Cancún, Cozumel, Yucatán : Culture

Cuisine

Dans la péninsule du Yucatán, vous trouverez toute une variété d’antojitos typiques, confectionnés à base de maïs. Le mot “antojito” peut se traduire par “petit caprice” ou “envie soudaine”, mais comme tous les Mexicains vous le diront, ce n’est pas un simple en-cas. Les antojitos peuvent composer un repas entier ou faire office de hors-d’œuvre. Le panucho est un antojito yucateco classique ; il s’agit d’une tortilla finement découpée et légèrement frite, garnie de viande, de chiffonnade de poulet ou de cazón (aiguillat). En maya, kots’ désigne de petits tacos farcis, comme les codzitos au porc haché. Quant aux papadzules, ce sont des tortillas garnies d’œuf dur et nappées de sauce aux graines de potiron et d’un peu d’huile provenant de ces mêmes graines.
Certains plats yucatecos portent le nom des villes où ils ont été inventés. Motul est le berceau des huevos motuleños, des œufs au plats et des haricots sur une tortilla surmontée de sauce tomate, de fromage, de jambon et de petits pois. La longaniza de Valladolid est une saucisse de chorizo qui a été fumée pendant plus de 12 heures, tandis que le pollo ticuleño (poulet frotté au recado rojo, une marinade rouge) est originaire de Ticul.

La passion des sports

Comme ailleurs au Mexique, le fútbol règne en maître dans les cours de récréation et sur les terrains de sport de la péninsule. Les supporters sont habituellement scotchés devant leurs écrans pour suivre les rencontres des deux équipes professionnelles de la région : les Atlante de Cancún et les Jaguares de Chiapas. La saison se divise en deux grands tournois : le Torneo de Apertura (août-décembre) et le Torneo de Clausura (janvier-mai). Les matchs sont disputés le week-end ; vous trouverez des détails dans les quotidiens.
Le béisbol (baseball) est un sport populaire au Mexique et il est traditionnellement pratiqué le dimanche après-midi dans les campagnes. Le niveau professionnel plutôt élevé correspond au Triple A dans la ligue américaine. La saison de la ligue mexicaine se déroule de mars à août et compte parmi ses équipes emblématiques les Piratas de Campeche, les Olmecas de Tabasco, les Leones de Yucatán et les Tigres de Quintana Roo, qui ont remporté le championnat national en 2013.
Les Yucatecos sont aussi passionnés de charreadas (rodéos). Ceux-ci ont généralement lieu dans le cadre de ferias dans toute la péninsule.

Religion hybride

Parmi les populations indiennes de la région, les anciennes croyances mayas se mêlent presque sans anicroche à la tradition chrétienne – les valeurs et les rites des deux religions sont étonnamment proches à certains égards. Les Mayas d’aujourd’hui se considèrent comme catholiques, mais ils pratiquent un culte à mi-chemin entre le chamanisme, l’animisme et les rites chrétiens. Les pratiques ancestrales sont si ancrées qu’il n’est pas rare qu’un Maya cherche à guérir de sa maladie en recourant à l’aide d’un chaman plutôt que d’un docteur en médecine. L’usage de remèdes traditionnels liés aux coutumes animistes est largement répandu dans les régions mayas.
Mestizos et criollos (“Créoles”, personnes nées en Amérique Latine de parents d’origine espagnole) sont plus enclins à suivre la doctrine catholique stricte, bien que ,dans cette région comme partout en Amérique du Sud, cette religion perde rapidement du terrain au profit des sectes évangélistes. On compte aujourd’hui 80% de catholiques romains parmi les Yucatecos tandis que 11% d’entre eux se disent protestants ou évangélistes.

La civilisation maya classique

Outre les sublimes monuments architecturaux qu’elle nous a légués, la civilisation maya est empreinte d’une vision du monde qui demeure mystérieuse et continue de nous intriguer. Témoignage de ce passé extraordinaire, la culture et la connaissance maya sont, aujourd’hui encore, bien ancrées dans la péninsule.
Pour les Mayas, la terre, les cieux et le mystérieux “monde invisible” ou monde souterrain, nommé Xibalbá (shi-bahl-bah), formaient une seule structure unifiée qui fonctionnait selon les lois de l’astrologie et le culte des ancêtres. Un arbre immense, le ceiba vert, était considéré comme sacré car il symbolisait le Wakah-Chan (Yaxché, ou Arbre-Monde), qui reliait entre elles les 13 strates du ciel, la surface de la terre et les 9 strates du monde souterrain.
Dans la cosmogonie maya, chaque point cardinal possède une signification religieuse particulière. L’Est est le plus important, puisque c’est là que le soleil renaît chaque jour ; il est associé à la couleur rouge. L’Ouest est noir, car c’est là que le soleil disparaît. Le Nord est blanc et c’est de là que viennent les pluies abondantes qui commencent en mai. Enfin, le Sud est jaune, car c’est le point cardinal le plus ensoleillé.
Les cérémonies mayas se déroulaient dans des lieux naturels sacrés ou dans des équivalents artificiels. Montagnes, grottes, lacs, cénotes, rivières et champs étaient sacralisés. Les pyramides et les temples étaient considérés comme des montagnes stylisées, parfois dotées de chambres secrètes, à l’image des cavités d’une montagne. Une grotte était la bouche de la créature symbolisant Xibalbá, et y pénétrer signifiait pénétrer l’esprit du monde secret. C’est pourquoi les embrasures des portes de certains temples mayas sont ornées d’immenses masques : franchir la porte de cette “grotte” équivaut à s’engager dans la bouche de Xibalbá.

Mis à jour le : 25 février 2019
Vizeat

Articles récents

Guide de voyage Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir le Mexique

Paramètres des cookies