositions archéologiques, avec des pièces tant véritables que recréées. La reconstruction du monastère bouddhique Ajina Tepe est particulièrement réussie.
Bayrak (le drapeau le plus haut du monde)  Édifié pour commémorer les 20 ans d’indépendance du pays, ce drapeau hissé sur un mât de 165 m de hauteur est la pièce maîtresse d’un ensemble en pleine expansion composé de parcs avec fontaines et de bâtiments publics, dont la nouvelle bibliothèque nationale et le palais des Nations, bâtiment gouvernemental couronné d’une coupole dorée.
Musée national des Antiquités du Tadjikistan Malgré l’intérieur peu chic et mal éclairé, la collection archéologique de ce musée est excellente.
Musée Gurminj À l’intérieur de l’enceinte d’une résidence familiale, derrière des portes vertes sans indication, se trouvent trois salles renfermant une collection d’instruments de musique anciens provenant de toute l’Asie centrale.
Bâtiment de l’Union des écrivains La façade du bâtiment rappelle que le Tadjikistan faisait partie de la Perse. Elle est décorée comme une cathédrale médiévale de vénérables statues en pierre sculptée représentant Sadriddine Aïni, Omar Khayyam, Ferdowsi et d’autres écrivains persans.
Statue d’Ismaïl Samani  Ce monument, le plus imposant de Douchanbé, érigé en l’honneur de l’édification de la nation représente le fondateur de la dynastie samanide, au Xe siècle, sortant un sceptre à la main d’une arche spectaculaire surmontée d’une couronne.
Statue de Rudaki Le grand poète persan Rudaki est debout sur un socle qui fait face à un bassin, sous une arche en mosaïque bleue décorée d’étoiles.
Bazar vert Animé et bigarré, c’est le cœur commerçant de Douchanbé, et le meilleur endroit pour faire des provisions, des fruits secs aux kimchi coréens.
Jardins botaniques Très vastes, les jardins botaniques sont le lieu favori des amoureux. L’entrée centre-est a été conçue dans un style iranien ancien. Entre les arbres sont éparpillés des pavillons en bois superbement sculptés.
Parc de la Victoire Pour une vue superbe sur la ville, venez admirer le soleil couchant en buvant un verre dans ce parc dont l’impressionnant monument de la Seconde Guerre mondiale mérite le coup d’œil.
La plus grande maison de thé au monde Toujours en construction, ce grand ensemble de faïences bleues semi-traditionnelles aurait coûté un énorme pourcentage du PIB du pays.

Mis à jour le : 17 mars 2015
Paramètres des cookies