Bali et Lombok : Santé

Vaccins et soins médicaux à Bali et Lombok

En cas de blessure légère ou de problème de santé sans gravité, vous n’aurez pas de mal à trouver un traitement à Bali ou, dans une moindre mesure, à Lombok.
En cas de problème grave, il vous faudra quitter les îles. Les voyageurs ont tendance à s’inquiéter des maladies infectieuses contractées dans les pays tropicaux, mais il est rare qu’une infection provoque des maladies graves. Les problèmes les plus sérieux sont généralement liés à des soucis médicaux préexistants comme des maladies cardiaques, et à des blessures accidentelles (notamment les accidents de la route). Il est assez courant d’être malade à un moment ou à un autre ; vous pouvez souffrir d’affections comme la gastroentérite, d’une insolation et d’autres maux classiques en voyage. Certaines précautions sont à suivre à Bali et à Lombok, notamment celles relatives à la rage, aux piqûres de moustiques et au soleil tropical. Les conseils suivants ne sont qu’indicatifs et ne peuvent en aucun cas remplacer l’avis d’un médecin.

Vaccins

Plus vous vous éloignez des circuits classiques, plus il faut prendre vos précautions. Faites inscrire vos vaccinations dans un carnet international de vaccination que vous pourrez vous procurer auprès de votre médecin ou d’un centre. Le ministère des Affaires étrangères effectue une veille sanitaire et met régulièrement en ligne des recommandations concernant les vaccinations.
Planifiez vos vaccinations à l’avance (au moins six semaines avant le départ), car certaines demandent des rappels ou sont incompatibles entre elles. Les vaccins ont des durées d’efficacité très variables ; certains sont contre-indiqués pour les femmes enceintes. Voici les coordonnées de quelques centres de vaccination :

  • Institut Pasteur (0 890 71 08 11 ; 211 rue de Vaugirard, 75015 Paris)
  • Air France, centre de vaccination (01 43 17 22 00 ; 148 rue de l’Université, 75007 Paris)
  • Centre de vaccinations (04 72 76 88 66 ; 7 rue Jean-Marie-Chavant, 69007 Lyon)
  • Hôpital Félix-Houphouët-Boigny (04 91 96 89 11 ; 416 chemin de la Madrague-Ville, 13015 Marseille)

Vous pouvez obtenir la liste complète de ces centres en France en vous connectant sur le site Internet www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs.
Pour les séjours en Asie du Sud-Est, l’OMS préconise les vaccins suivants : Hépatite A. Protège presque à 100% pendant un an ; un rappel au bout de 12 mois immunise pour une vingtaine d’années au moins. Effets secondaires : maux de tête et douleurs au bras dans 5 à 10% des cas.

  • Hépatite B. Trois injections en l’espace de 6  mois ou formule plus rapide combinant hépatites A et B. Effets secondaires légers et rares : maux de tête et douleurs au bras. Protection à vie dans 95% des cas.
  • Rougeole, oreillons et rubéole. Deux doses sont nécessaires si vous n’avez jamais contracté ces maladies. Certaines personnes développent parfois des rougeurs et des symptômes ressemblant à la grippe une semaine après la vaccination. Les jeunes adultes ont souvent besoin d’un rappel.
  • Typhoïde. Recommandé pour les séjours de plus d’une semaine et en dehors des zones urbaines développées. Administré en une seule injection, le vaccin protège à 70% pendant deux à trois ans. On peut aussi prendre des cachets, mais ils causent davantage d’effets secondaires, tels que douleurs au bras et fièvre.

Les vaccinations ci-après sont conseillées pour les voyageurs qui séjournent plus d’un mois dans la région et les personnes à risque :

  • Méningite. Une seule injection. Il existe deux types de vaccination : le vaccin quadrivalent protège pendant deux à trois ans, celui contre la méningite C pendant une dizaine d’années. Recommandé aux moins de 25 ans qui entreprennent un voyage sac au dos de longue durée.
  • Rage. Trois injections plus un rappel au bout d’un an immunisent pendant dix ans. Rares effets secondaires : maux de tête et douleurs au bras.

Disponibilité et coût des soins à Bali

Dans le sud de Bali et à Ubud, des cliniques locales reçoivent les touristes, et n’importe quel hôtel peut vous mettre en relation avec un médecin parlant au moins l’anglais.

