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Singapour : Les Incontournables

À voir à Singapour

Little India, l'inde comme si vous y étiez

Les centres commerciaux ont investi de nombreux quartiers de Singapour, dépouillant ainsi des zones entières de leur identité. Little India fait heureusement exception à la règle et conserve une atmosphère des plus pittoresques.
À quelques minutes à peine d'Orchard Rd, ses restaurants aux relents d'épices, ses commerces d'or, ses marchands de guirlandes de fleurs et ses boutiques de CD d'où s'échappent les musiques du sous-continent fourmillent littéralement de vie. Quand beaucoup d'autres secteurs de la ville s'endorment après le coucher du soleil, l'animation se poursuit dans ses rues. Chaque week-end, elle prend des proportions qui enthousiasment les habitants. En octobre, le quartier s'illumine d'innombrables lumières à l'occasion de Deepavali (la fête des Lumières).
Les ruelles de part et d'autre de Serangoon Rd, l'axe central, présentent le plus d'attrait. À côté de l'odorant wet market (marché alimentaire dont le sol est arrosé chaque soir) en plein air, du hawker centre (espace regroupant des restaurants de rue) et des magasins de saris au 1er étage du Tekka Centre, les étals de fruits et légumes qui fonctionnent 24h/24 dans Buffalo Rd déversent leur détritus sur la chaussée, tandis que les clients se fraient un chemin entre les sacs de gombos et d'aubergines qui bordent les allées étroites. Voilà qui change agréablement du cadre aseptisé singapourien.
Race Course Rd abrite une multitude de restaurants, dont le Banana Leaf Apolo réputé pour sa tête de poisson au curry. Les abords de Dunlop St et Dickson Rd accueillent d'autres tables, ainsi que des échoppes d'artisans, des auberges de jeunesse et le pub Prince of Wales.
À l'autre bout de Serangoon Rd, l'énorme Mustafa Centre vend absolument de tout et attire de jour comme de nuit une clientèle bigarrée.

Chinatown, l'enclave chinoise Originelle

L'existence d'un quartier chinois peut sembler incongrue dans une ville où domine la population d'origine chinoise. Cet ensemble d'étroites ruelles et de shophouses (maisons-boutiques) correspond en fait au périmètre que Sir Stamford Raffles avait attribué aux immigrants de l'Empire du Milieu dans son plan d'urbanisme basé sur la séparation ethnique (1822).
À moins de visiter le Chinatown Heritage Centre, difficile d'imaginer le passé sordide de ce quartier rénové, où fleurissent hôtels de charme et restaurants à la mode. Quelques vestiges anciens subsistent néanmoins par exemple dans Keong Saik Rd et au Chinatown Complex.
Pagoda St, Temple St, Smith St et Trengganu St constituent le secteur touristique jalonné de stands et où se tient aussi un marché de nuit. Le temple hindou Sri Mariamman et le tout récent temple de la relique de la dent du Bouddha, se dressent à chaque extrémité.
Au-delà de South Bridge Rd, on découvre Club St qui regroupait jadis les sièges de nombreuses congrégations chinoises, aujourd'hui remplacés par des boutiques et des restaurants branchés. À l'est d'Ann Siang Hill, Amoy St et Telok Ayer St dessinent une zone fréquentée à midi par les employés de bureau, mais déserte le soir, où s'élève le temple Thian Hock Keng.
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Orchard road, le temple du commerce

Orchard Rd était naguère un boulevard arboré, le long duquel s'étendaient des vergers auxquels l'artère doit son nom (littéralement « rue des Vergers »). Aujourd'hui, l'argent ne provient plus de l'agriculture mais des centres commerciaux, qui atteignent une densité exceptionnelle. Les dimensions pharaoniques de ces lieux impressionnent et peuvent même décourager les acheteurs les moins motivés. Le week-end et en période de vacances, les trottoirs fourmillent de monde au point de créer des embouteillages humains. Il y a toutefois des compensations à l'enfer du shopping, notamment les magnifiques illuminations en période de Noël et les multiples occasions de goûter la gastronomie locale.
Plusieurs microcosmes coexistent ici. Les femmes d'expatriés discutent les mérites de leurs domestiques respectives en grignotant des pâtisseries au Tanglin Mall ou au Paragon ; les ados victimes de la mode essaient les dernières nouveautés au Far East Plaza ; les consommateurs branchés sont prêts à se ruiner pour un T-shirt à l'Heeren ; des Occidentaux observent le défilé des jeunes Thaïes et Philippines à l'Orchard Towers ; des Indiens font de même devant les jeunes filles qui affluent le dimanche au Lucky Plaza ; pendant ce temps, les tai-tai (riches femmes oisives) à fanfreluches n'en finissent pas d'exaspérer les vendeuses en parfumerie du très chic Takashimaya.

Zoo et safari nocturne : rencontres avec une faune inattendue

Si les projets de construction et de réaménagement dont Singapour fait sans arrêt l'objet lassent parfois, les améliorations constantes apportées au zoo et au safari nocturne échappent à la règle. Même ceux qui n'aiment pas voir des animaux en captivité doivent admettre qu'ils vivent ici dans les meilleures conditions possibles.
Les premières créatures rencontrées au zoo sont des primates – pinchés à tête blanche, sakis à face blanche et siamangs – évoluant librement. C'est aussi l'un des rares endroit en dehors de Bornéo et de Sumatra où des orangs-outans se balancent dans les arbres juste au-dessus des visiteurs. Dans le vaste biodôme Fragile Forest, les visiteurs croisent ensuite des lémuriens et des chevrotains qui cohabitent avec des kangourous arboricoles paressant sur les branches et de grandes roussettes frugivores.
À la nuit tombée, le Night Safari (safari nocturne) permet de découvrir des espèces nocturnes telles que léopard, tigre malais ou cerf sambar sur les pistes d'un parc forestier voisin.

Restauration de rue : manger à la lueur des néons

Parcourir en tongs un hawker centre (espace regroupant des restaurants de rue) plein d'animation, choisir une table et s'installer devant des spécialités locales arrosées d'une bonne bière fraîche fait partie des moments privilégiés. Singapour constitue l'une des destinations asiatiques les plus faciles pour goûter un large éventail de cuisines de la région, d'autant que presque tout est indiqué en anglais.
Le Newton Circus, spécialiste des fruits de mer, a la faveur des étrangers, mais ses rabatteurs se montrent parfois pénibles. L'historique Lau Pa Sat Festival Market, dans le CBD, reste incontournable, bien que les rénovations pour le mettre en conformité avec les normes touristiques l'aient largement dépouillé de son charme. À Chinatown, on se régale au Smith St Hawker Centre, tandis que le Maxwell Rd Hawker Centre dégage une atmosphère plus couleur locale. Pour goûter une vraie cuisine de rue à l'ancienne dans un lieu hors des sentiers battus, direction le Hong Lim Complex, toujours à Chinatown.
En bord de mer et très vivant le soir, l'East Coast Lagoon Food Village est réputé pour ses stands de satay (brochettes de poulet et de bœuf), qu'une promenade sur le rivage vous aidera à digérer.

Gastronomie : toutes les saveurs du monde

Grâce à une restauration de rue variée et dynamique, bien qu'un peu aseptisée, et à des tables haut de gamme, Singapour a fini par s'imposer comme la capitale gastronomique d'Asie. Un bémol toutefois : si vous n'aurez aucun mal à déguster un menu haut de gamme, le service risque par contre de vous décevoir.
Au Jardin Les Amis, dans le jardin botanique, se classe en tête de la scène gastronomique singapourienne sur le plan de la cuisine, du service et du décor. Club St abrite plusieurs restaurants européens d'excellente tenue, notamment L'Angelus et Senso. Dans le quartier de Holland Village, l'Original Sin a élu domicile dans Jalan Merah Saga. Pour des mets chinois raffinés, les Singapouriens se rendent généralement dans des restaurants renommés comme le Shang Palace ou le Royal China. Enfin, les expatriés nippons nostalgiques retrouvent les saveurs de leur terre natale au Cuppage Plaza.