Cliniques privées internationales

En cas d’affections graves, les étrangers sont mieux reçus dans les cliniques privées qui soignent les touristes et les expatriés. Pour les deux établissements suivants, vérifiez que vous êtes couvert par l’assurance. Si l’on considère que vous êtes dans un état grave, vous pourrez être évacué par voie aérienne jusqu’à un hôpital de Jakarta ou de Singapour. Sachez que ces vols sanitaires peuvent coûter plus de 10 000 $US.

  • BIMC (0361-761263  ; JI Ngurah Rai 100X, Kuta ; h24h/24).
  • Sur la bretelle de contournement juste à l’est de Kuta, près de la Bali Galleria. Cette clinique moderne est tenue par des Australiens qui effectuent des examens, des visites à l’hôtel et peuvent organiser une évacuation sanitaire. Une consultation avec un généraliste coûte 100 $US ou plus.
  • International SOS Medical Clinic (0361-710505 ; JI Ngurah Rai 505X, Kuta ; h24h/24). Près de BIMC, cet établissement offre des services similaires.

Hôpitaux

Deux établissements à Denpasar offrent de bons soins, et sont moins chers que les cliniques privées internationales. BaliMed Hospital (0361-484 748 ; Jl Mahendradatta 57, Denpasar). À Denpasar, du côté de Kerobokan, cet hôpital privé propose une variété de soins médicaux.
Une consultation de base coûte 200 000 Rp.
Rumah Sakit Umum Propinsi Sanglah (Sanglah Hospital ; 0361-227 911 ; Sanglah ; h24h/24). Le centre hospitalier de la ville possède un service d’urgences et son personnel parle anglais. Meilleur hôpital de l’île, il abrite un service spécial pour les étrangers assurés, le Paviliun Amerta Wing International (0361- 257 499).

Dans les zones éloignées

Dans les zones isolées, les installations sont rudimentaires : en général, il y a un petit hôpital public, un cabinet médical ou puskesmas (centre de soins communautaire). Dans les cliniques et les hôpitaux publics, les repas, le nécessaire de toilette et la blanchisserie sont fournis par la famille du patient. Le meilleur hôpital de Lombok se trouve à Mataram, et il y en a de plus basiques à Praya et à Selong.

Chambre de décompression

Sanur possède une chambre de décompression, proche en bateau rapide de Nusa Lembongan. S’y rendre du nord de Bali peut prendre entre trois et quatre heures.

Pharmacies

À Bali, les pharmacies s’avèrent généralement fiables. La chaîne Kimia Farma (0361-916 6509), de confiance, compte des succursales (vous trouverez les adresses de plusieurs d’entre elles dans les différents chapitres de ce guide). La chaîne singapourienne Guardian est implantée dans les zones touristiques. À Lombok, davantage de précautions s’imposent, car les médicaments faux, mal stockés ou périmés sont courants. Les hôtels internationaux fournissent l’adresse de bonnes pharmacies.

Précautions élémentaires

Eau et nourriture

Faire attention à ce que l’on mange et à ce que l’on boit est la première des précautions à prendre. Les troubles gastriques et intestinaux sont fréquents, même si la plupart du temps ils restent sans gravité. Ne soyez cependant pas paranoïaque et ne vous privez pas de goûter la cuisine locale, cela fait partie du voyage. N’hésitez pas également à vous laver les mains fréquemment.
 

Se protéger des moustiques

Hormis les traitements préventifs, la protection contre les piqûres de moustique est le premier moyen d’éviter d’être contaminé par le paludisme. Le soir, dès le coucher du soleil, couvrez vos bras et surtout vos chevilles, mettez de la crème antimoustique. Ils sont parfois attirés par le parfum ou l’après-rasage. 
En dehors du port de vêtements longs, l’utilisation d’insecticides ou de répulsifs à base de DEET (de type Cinq sur Cinq) sur les parties découvertes du corps est à recommander.
En vente en pharmacie, les moustiquaires constituent en outre une protection efficace, à condition qu’elles soient imprégnées d’insecticide. De plus, ces moustiquaires sont radicales contre tout insecte à sang froid (puces, punaises, etc.) et permettent d’éloigner serpents et scorpions. Notez enfin que, d’une manière générale, le risque de contamination est plus élevé en zone rurale et pendant la saison des pluies.

Mis à jour le : 6 juin 2018

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