Jardin botanique : une bouffée d'air pur

Paisible havre de verdure, le jardin botanique fait aisément oublier sa situation au cœur d'une métropole de 4,5 millions d'habitants, sauf le dimanche lorsque des familles entières partagent les allées avec ceux qui font leur footing ou promènent leur chien.
Bien ordonnés et méticuleusement entretenus, comme toute chose à Singapour, ses différents espaces paysagers se succèdent en douceur : lac des Cygnes d'une sérénité nonchalante, forêt tropicale humide à la végétation touffue, bonzaïs taillés avec soin et parterres d'orchidées. Le tout parsemé d'arbres imposants plantés du temps où la reine Victoria veillait sur l'Empire britannique.
Tout est prévu pour que les visiteurs puissent se restaurer sur place. Un vaste food court (espace de restauration) se tient juste à l'intérieur de Tanglin Gate et deux tables parmi les plus romantiques et les meilleures de Singapour, Au Jardin Les Amis et Halia, ont pour cadre le jardin lui-même.
Consultez le programme du jardin botanique sur son site Internet afin de profiter des visites en accès libre et des concerts classiques gratuits qui se déroulent régulièrement en plein air au Symphony Stage.

Raffles hotel : faste colonial

Tant pis pour le cliché. Avec sa majestueuse façade ivoire et son fameux portier sikh, ce palace colonial dégage bel et bien un charme irrésistible. Il renvoie aux souvenirs des écrivains Somerset Maugham et Joseph Conrad, à l'époque où Singapour n'était encore dans l'Empire britannique qu'un avant-poste marécageux aux mœurs dissolues.
Lorsqu'il fut créé en 1887 par les deux frères Sarki, d'origine arménienne, le Raffles Hotel se résumait à dix chambres aménagées dans de modestes bungalows. Dépendant aujourd'hui d'une chaîne internationale, il reçoit davantage de visiteurs que d'hôtes.
Venez plutôt le découvrir en fin de journée, quand la chaleur faiblit, que les touristes désertent le parc et que les projecteurs soulignent l'architecture grandiose du monument. Prévoyez du temps pour le Raffles Museum qui mérite qu'on lui consacre au moins une heure.
À l'heure de l'apéritif, préférez la pittoresque véranda du Bar & Billiard Room au trop célèbre Long Bar. Enfin, le Tiffin Room sert chaque soir un succulent buffet indien.

Musées : Singapour au passé

Singapour possède des musées parmi les plus beaux d'Asie du Sud-Est et en assez grand nombre pour occuper une semaine entière. Situés majoritairement dans le centre, les plus intéressants d'entre eux peuvent être visités à la suite.
Le musée des Civilisations asiatiques et le charmant Musée peranakan, consacré à la culture des Chinois des détroits, figurent en tête de liste. Le musée national de Singapour, installé dans un superbe bâtiment victorien et une annexe moderne, se révèle également formidable. Non loin, le musée des Beaux-Arts a bénéficié de rénovations récentes.
Plusieurs musées témoignent du traumatisme vécu par la ville durant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation japonaise. C'est le cas de Fort Siloso à Sentosa, du Battle Box dans le Fort Canning Park et du centre d'interprétation de Bukit Chandu dans le Kent Ridge Park, qui rend hommage à la résistance du Régiment malais. De même les tunnels secrets de Labrador Park, la Old Ford Factory où les Britanniques capitulèrent, l'émouvant musée de Changi et sa chapelle dédiés aux prisonniers de guerre alliés et le mémorial de guerre de Kranji. Plusieurs monuments commémoratifs se dressent aussi à travers l'île, dont un au Changi Beach Park, sur le site d'un massacre de civils chinois perpétré par l'armée nippone.

Sentosa : l'île artificielle

Incarnation du kitsch et de l'artifice, cette île entièrement dédiée aux divertissements ne cesse de se réinventer. Les mêmes plages brûlées par le soleil et recouvertes de sable importé bordent toujours une mer d'huile. Mais les attractions et les restaurants se sont considérablement diversifiés et améliorés depuis l'ouverture du vaste complexe Resorts World Sentosa, qui renferme notamment un casino et un parc à thème Universal Studios.
Un monorail au départ de Vivocity Mall achemine les visiteurs jusqu'à destination. Les fous de vitesse ne manqueront pas de dévaler la nouvelle piste du Sentosa Luge assis sur une luge à roulettes. Bien sûr, la descente pourrait être plus longue mais dans quel autre pays aurez-vous la chance d'achever votre course au bord d'une plage ?
Les adorateurs de l'astre solaire pourront lézarder sous l'ombre rare d'un palmier ou se livrer au farniente dans l'un des bars-restaurants inspirés d'Ibiza, comme le Café del Mar ou le Coastes. Les plus dynamiques opteront plutôt pour le Wave House, doté de deux piscines à vagues. Si l'histoire vous intéresse, Images of Singapore et le musée de la guerre du Fort Siloso font revivre avec succès le passé de la ville.
À la tombée de la nuit, les bimbos émigrent de la plage vers les bars pour exhiber leurs tatouages et leur peau bronzée, tandis qu'un public plus familial assiste au son et lumière Songs of the Sea.
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East Coast park : vélo et sports nautiques

Ce parc de près de 11 km en partie gagné sur la mer fait partie des lieux d'évasion urbains les plus appréciables de Singapour. Tout en longueur, il a été joliment conçu de manière à alterner les paysages et à ne pas subir les désagréments liés à la présence de la route qui le borde (l'East Coast Parkway).
Vélo et roller (en location dans les nombreux kiosques), wakeboard et ski nautique avec le Ski 360°, planche à voile ou bateau : les activités sportives ne manquent pas.
En semaine, on peut passer agréablement le temps en parcourant le parc à vélo sur toute sa longueur jusqu'à l'extrémité est, là où les avions vrombissent dans le ciel à l'approche de l'aéroport de Changi, et contempler les innombrables navires qui mouillent au large. Le week-end, la foule rend cette promenade impossible.
L'endroit comprend inévitablement (nous sommes à Singapour !) moult établissements où manger et prendre un verre, du très populaire No Signboard Seafood au petit restaurant indien Mango Tree, sans oublier les stands en plein air de l'East Coast Lagoon Food Village.

Bukit Timah et MacRitchie : la dernière jungle de Singapour

Si le jardin botanique montre une végétation disciplinée, les réserves suivantes constituent de rares exemples de nature sauvage en ville.
Au point culminant de l'île (163 m), la réserve naturelle de Bukit Timah est, avec celle de Rio de Janeiro, la seule parcelle de forêt tropicale primaire subsistant en milieu urbain. Pourvue d'une voie goudronnée, elle comporte aussi des sentiers qui s'enfoncent profondément dans la jungle. Les espèces botaniques y dépasseraient en variétés celles de toute l'Amérique du Nord.
La retenue d'eau du MacRitchie (MacRitchie Reservoir) s'inscrit au cœur de la réserve de Central Catchment (reliée à celle de Bukit Timah), sillonnée par des dizaines de kilomètres de sentiers. Les marcheurs peuvent croiser des macaques et des varans, parfois même un python ou un lémurien volant, et traverser un pont suspendu dans la canopée à 250 m au-dessus du sol.

 

Mis à jour le : 8 avril 2014

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